Ah ça fait plaisir ! Vraiment ! Les appeler, les relancer, envoyer des messages, et ne même pas avoir un bien reçu.
Essayez donc d’obtenir une interview d’un ministre marocain. Juste pour voir. C’est une expérience sociologique.
Un jour, son chargé de communication aura la grande gentillesse de vous dire qu’il est trop occupé.
Tellement occupé qu’il n’a pas 10 minutes pour répondre à un média marocain. Mais étrangement, le miracle se produit dès qu’une chaîne européenne appelle. Là, soudainement, l’agenda se libère. Caméra allumée, sourire impeccable, anglais ou français soigné, direction BFM TV, TF1 ou autre plateau parisien !
C’est fascinant, n’est-ce pas ?
Parce que le problème n’est pas le manque de temps, c’est le sens de la priorité. Quand un média marocain demande une interview, c’est compliqué. Quand un média européen appelle, c’est prestigieux. On traverse les fuseaux horaires et on installe même un éclairage.
C’est un vieux réflexe. Certains appellent ça le complexe du colon. Mais étant donné que les Marocains ne l’ont quasiment plus, appelons plutôt ça le complexe de ministre ! Cette petite conviction que la validation doit venir d’ailleurs. Que parler à Paris, c’est plus noble que parler à Casa. Que l’audience étrangère est forcément plus importante que celle du pays qui vous paye.
Imaginez maintenant la scène inverse : un ministre français refusant systématiquement TF1 ou France Inter, mais accourant dès que 2M ou Medi1 appelle. Absurde, non ?
Alors pourquoi l’inverse serait-il normal ?
Juste pour rappel, au cas où vous l’auriez oublié, chers ministres, vous travaillez pour le peuple marocain, vous lui devez des comptes et de la transparence !
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Bravo Madame. Merci pour votre franchise. Nos ministres sont çomplexes entre le Marocain biberonne par l hypocrisie des partis politiques ou celui qui atterrit ministre mais par manque de conscience aiguë se laisse griser par son poste. Sinon heureusement que l on a un arbitre qui redistribué les cartes in fine.
Les ministres répondent aux questions des députés parlementaires représentants le peuple au sein du parlement.
Certe, le droit d’accès à l’information étant garanti par la Constitution.
Cependant, la communication est souvent encadrée ou déléguée pour éviter la confrontation directe.
Parfois, des consignes de discrétion peuvent être données.
Toutefois, un ministre reste ouvert aux invitations médiatiques pour des débats pertinents à son portefeuille ministre.