97siègesPAM
+10 sièges par rapport à 2021, où la formation en comptait 87.
Le 23 septembre 2026, les Marocains ont élu les 395 membres de la Chambre des représentants. Le PAM est arrivé en tête, devant le RNI et l'Istiqlal, dans un scrutin marqué par une participation de 38,08 %. Fatima Ezzahra El Mansouri, première femme nommée cheffe du gouvernement, a réuni le 12 octobre une majorité de quatre partis, puis formé le 16 octobre un gouvernement de 32 membres. Qui a gagné, qui a reculé, comment s'est formée la coalition et quelles étapes restent avant le vote de confiance ? Ce dossier réunit les résultats, les clés de lecture du scrutin et l'ensemble des données rassemblées pendant la campagne.
Mis à jour le
16 octobre : le Roi a nommé les 32 membres dugouvernement El Mansouri.
Les élections législatives permettent d'élire les 395 membres de la Chambre des représentants pour un mandat de cinq ans. Le scrutin s'est tenu le mercredi 23 septembre 2026. La Chambre compte 395 sièges : 305 élus dans les circonscriptions locales et 90 dans les circonscriptions régionales.
Les listes électorales ont été révisées avant le scrutin. Le corps électoral définitif, arrêté au 10 juillet 2026, compte 15.801.162 inscrits.
Les candidatures sont déposées via la nouvelle plateforme électronique dédiée, puis selon les modalités administratives prévues par le décret électoral.
La campagne officielle débute le 10 septembre à 13h et prend fin le 22 septembre à minuit.
Les bureaux de vote sont ouverts de 8h à 19h.
Les commissions de recensement préfectorales et régionales, présidées par des magistrats, ont clos leurs travaux et déposé leurs procès-verbaux auprès de la Cour constitutionnelle. Le ministère de l'Intérieur a proclamé des résultats définitifs identiques aux résultats provisoires. Les candidats disposent de huit jours pour consulter les procès-verbaux ; seule la Cour constitutionnelle peut désormais invalider une élection.
Le Roi a nommé Fatima Ezzahra El Mansouri, coordinatrice de la direction collégiale du PAM, cheffe du gouvernement, et l'a chargée de former le nouvel exécutif (article 47). Première femme à occuper cette fonction au Maroc. En 2021, la nomination était intervenue deux jours après le vote.
Le roi Mohammed VI a présidé l'ouverture de la session d'automne du Parlement, le deuxième vendredi d'octobre (article 65), sans attendre que le gouvernement soit formé : les deux échéances ne sont pas liées.
Au terme de deux cycles de consultations, le PAM, l'Istiqlal, l'USFP et le PPS ont annoncé le 12 octobre, par un communiqué commun, la formation de la nouvelle majorité. Elle compte 207 sièges sur 395, soit 9 de plus que la majorité absolue. Le RNI, premier parti de la législature sortante, n'en fait pas partie.
Le 13 octobre, la Chambre des représentants a élu Ahmed Touizi (PAM) à sa présidence par 220 voix contre 59 à Driss El Azami El Idrissi (PJD), sur 279 suffrages valides. Il succède à Rachid Talbi Alami. La présidence est renouvelée en troisième année de législature (article 62 de la Constitution).
Depuis l'accord du 12 octobre, les quatre partis de la majorité (PAM, Istiqlal, USFP, PPS) proposent les noms de leurs ministrables et préparent le programme gouvernemental « dans les plus brefs délais ». Ni la répartition des portefeuilles ni la date d'annonce du gouvernement n'ont été communiquées. Le 14 octobre, le Roi a reçu Mme El Mansouri au Palais royal de Rabat, qui lui a présenté l'état d'avancement des démarches engagées. Pour mémoire, en 2021, 27 jours séparaient la nomination du chef du gouvernement (10 septembre) de celle du gouvernement (7 octobre).
Le Roi a présidé au Palais royal de Rabat la cérémonie de nomination des membres du gouvernement, qui ont prêté serment devant le Souverain (article 47). Le gouvernement El Mansouri compte 32 membres : la cheffe du gouvernement, 19 ministres, le secrétaire général du gouvernement et 11 ministres délégués. Le gouvernement compte 6 femmes ministres, en plus de la cheffe du gouvernement.
La cheffe du gouvernement présente son programme devant les deux chambres du Parlement réunies (article 88). Il est ensuite débattu devant chacune des deux chambres.
Au terme du débat, la Chambre des représentants se prononce sur le programme. Le gouvernement n'est investi que s'il obtient la confiance de la majorité absolue de ses membres, soit 198 voix sur 395 (article 88). La date du vote n'est pas annoncée.
Premier test budgétaire du nouveau gouvernement. Le projet de loi de finances pour 2027 devait être déposé au Parlement au plus tard le 20 octobre, mais Médias24 anticipe que ce délai sera probablement dépassé de quatre à cinq jours : le gouvernement doit d'abord faire approuver son programme.
38,08 %
Participation au scrutin du 23 septembre 2026, contre 50,35 % en 2021, soit un recul de 12,27 points.
395
La Chambre des représentants compte 395 sièges : 305 pourvus dans les circonscriptions locales et 90 dans les 12 circonscriptions régionales, réservées aux listes féminines.
90
Les 90 sièges régionaux sont pourvus par des listes exclusivement féminines. Sans ce mécanisme, deux formations — le FFD et les Néo-Démocrates — n'auraient aucun élu à la Chambre.
15.801.162
Corps électoral arrêté au 10 juillet 2026 : 54 % d'hommes et 46 % de femmes, 55 % en milieu rural (source : ministère de l'Intérieur).
29 %
Près d'un inscrit sur trois a 60 ans ou plus, contre 4 % seulement pour les 18-24 ans : le corps électoral est nettement plus âgé que la population.
7.288
Dont 5.505 dans les circonscriptions locales et 1.783 candidates dans les circonscriptions régionales, réservées aux femmes (source : ministère de l'Intérieur).
15,91 %
Sur l'ensemble des candidatures déposées. Le taux de 36,5 % souvent cité rapporte les candidatures féminines aux seules listes où elles concourent, listes régionales comprises : les deux mesures sont exactes mais ne comptent pas la même chose.
50,4 %
Un candidat sur deux déclare un niveau d'études supérieur, 38,1 % un niveau secondaire et 1,1 % aucun diplôme.
1.850
1.615 listes locales et 235 listes régionales, soit plus de 18 candidatures en moyenne par siège à pourvoir.
3.006
3.006 observateurs ont été accrédités pour suivre le déroulement du scrutin du 23 septembre 2026.
Le PAM arrive en tête avec 97 sièges sur 395, loin du seuil de 198 nécessaire pour gouverner seul. 14 formations entrent à la Chambre des représentants, élue pour cinq ans.
Cliquez sur plusieurs partis pour les cumuler et voir le total de leurs sièges.
Résultats définitifs proclamés par le ministère de l’Intérieur. Législatives du 23 septembre 2026.
Évolution du nombre de sièges par rapport aux législatives du 8 septembre 2021.
| Rang | Parti | Sièges 2026 | Sièges 2021 | Évolution | Part de la Chambre |
|---|---|---|---|---|---|
| 1er | PAMParti authenticité et modernité | 97 | 87 | +10 | 24,6 % |
| 2e | RNIRassemblement national des indépendants | 66 | 102 | -36 | 16,7 % |
| 3e | IstiqlalParti de l'Istiqlal | 65 | 81 | -16 | 16,5 % |
| 4e | PJDParti de la justice et du développement | 54 | 13 | +41 | 13,7 % |
| 5e | MPMouvement populaire | 29 | 28 | +1 | 7,3 % |
| 6e | USFPUnion socialiste des forces populaires | 26 | 34 | -8 | 6,6 % |
| 7e | PPSParti du progrès et du socialisme | 19 | 22 | -3 | 4,8 % |
| 8e | UCUnion constitutionnelle | 17 | 18 | -1 | 4,3 % |
| 9eex æq. | Alliance de la gaucheAlliance de la gauche démocratique | 8 | 2 | +6 | 2,0 % |
| 9eex æq. | MDSMouvement démocratique et social | 8 | 5 | +3 | 2,0 % |
| 11eex æq. | FFDFront des forces démocratiques | 2 | 3 | -1 | 0,5 % |
| 11eex æq. | PEParti de l'Équité | 2 | — | Nouveau | 0,5 % |
| 13eex æq. | Néo-DémocratesParti des Néo-Démocrates | 1 | — | Nouveau | 0,3 % |
| 13eex æq. | PUDParti de l'Unité et de la Démocratie | 1 | — | Nouveau | 0,3 % |
Participation : 38,08 %, contre 50,35 % en 2021 (-12,27 points). Résultats définitifs proclamés par le ministère de l'Intérieur le 26 septembre 2026, au terme des travaux des commissions de recensement préfectorales et régionales. Ils sont identiques aux résultats provisoires annoncés au lendemain du scrutin.
14 partis obtiennent au moins un siège.
97sièges+10 sièges par rapport à 2021, où la formation en comptait 87.
66sièges-36 sièges par rapport à 2021, où la formation en comptait 102.
65sièges-16 sièges par rapport à 2021, où la formation en comptait 81.
54sièges+41 sièges par rapport à 2021, où la formation en comptait 13.
29sièges+1 sièges par rapport à 2021, où la formation en comptait 28.
26sièges-8 sièges par rapport à 2021, où la formation en comptait 34.
19sièges-3 sièges par rapport à 2021, où la formation en comptait 22.
17sièges-1 sièges par rapport à 2021, où la formation en comptait 18.
8sièges+6 sièges par rapport à 2021, où la formation en comptait 2.
8sièges+3 sièges par rapport à 2021, où la formation en comptait 5.
2sièges-1 sièges par rapport à 2021, où la formation en comptait 3.
2siègesFormation non représentée dans la Chambre sortante.
1siègesFormation non représentée dans la Chambre sortante.
1siègesFormation non représentée dans la Chambre sortante.
Les 395 sièges de la Chambre se répartissent entre les 12 régions du Royaume : 305 dans les circonscriptions locales et 90 dans les circonscriptions régionales. Casablanca-Settat en compte le plus grand nombre, avec 69 sièges au total. Dakhla-Oued Ed-Dahab en compte 7. Cliquez pour voir qui a été élu dans chaque circonscription.
Cliquez sur une région pour zoomer et afficher ses circonscriptions, puis sur un point pour voir les élus de cette circonscription. La croix referme la fiche.
Nommé par le Roi le 16 octobre 2026, le gouvernement compte 32 membres, dont 6 femmes ministres et la cheffe du gouvernement, issus d'une majorité de 4 partis. Les noms soulignés renvoient au portrait publié par la rédaction.
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Source : communiqué officiel de la cérémonie de nomination (MAP), 16 octobre 2026.
Les 395 membres de la Chambre des représentants : 305 élus dans les 92 circonscriptions locales et 90 dans les 12 circonscriptions régionales, réservées aux listes féminines. Cherchez par nom, parti ou circonscription, ou triez par colonne.
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Source : ministère de l'Intérieur, via Medias24. Une partie des graphies latines est transcrite depuis l'arabe et peut différer de l'usage de la personne.
Nommée le 29 septembre, Fatima Ezzahra El Mansouri est la première femme à diriger le gouvernement au Maroc. Aucune formation n'atteignant seule la majorité absolue de 198 sièges, elle a réuni le 12 octobre une coalition de quatre partis : le PAM, l'Istiqlal, l'USFP et le PPS, qui totalisent 207 sièges. Le 16 octobre, le Roi a nommé les 32 membres de son gouvernement, qui compte 6 femmes ministres en plus d'elle. Elle doit présenter son programme au Parlement lundi 19 octobre, puis obtenir la confiance de la Chambre des représentants, à la majorité absolue de ses membres (article 88).
Tout Marocain, femme ou homme, âgé d'au moins 18 ans à la date du scrutin et inscrit sur les listes électorales générales peut voter. La loi prévoit également le vote par procuration pour les électeurs marocains résidant à l'étranger.
Non. Il n'y a pas de seuil de 6% pour participer à la répartition des sièges dans le système actuel. Le calcul repose sur un quotient électoral calculé à partir du nombre d'électeurs inscrits dans la circonscription, puis sur la règle du plus fort reste.
305 députés sont élus dans les circonscriptions locales et 90 dans les circonscriptions régionales. Le scrutin est proportionnel de liste, avec attribution des sièges selon le quotient électoral et la règle du plus fort reste.
Le quotient électoral s'obtient en divisant le nombre d'électeurs inscrits dans la circonscription par le nombre de sièges à pourvoir. Chaque liste obtient d'abord autant de sièges que son total de voix contient de fois ce quotient ; les sièges restants sont ensuite attribués aux listes ayant les plus forts restes. Particularité du système marocain depuis 2021 : le calcul se fonde sur les électeurs inscrits, et non sur les suffrages exprimés. Le quotient est donc plus élevé, ce qui laisse davantage de sièges à répartir au plus fort reste et profite aux listes de taille moyenne.
Le vote porte simultanément sur la liste locale et la liste régionale. La loi prévoit que l'électeur indique son choix pour chacune des deux élections sur le bulletin unique.
Deux façons de vérifier votre inscription : sur le site listeselectorales.ma, en saisissant votre numéro de CNIE et votre date de naissance (ou votre nom patronymique en arabe) ; ou par SMS gratuit au 2727, en envoyant votre numéro de CNIE.
Trois options : envoyer un SMS gratuit au 2727 avec votre numéro de CNIE, pour recevoir votre numéro d'inscription et l'adresse de votre bureau de vote ; télécharger l'application MonBV, qui indique en plus l'itinéraire pour vous y rendre ; ou passer par le site listeselectorales.ma, en saisissant votre CNIE et votre date de naissance, puis en cliquant sur l'icône de géolocalisation. Une notification de l'autorité administrative locale doit aussi vous parvenir avec ces informations.
Oui. Les Marocains résidant à l'étranger et inscrits sur les listes électorales générales peuvent établir une procuration de vote, à condition de disposer d'une carte nationale d'identité électronique et d'une adresse électronique valide. Le mandataire désigné doit être inscrit sur la liste électorale d'une commune du Royaume et ne peut pas avoir déjà été désigné par un autre électeur résidant à l'étranger. Une fois la procuration confirmée en ligne sur listeselectorales.ma, elle est générée avec un identifiant unique et un code QR, téléchargeable en PDF ; il revient ensuite à l'électeur de la transmettre à son mandataire, par courrier électronique ou par voie postale, pour que celui-ci puisse voter en son nom.
Un programme électoral n'est pas un catalogue de promesses et ne devrait pas être jugé uniquement à l'aune de l'ambition de celles-ci. Il doit être soumis à l'examen de sa cohérence d'ensemble et de sa capacité à démontrer combien coûtent les différentes mesures proposées, comment elles seront financées, dans quels délais elles seront exécutées et sous quelles conditions leurs résultats pourront être obtenus. Une mesure peut être socialement attractive tout en demeurant financièrement insoutenable, administrativement irréalisable ou incompatible avec les autres engagements du même programme.
Cette grille vise ainsi à permettre aux électeurs de développer une grille d'analyse permettant de distinguer trois éléments souvent confondus : les engagements maîtrisables par un gouvernement, comme l'adoption d'une loi, la mobilisation d'un crédit budgétaire, la suppression d'une exonération ou la création d'un dispositif public ; les modalités de mise en œuvre, qui doivent préciser la montée en charge, les coûts annuels, les sources de financement et les responsabilités institutionnelles ; les retombées économiques attendues, telles que la croissance, la création d'emplois, l'investissement ou la baisse de l'endettement, qui dépendent aussi de facteurs extérieurs et ne peuvent donc être garanties.
L'objectif n'est pas de sanctionner l'ambition politique, mais d'évaluer sa crédibilité économique, budgétaire et opérationnelle. Plus un programme sépare clairement les décisions gouvernementales des résultats conditionnels, chiffre le coût additionnel de chaque engagement, identifie des ressources mobilisables sans double comptabilisation et prévoit un calendrier clair ainsi que des mécanismes de correction, plus il offre aux citoyens une base sérieuse de choix et de reddition des comptes.
Le tableau suivant présente les principales incohérences méthodologiques que les électeurs peuvent rechercher lorsqu'ils examinent un programme électoral. Elles ne se retrouvent pas nécessairement dans tous les programmes ni avec la même intensité, mais constituent autant de signaux d'alerte permettant d'en apprécier la solidité.
Le gouvernement maîtrise les dépenses, la législation et les dispositifs publics, mais pas directement la croissance, l'emploi, l'inflation ou l'investissement privé.
Conséquence : Des résultats conditionnels sont présentés comme des promesses garanties.
La croissance est parfois simultanément annoncée comme une promesse, attribuée au programme et utilisée pour financer celui-ci.
Conséquence : Le raisonnement devient circulaire : le programme est financé parce qu'il est supposé réussir.
Une croissance durablement élevée suppose déjà une amélioration de la productivité, des exportations, de l'investissement et de la conjoncture extérieure.
Conséquence : Le financement paraît équilibré uniquement grâce à des hypothèses favorables.
La nouvelle majorité hérite d'une loi de finances, de marchés, de recrutements et d'engagements préparés par la majorité sortante.
Conséquence : Elle ne peut réorienter immédiatement l'ensemble des dépenses et recettes, sauf loi de finances rectificative.
Les réformes doivent être légiférées, budgétées, organisées, contractualisées puis déployées.
Conséquence : Les dépenses, économies, recettes et résultats sont artificiellement anticipés.
Une infrastructure, une allocation, une réforme fiscale et une plateforme numérique n'obéissent pas au même calendrier.
Conséquence : Une moyenne annuelle masque la véritable trajectoire des décaissements.
Les dépenses sociales peuvent apparaître rapidement, alors que la formalisation, le recouvrement ou les économies administratives prennent davantage de temps.
Conséquence : Un équilibre cumulé sur cinq ans peut masquer des déficits importants au début du mandat.
L'adoption d'une loi ou l'annonce d'un programme ne signifie pas que le service est disponible ou généralisé.
Conséquence : Le calendrier surestime le taux réel d'exécution.
La valeur ajoutée agricole dépend fortement des précipitations et demeure très volatile.
Conséquence : Une bonne campagne peut être attribuée abusivement aux réformes, tandis qu'une sécheresse invalide toute la trajectoire.
Atteindre 5 % en fin de mandat n'équivaut pas à enregistrer 5 % en moyenne pendant cinq ans.
Conséquence : Le PIB cumulé et les recettes fiscales sont surestimés.
À une intensité de 20 000 à 25 000 emplois par point de croissance, 5 % produiraient environ 100 000 à 125 000 emplois par an.
Conséquence : L'écart avec les 200 000 emplois annuels promis reste largement inexpliqué.
Réorienter l'économie vers des activités intensives en travail exige du temps, des investissements et des compétences adaptées.
Conséquence : Les créations d'emplois sont comptabilisées avant la transformation effective de l'appareil productif.
Une hausse du SMIG supérieure aux gains de productivité réduit les embauches peu qualifiées, favorise l'automatisation ou l'informalité.
Conséquence : Les politiques salariales peuvent contredire les objectifs de création d'emplois.
Les créations nouvelles peuvent être partiellement annulées par les destructions d'emplois dans l'agriculture, les entreprises fragiles ou les secteurs en restructuration.
Conséquence : Le chiffre annoncé surestime l'amélioration réelle du marché du travail.
Une dépense engagée devient obligatoire, tandis que les recettes liées à la croissance restent aléatoires.
Conséquence : Une croissance inférieure aux prévisions se transforme directement en déficit.
Seule une fraction du PIB additionnel est captée sous forme d'impôts, de taxes et de cotisations.
Conséquence : Les « dividendes de la croissance » sont fortement surestimés.
Le budget doit aussi absorber l'évolution normale des salaires, retraites, dépenses sanitaires, scolarisation, investissements et intérêts de la dette.
Conséquence : Le financement laisse implicitement zéro dirham à la progression naturelle des dépenses publiques.
Formalisation, digitalisation, lutte contre la fraude, élargissement de l'assiette et croissance peuvent porter sur les mêmes flux.
Conséquence : Le même dirham potentiel est comptabilisé plusieurs fois.
Certaines exonérations soutiennent l'investissement, l'emploi ou des objectifs sociaux ; leur suppression modifie les comportements.
Conséquence : Le rendement brut annoncé peut être supérieur au gain budgétaire réellement obtenu.
Chaque dépense fiscale nécessite une évaluation, une modification législative et parfois des dispositions transitoires.
Conséquence : Les recettes sont enregistrées avant que la réforme soit juridiquement et économiquement effective.
Une dépense annuelle récurrente diffère d'un investissement ponctuel ou d'un coût étalé sur cinq ans.
Conséquence : Les programmes et leurs financements deviennent difficilement comparables.
Certaines dépenses, infrastructures ou embauches figurent déjà dans la programmation publique existante.
Conséquence : Une dépense ancienne peut être présentée comme nouvelle ou comptée une deuxième fois.
Recruter implique des locaux et des équipements ; créer une allocation exige de l'administration, du contrôle et des systèmes d'information.
Conséquence : La facture réelle dépasse le montant nominal de la mesure.
Une hausse salariale ou une nouvelle obligation sociale affecte les coûts, les marges, les prix, l'investissement et l'emploi.
Conséquence : La charge est déplacée vers les entreprises au lieu d'être supprimée.
Une hausse des revenus peut soutenir la consommation mais aussi les importations et l'inflation ; une aide peut être neutralisée par une hausse des produits qu'elle est censée soutenir.
Conséquence : L'addition des impacts individuels surestime l'effet global du programme.
L'impact dépend de la qualité des projets, des délais, du contenu en importations et de l'efficacité de l'administration.
Conséquence : Le multiplicateur budgétaire est implicitement considéré comme élevé et automatique.
Une société ou une agence supplémentaire ne supprime pas automatiquement les rentes, monopoles ou défaillances réglementaires.
Conséquence : Une nouvelle couche d'intermédiation publique peut remplacer l'ancienne sans réduire les prix.
Lancer simultanément des dizaines de lois, plateformes, établissements et programmes dépasse souvent les capacités humaines et institutionnelles disponibles.
Conséquence : Le calendrier peut être financièrement cohérent mais administrativement irréalisable.
La relance de la consommation et de l'investissement augmente généralement les importations avant de soutenir la production nationale ou les exportations.
Conséquence : La croissance peut creuser le déficit commercial et le besoin de financement extérieur.
Le ratio dette/PIB peut diminuer grâce au dénominateur alors que la dette en dirhams continue d'augmenter.
Conséquence : L'amélioration affichée ne traduit pas nécessairement un désendettement effectif.
Dette du Trésor, dette publique globale, dette garantie et engagements des entreprises publiques ne couvrent pas le même périmètre.
Conséquence : Les objectifs d'endettement deviennent ambigus et difficilement vérifiables.
Cette combinaison exige des recettes rapides, récurrentes et suffisamment supérieures à la croissance naturelle des dépenses.
Conséquence : Le déficit et la dette deviennent des résultats imposés au modèle plutôt que des soldes calculés.
Les coûts peuvent dépasser les prévisions et les recettes peuvent être inférieures aux estimations.
Conséquence : L'équilibre du programme disparaît dès qu'une hypothèse centrale n'est pas réalisée.
Un programme pluriannuel doit préciser les priorités protégées, les seuils d'alerte et les mesures pouvant être rephasées.
Conséquence : Tout choc conduit soit à l'endettement, soit à des arbitrages improvisés.
Une dépense peut être exécutée sans que le financement prévu ni le résultat attendu soient réalisés.
Conséquence : Il devient impossible de distinguer succès budgétaire, succès d'exécution et impact économique.
Pris isolément, ces incohérences peuvent sembler distinctes. Elles découlent néanmoins de cinq failles structurantes qui permettent d'évaluer rapidement la cohérence globale d'un programme électoral.
| Faille centrale | Question à poser |
|---|---|
| Confusion entre engagements et retombées | Le gouvernement contrôle-t-il directement cette variable ? |
| Absence de véritable phasage | Quand la mesure commence-t-elle, quand coûte-t-elle et quand produit-elle ses effets ? |
| Financement dépendant de la réussite future | La dépense reste-t-elle finançable si la croissance déçoit ? |
| Incohérence croissance–emploi–salaires | Les hypothèses de productivité, de coût du travail et d'intensité en emplois sont-elles compatibles ? |
| Équilibre budgétaire construit par résidu | Les trajectoires annuelles de recettes, dépenses, déficit et dette se referment-elles effectivement ? |
Six questions sur le fonctionnement du scrutin. Un outil pédagogique : les réponses sont expliquées au fur et à mesure.
14 questions pour savoir quel parti se rapproche le plus de vos idées. Économie, social, questions de société, souveraineté : positionnez-vous sur chaque affirmation.
Test indicatif, sans valeur scientifique, conservé après le scrutin à titre pédagogique. Les positions attribuées aux partis sont une synthèse rédactionnelle de leurs programmes et de leurs votes connus : elles n’ont pas été validées par les formations elles-mêmes et ne préjugent pas de leur action dans la nouvelle législature. Ce test ne constitue ni une recommandation, ni une prévision.



Les données rassemblées pendant la campagne : la Chambre sortante élue en 2021, les candidatures déposées et les formations en lice. Elles décrivent la situation telle qu'elle se présentait avant le vote du 23 septembre 2026.
Élue en septembre 2021, la 11e législature s'est achevée avec le scrutin du 23 septembre 2026. Sa majorité gouvernementale reposait sur le RNI, le PAM et l'Istiqlal, tandis que plusieurs formations siégeaient dans l'opposition ou dans une position de soutien critique.
Cliquez sur plusieurs partis pour les cumuler et voir le total de leurs sièges.
Répartition des 395 sièges issue des législatives du 8 septembre 2021.
Groupe constitutionnel, démocratique et social (23 membres).
750 candidatures recensées pendant la campagne, pour 92/92circonscriptions locales. Cherchez par nom ou par circonscription, ou triez par colonne.
Aucun résultat pour cette recherche.
102siègesLe Rassemblement national des indépendants est arrivé en tête des législatives de 2021 avec 102 sièges.
Listes déposées : 92/92 locales · 11/12 régionales
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87siègesLe Parti authenticité et modernité est arrivé deuxième en 2021 avec 87 sièges.
Listes déposées : 92/92 locales · 12/12 régionales
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81siègesLe Parti de l'Istiqlal a obtenu 81 sièges en 2021 et participe à la majorité gouvernementale.
Listes déposées : 92/92 locales · 12/12 régionales
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34siègesL'Union socialiste des forces populaires a obtenu 34 sièges en 2021.
Listes déposées : 90/92 locales · 11/12 régionales
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28siègesListes déposées : 86/92 locales · 12/12 régionales
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22siègesListes déposées : 92/92 locales · 12/12 régionales
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18siègesListes déposées : 73/92 locales · 12/12 régionales
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13siègesListes déposées : 92/92 locales · 12/12 régionales
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5siègesListes déposées : 68/92 locales · 10/12 régionales
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3siègesListes déposées : 68/92 locales · 8/12 régionales
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1siègesListes déposées : 85/92 locales · 11/12 régionales(déposées par l'alliance AFG/FGD + PSU)
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1siègesListes déposées : 85/92 locales · 11/12 régionales(déposées par l'alliance AFG/FGD + PSU)
Voir sa ficheLes nombres de sièges correspondent à la répartition issue des législatives de 2021, celle de la Chambre sortante. Les résultats du scrutin de 2026 figurent en haut de page.
Ces formations ne disposent d'aucun groupe à la Chambre des représentants depuis 2021, mais ont déposé des listes de candidats pour les législatives du 23 septembre 2026.

Listes déposées : 58/92 locales · 6/12 régionales
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Listes déposées : 56/92 locales · 9/12 régionales

Listes déposées : 55/92 locales · 10/12 régionales
Voir sa fiche
Listes déposées : 52/92 locales · 8/12 régionales

Listes déposées : 51/92 locales · 9/12 régionales
Voir sa fiche
Listes déposées : 50/92 locales · 6/12 régionales
Voir sa fiche
Listes déposées : 46/92 locales · 10/12 régionales

Listes déposées : 46/92 locales · 8/12 régionales
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Listes déposées : 40/92 locales · 8/12 régionales
Voir sa fiche
Listes déposées : 37/92 locales · 4/12 régionales

Listes déposées : 37/92 locales · 5/12 régionales

Listes déposées : 32/92 locales · 3/12 régionales

Listes déposées : 32/92 locales · 9/12 régionales
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Listes déposées : 31/92 locales · 9/12 régionales
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Listes déposées : 29/92 locales · 4/12 régionales
Voir sa fiche
Listes déposées : 29/92 locales · 4/12 régionales
Voir sa ficheSource : communiqué du ministère de l'Intérieur sur le dépôt des candidatures, daté du 10 septembre 2026.
2 listes locales, totalisant 5 candidats, ont été déposées sans étiquette politique.

Listes déposées : 1/92 locales · 0/12 régionales

Listes déposées : 1/92 locales · 0/12 régionales