L’Afrique n’a plus besoin de beaux discours. Elle a besoin de résultats brutaux, mesurables, et d’une gouvernance enfin à la hauteur de son potentiel humain.
L’Afrique du Sud arc-en-ciel reste un pays qui se raconte une belle histoire d’unité qu’il n’a jamais vraiment achevée. Mandela est mort en 2013, son pays se cherche encore.
En RDC, une nouvelle épidémie d’Ebola progresse sans vaccin homologué. Entre guerre et manque de financements, la riposte africaine reste sous tension.
23% en un an. C’est la chute de l’aide publique au développement versée à l’Afrique en 2025. Ce chiffre émane de l’OCDE. Il est froid, définitif mais personne n’a vraiment crié. Les capitales africaines ont pris note, ont publié des communiqués de bonne tenue, ont envoyé leurs délégués aux assemblées annuelles de la BAD à Brazzaville fin mai.