L’Afrique du Sud arc-en-ciel reste un pays qui se raconte une belle histoire d’unité qu’il n’a jamais vraiment achevée. Mandela est mort en 2013, son pays se cherche encore.
En RDC, une nouvelle épidémie d’Ebola progresse sans vaccin homologué. Entre guerre et manque de financements, la riposte africaine reste sous tension.
23% en un an. C’est la chute de l’aide publique au développement versée à l’Afrique en 2025. Ce chiffre émane de l’OCDE. Il est froid, définitif mais personne n’a vraiment crié. Les capitales africaines ont pris note, ont publié des communiqués de bonne tenue, ont envoyé leurs délégués aux assemblées annuelles de la BAD à Brazzaville fin mai.
Qui l’eut cru ? Le Maroc est devenu le pays le plus industrialisé d’Afrique ! Au début des années 2000, l’industrie marocaine ne pesait pas grand-chose.
Ils ont atterri à Lungi un mercredi matin. Neuf. On avait annoncé 25. Aucun des neuf n’est Sierra-Léonais. Sénégalais, Nigérians, Ghanéens, Guinéens… Expulsés des États-Unis. Posés à Freetown, parce que le gouvernement de ce pays d’Afrique de l’Ouest a signé un papier avec Washington en échange de quoi exactement ? On ne sait pas vraiment.
Le voilà qui déboule à Nairobi, mèche impeccable et lyrisme en bandoulière, bien décidé à nous faire avaler que l’histoire a définitivement tourné la page. Notre Joe Biden européen s’est mis en tête de conquérir l’Afrique anglophone, espérant sans doute que là-bas, on n’ait pas encore entendu parler de ses casseroles diplomatiques en zone francophone.
La nouvelle est arrivée un samedi matin. Kidal était tombée. Des photos, des vidéos, des combattants du FLA devant les bâtiments administratifs. Et 400 Russes de l’Africa Corps quittant la ville sous escorte rebelle vers Tessalit.
À Abidjan, ce jour-là, les rues se vident. Pas d’embouteillages sur le boulevard Latrille, pas de klaxons sur l’autoroute du nord, pas de marchandes installées devant les boutiques fermées. La ville, d’ordinaire inéluctablement bruyante, respire.