Depuis plusieurs années, nos clubs voient leurs meilleurs talents filer vers Al Ahly, le géant égyptien au palmarès impressionnant. Sur le papier, rejoindre un club aussi titré paraît être une consécration. Dans les faits, c’est souvent le début de la fin. Les exemples sont nombreux : ils arrivent comme des stars, repartent discrètement et, pour la plupart, finissent par rebondir dans un championnat du Golfe… ou revenir en Botola.
Prenons le cas de Walid Azaro. À son arrivée, il était l’un des plus gros transferts du continent, promis à marquer l’histoire du club. Trois ans plus tard, malgré quelques titres, il quitte Le Caire sans avoir laissé d’empreinte. Son nom disparaît vite des discussions, éclipsé par d’autres recrues. Badr Benoun, lui, a connu un sort similaire : après deux saisons, il rejoint un club qatari, et malgré un Mondial 2022 historique avec les Lions de l’Atlas, il perd sa place en sélection.
Les parcours récents ne sont guère plus encourageants. Reda Slim quitte l’AS FAR pour Al Ahly, ne dispute que quelques matchs, subit une blessure, et retourne à Rabat en prêt. Achraf Dari songerait déjà à un départ, tandis que Attiyat Allah explore d’autres pistes. Même Achraf Bencharki, censé incarner l’expérience, ne brille pas : s’il est encensé par une partie des supporters, c’est davantage en raison de son passage au Zamalek que pour ses performances actuelles.
La question est simple : pourquoi affaiblir nos clubs pour envoyer des joueurs chez un concurrent direct en Ligue des champions ? L’argument financier est réel, presque imparable à court terme. Mais sportivement, le Maroc y perd, et les joueurs eux-mêmes ne semblent pas y gagner sur le long terme.
Et si on inversait les rôles, Al Ahly laisserait-il filer l’une de ses stars vers un club marocain capable de le concurrencer ? Évidemment non. Il est alors temps pour nos clubs et nos dirigeants de repenser cette politique.
Le 18 juillet, veille de la finale du Mondial, Gianni Infantino, président de la FIFA, savoure son sommet. Le cycle 2023-2026 doit dépasser 15 milliards de dollars de recettes et plus de 200 fédérations lui…
Après avoir longuement parlé des collégiens, NEET, mères et pères de famille et d’autres catégories de nos concitoyens ayant tenté la traversée périlleuse vers Sebta ou Melilia, le Maroc est à nouveau en état d’alerte…
On parle, on parle, mais inconsciemment on décrit sa vie à travers ses mAUX. Il y a une phrase qui m’a glacée le sang. « On s’y est habitués ». Ces trois mots racontent mieux…
Il y a des images qui bouleversent davantage par les questions qu’elles soulèvent que par ce qu’elles montrent. Les scènes observées ces derniers jours à Bab Sebta en font partie. Des milliers de jeunes, mais…
Mardi 4 août, les 27 ministres de l’Intérieur de l’Union européenne ont passé plus de trois heures en visioconférence à tirer les leçons de la crise de Sebta. Résultat : une solidarité finalement unanime avec…
Il y a des jours où la nation ressemble à un vieux livre qu’on rouvre sans savoir si la page suivante apportera la lumière ou seulement une autre nuance de gris. On regarde les rues,…
Ahhhh Fhamator, cette espèce marocaine qui ne connaît pas le doute ! Et dire que nos grands-parents passaient des années à étudier un sujet avant d’oser en parler librement, et encore une autre année avant…
Il y a des signes qui ne trompent pas. À l’approche des élections, les déplacements se multiplient. Les inaugurations s’enchaînent. Les discours se rapprochent des préoccupations du quotidien. Les réseaux sociaux s’animent. Officiellement, la campagne…
Le mercredi 22 juillet, à Washington, les États-Unis et l’Arabie saoudite ont signé un accord de coopération nucléaire civile pour trente ans. Ce type de texte, appelé accord « 123 », permet aux entreprises américaines…