Chronique CADENCE
Sabrina El Faiz Publié le 18/09/26 à 10:57
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Rien ne changera si…

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Juste une petite question, vous allez voter ou pas ? Franchement ne me répondez pas, ça ne me regarde pas et ne regarde personne. Ah ben si, vous, ça vous regarde. La politique, ce n’est pas que pour les têtes d’affiche.

Parce que parfois, on parle des élections comme si elles concernaient uniquement les militants, les candidats, les partis et ceux qui passent leur temps à commenter la politique sur Facebook. Et puis, quelques mois plus tard, tout le monde se retrouve avec la même facture et découvre soudain que, tiens, la politique avait peut-être quelque chose à voir avec notre vie.

Les médicaments, par exemple. Leur prix, leur disponibilité, les règles qui encadrent leur commercialisation, ce qui est remboursé ou pas par l’AMO… Touuuut ça, ce ne sont pas des sujets qui flottent au-dessus de nos têtes. Ça nous concerne tous et ce sont des décisions publiques, des lois, des budgets, des arbitrages.

Alors quand, demain, une consultation coûte trop cher, qu’un médicament reste mal remboursé, qu’une maladie chronique laisse une famille sur la paille, on pourra évidemment poser la question : vous allez voter ou pas ? Parce que toutes ces politiques de santé ne sont pas décidées par magie.

Même chose pour l’école. Le nombre de classes, les conditions d’enseignement, la formation, l’école publique, le soutien aux familles, l’accès aux soins dans les établissements… Tout cela finit par être une question de choix publics et donc de choix politiques.

Vous trouvez que les transports sont insuffisants ? Que les trains sont trop chers ? Que les routes sont dans un état lamentable dans certaines villes ? Que votre quartier manque d’équipements ? Que les jeunes diplômés galèrent à trouver un emploi ? Que les salaires ne suivent plus le coût de la vie ? Que la retraite ne vous rassure pas ? Que le logement devient complètement hors de portée ?

Encore une fois, ce n’est pas le bulletin de vote qui va réparer une route un mercredi matin. Et ce n’est certainement pas parce qu’on vote que tout ce qu’un candidat promet va se réaliser. Mais les orientations économiques, les budgets publics et les lois qui encadrent tout cela ne tombent pas du ciel.

Même votre facture d’électricité, votre accès à l’eau, les aides sociales, la fiscalité, les conditions de travail, la protection des salariés, les retraites ou encore les politiques destinées aux personnes en situation de handicap peuvent être concernés, à des degrés différents, par les décisions prises par les institutions que nous élisons.

C’est peut-être ça qu’on oublie le plus, une élection ne se termine pas au moment où l’urne est fermée. Elle continue dans les années qui suivent et a un énorme impact sur notre vie de tous les jours… même sur le prix de vos aliments, réveillez-vous.

Et c’est là que le fameux « moi, la politique, ça ne m’intéresse pas » m’enflamme un peu. Parce qu’on peut parfaitement ne pas aimer les meetings, ne pas supporter les débats télévisés et avoir envie de jeter son téléphone par la fenêtre dès qu’un politicien commence une phrase par « dans le cadre de notre vision stratégique ». Mais difficile de dire que la politique ne nous concerne pas quand elle touche à notre salaire, à notre santé, à l’école de nos enfants, à notre retraite ou à ce qu’il reste à la fin du mois.

Le plus simple, finalement, c’est peut-être de regarder les choses à l’envers. Ne vous demandez pas seulement pour qui voter. Demandez-vous aussi : « Qu’est-ce qui me coûte cher aujourd’hui ? Qu’est-ce qui ne fonctionne pas ? Qu’est-ce que j’aimerais voir changer ? Et quel programme parle réellement de ces choses-là ? ».

Et si vraiment aucun programme ne vous parle, regardez celui qui vous fait le plus peur et allez voter ne serait-ce que pour faire barrage. Ne laissez pas votre voie à quelqu’un d’autre ! Car ce parti qui vous inquiète a peut-être une immense base de militants qui, elle, n’hésitera pas à prendre une heure de son temps. Donc, si nous ne sommes pas là pour contrebalancer… la politique de ce pays ne nous conviendra plus et on ne pourra s’en prendre qu’à nous-mêmes.

Le bulletin de vote, ce n’est pas non plus un chèque en blanc, mais c’est un choix, c’est le vôtre et vous avez le droit d’en avoir un ! Si vous pensez que personne ne vous écoute, là c’est l’occasion de faire entendre votre voix… et voie !
Et après, évidemment, il faudra continuer à regarder ce qui est fait, à poser des questions, à critiquer quand c’est nécessaire, à demander des comptes… Ça aussi c’est votre droit et votre devoir envers cette nation que nous voulons tous voir grandir.

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Un commentaire

  1. Si personne encore n’a compris que l’on a plus confiance en aucun d’entre eux au niveau politique à c’est instant, c’est pas la faute du citoyen, on veux plus entendre ou voir aucun ancien nom ou visage de ceux qui depuis cinquante ans nous enmene en bateau, j’ai 56 ans et rien n’a changé depuis.
    donc lorsque on va voir disparaitre les dinosaures et leurs famille de la scene politique on aurait la reflection que vous avez presenté.

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