Le basculement danse toujours sur un fil. Il arrive généralement lorsqu’on se dit que, cette fois-ci, on peut aller un peu plus loin. Quand on sent que quelque chose en nous est prêt à écraser pour avancer, sans forcément penser à ce que cela implique.
Ecraser pour avancer, en soi, chacun de nous le fait, consciemment ou inconsciemment. Mais, qu’adviendra-t-il de nous, si on cessait de se contenir ? Chacun porte en lui une part d’ombre. Une part efficace, froide, radicale, qui ne doute jamais, ni d’elle, ni de ses décisions. Et surtout, elle fonctionne ! Le danger n’est pas qu’elle existe, mais qu’on lui laisse prendre la main.
Quand cette part s’installe, tout semble plus simple. On va plus vite, on obtient des résultats, on gagne du terrain… mais on commence à perdre en nuances, en retenue, en limites. On s’éloigne progressivement de ce qui faisait équilibre. Et plus on avance ainsi, plus le retour devient incertain.
Le retour n’est jamais immédiat. Une fois la ligne franchie, revenir demande plus de force que d’avoir basculé. Il faut accepter de regarder ce que l’on a fait, ce que l’on a toléré, ce que l’on est devenu. Beaucoup préfèrent alors continuer, non par conviction, mais par peur de se confronter à eux-mêmes.
Ce combat-là se joue au quotidien, dans des choix discrets, dans la capacité à ne pas céder à la facilité d’être dur quand tout pousse à l’être. C’est un face-à-face entre soi et soi-même. Tenir ses principes n’est pas qu’une posture morale, c’est aussi une protection. Une manière de ne pas se perdre en chemin.
La vraie force n’est pas d’ignorer son côté obscur. Elle est de savoir qu’il existe, de le reconnaître, et de choisir, chaque jour, de ne pas lui donner les clefs.
Le 23 septembre à 13 heures, Maricarmen, 87 ans, quitte sur une civière l’appartement madrilène où elle vit depuis 70 ans et dont elle vient d’être expulsée. À mobilité réduite, elle est conduite directement à…
Le théâtre d’ombres où se complaît l’arène politique marocaine jette l’observateur dans un abîme de perplexité. Par-delà le clair-obscur des tractations – avec des leaders aux simagrées de loyauté – se profile un artifice. Ce…
On va commencer par rendre à César ce qui appartient à César. Oui, la Tunisie a été la première à avoir une femme cheffe de gouvernement dans le monde arabe. Najla Bouden, en 2021. Puis…
L’image a fait le tour. Lekjaa et Talbi Alami. Quelques semaines après une campagne marquée par les attaques, les accusations et des mots suffisamment durs pour donner l’impression que certaines fractures étaient devenues irréparables, les…
Le 14 septembre, à National Harbor, Troy Meink annonce que les États-Unis disposent d’« armes de contrôle spatial en orbite ». Il n’en détaille aucune mais il précise que sa formulation a été « très…
L’encre indélébile, mauve au début puis devenue marron quelques heures après le vote de mercredi, commence déjà à s’effacer des ongles des quelque six millions de Marocains (sur 15,8 millions d’inscrits) qui se sont déplacés…
Bon… et si c’était elle ? Fatima Zahra El Mansouri à la tête du gouvernement marocain. Ca fait encore bizarre à écrire, pas parce qu’une femme ne pourrait pas le faire, mais parce qu’en 70…
Les législatives du 23 septembre ont livré leurs premiers résultats. Le PAM arrive en tête avec 97 sièges, devant le RNI avec 66, l’Istiqlal avec 65 et le PJD avec 54. Derrière eux viennent le…
Hier, à New York, le Brésil a ouvert, comme depuis 1955, le débat général de l’Assemblée des Nations unies. Pour la dixième fois de sa carrière, Lula s’avance à la tribune et rappelle que l’Organisation…