Et ça continue… Depuis deux semaines, on assiste à une drôle de manie. Des journaux étrangers, souvent mal renseignés, parfois franchement mal intentionnés, s’autorisent des dissertations sur le Maroc et sur sa monarchie. Les articles pleuvent : approximations, clichés, jugements à l’emporte-pièce. Franchement, on se demande s’ils connaissent seulement notre pays, notre civilisation…
A chaque fois, l’indignation monte. Les partis politiques s’expriment, les médias nationaux répliquent, les citoyens dénoncent. Réaction logique, oui. Tout le monde s’accorde sur le fait qu’il faut « démontrer l’unité du rang national et la solidité du front interne et démonter l’argumentaire farfelu de nos éreinteurs ». Mais doit-on vraiment dépenser autant d’énergie pour répondre à ce genre d’article bâclé ?
Parce qu’au fond, le Maroc n’a pas besoin de se justifier. Ce pays existe, il tient debout, il avance. Et c’est bien ce qui gêne nos détracteurs. Ce qui les irrite, ce n’est pas un supposé “déficit” démocratique ou je ne sais quelle faiblesse. Non, ce qui les dérange, c’est que le Maroc reste stable, qu’il se renforce, qu’il refuse de vaciller.
Et là-dessus, il faut le dire clairement : beaucoup d’analystes étrangers tombent toujours dans le même piège. Ils appliquent leurs propres catégories, ils enfilent leurs propres lunettes, comme si notre monarchie pouvait être comparée à une présidence ou à un régime importé. Ils oublient – ou font semblant d’oublier – que chez nous, monarchie et nation sont indissociables.
Petit rappel, et non des moindres : en 789, Idriss Ier, descendant du Prophète, fonde la dynastie idrisside et la ville de Fès. Première capitale, premier État-Nation au Maroc. Ce n’est pas un détail de manuel d’histoire, c’est un acte fondateur. Depuis plus de douze siècles, le pays se construit sur cette légitimité-là. Voilà pourquoi la monarchie n’est pas un corps étranger, mais bien une institution organique, enracinée, qui a grandi avec la société marocaine. C’est bien là que réside la singularité du Royaume.
Évidemment, nous sommes conscients de nos faiblesses. Nous n’avons nullement besoin de journalistes étrangers pour nous les faire connaître. Nous les pointons du doigt chaque jour que Dieu fait. Les défis sont là : chômage, corruption, inégalités… Mais qui peut nier que, malgré ces obstacles, le Maroc garde le cap ? Que le pays avance, rénove ses institutions, s’impose sur la scène régionale et internationale ?
Ce que certains refusent de voir, c’est que le Maroc fait figure d’exception dans un environnement instable. Là où d’autres pays se sont effondrés, ici, l’État tient, s’adapte et continue d’évoluer. Et ça, oui, ça dérange.
Alors ces articles polémiques, faut-il s’en offusquer ? À vrai dire, non. Car la meilleure réponse n’est pas de s’énerver ni de chercher à convaincre ceux qui ne veulent pas comprendre. La meilleure réponse, c’est la sérénité. Un pays sûr de lui n’a pas besoin de crier sa force.
Le Maroc est fort de son passé, fort de ses institutions… Et ça, c’est quelque chose qu’aucun article mal ficelé ne pourra effacer.
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