Temps de lecture : 6 minutes


Nouvelle phase dans la lutte contre la corruption

Temps de lecture : 6 minutes

Catégorie Politique , Gros plan

Temps de lecture : 6 minutes

Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 30 novembre à Rabat, l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC) a présenté son rapport annuel 2020. Le président de l’INPPLC a souligné que son organisme s’engage dans une nouvelle phase de lutte contre la corruption, reposant sur le principe de l’État de droit. L’objectif de cette nouvelle phase est de créer une dynamique équilibrée au service d’un développement fort, inclusif et durable.

Temps de lecture : 6 minutes

Une conférence de presse a été consacrée ce mardi 30 novembre à la présentation du rapport annuel 2020 de l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC). Mohamed Bachir Rachdi, présent de l’INPPLC, a profité de cette occasion pour indiquer que son organisme s’engage dans une nouvelle phase de la lutte contre la corruption. Une phase qui selon lui, doit reposer sur le principe de l’État de droit et qui doit se conformer aux dispositions du Nouveau modèle de développement (NMD), notamment «la transparence et la gouvernance responsable» pour répondre aux attentes légitimes des citoyens.



Pour Bachir Rachdi, la publication de ce rapport intervient alors que le Royaume s’apprête à connaître des transformations profondes visant à assurer aux Marocains la dignité, l’accès équitable à leurs droits et la réponse à leur aspiration légitime à une vie prospère. Il a souligné que le NMD a appelé dans ce sens l’ensemble des institutions et acteurs du pays à appliquer ses recommandations en les déclinant en réformes et en politiques publiques audacieuses. Aussi, le président de l’INPPLC estime que la gouvernance responsable, la promotion des valeurs d’intégrité, la transparence et la lutte contre la corruption sont au coeur du Nouveau modèle de développement. Ils représentent, poursuit-il, des facteurs garantissant la crédibilité nécessaire à la consolidation de la confiance et à la mobilisation la plus large.




Lire aussi : Lutte contre la corruption au Maroc : un chantier qui avance




 



Poursuite des efforts de l’INPPLC



D’après Mohamed Bachir Rachdi, «consciente du rôle majeur qu’elle a à assurer au sein d’un arsenal institutionnel renforcé, pour un front anti-corruption, à même d’inscrire durablement le fléau de la corruption au Maroc dans une tendance fortement baissière, l’Instance a continué à anticiper sa situation cible, en poursuivant la consolidation de sa vision et la construction du référentiel et des fondements de son action future». En effet, l’INPPLC a réussi à rationaliser l’exploitation du facteur temps, des moyens et énergies disponibles afin de dépasser les difficultés et les contraintes imposées par sa situation transitoire.



D’ailleurs, la mise en place de la loi instituant l’INPPLC a permis à l’organisme d’effectuer ses missions et d’assumer ses responsabilités, tout en accompagnant le processus d’élaboration de la loi 46.19, jusqu’à son adoption lors de la session extraordinaire du Parlement du mois de mars 2021. «La ratification de cette loi ouvrirait l’horizon vers une mise en œuvre fluide et synergique dans le cadre de la complémentarité institutionnelle qu’exige une dimension des politiques publiques aussi stratégique et transverse que celle de la prévention, la lutte contre la corruption et la promotion des valeurs de probité et de responsabilité dans la gestion de la chose publique», avance Bachir Rachdi. Ce dernier a également précisé que ledit rapport concerne une période transitoire dans la vie de l’Instance, en raison du processus de concertation, de construction et d’élaboration du nouveau cadre légal qui régit ses missions et son action.




Lire aussi : Corruption : le projet de loi n°46.19 adopté par les représentants




 



Le détail des sections du rapport



La période transitoire de l’INPPLC, qui correspond à l’année 2020, a été marquée par les effets directs des dispositions exceptionnelles mises en place pour prévenir et endiguer la propagation de la pandémie de la Covid-19. Des mesures qui ont en conséquence affecté l’Instance en entravant la réalisation de plusieurs de ses travaux d’enquêtes et d’études de terrains. Ainsi, le rapport annuel 2020 de l’INPPLC, long de 170 pages, revient sur la stratégie de lutte contre la corruption de l’organisme, mais s’attarde aussi sur plusieurs autres volets.



Le document en question est divisé en quatre sections, dont la première porte sur le « Diagnostic et l’approfondissement de la connaissance objective du phénomène de la corruption« . Cette partie souligne l’évolution de ce fléau aux niveaux international, régional et national. La deuxième section intitulée « Suivi du processus législatif et son aboutissement par l’adoption et la publication de la loi 46.19 relative à l’Instance Nationale de la Probité, de la prévention et de la Lutte contre la Corruption« , comporte de son côté deux chapitres : l’accompagnement du travail parlementaire ; l’interaction avec les avis d’instances constitutionnelles.



S’agissant de la troisième section, elle est intitulée « Avis et recommandations, un axe principal pour opérationnaliser les missions de l’Instance en lien avec l’orientation stratégique, la supervision et la coordination des politiques publiques« . Elle comporte cinq chapitres qui portent sur le cadrage méthodologique des missions de l’Instance dans l’élaboration de ses recommandations ainsi que l’interaction et la réactivité avec les recommandations de l’Instance. La quatrième et dernière section du rapport a été consacrée aux « Activités fonctionnelles et promotions du développement et de la coopération« , et présente les activités de coopération nationale et internationale, ainsi que les activités de support.




Lire aussi : Lutte contre la corruption : nouvelles fonctions pour l’INPPLC




 



Enfin, il faut mentionner que le rapport annuel 2020 a également mis en avant des propositions, des pistes de recherche et d’analyse concernant des sujets de première importance. Et il a mis en garde contre la capacité du fléau de la corruption à s’adapter et à évoluer dans des contextes changeants, notamment ceux marqués par des mesures d’exception comme celles que le monde entier subit depuis près de deux ans à cause de la pandémie du nouveau coronavirus.


Le Maroc reconsidère son partenariat avec le Parlement européen

Le Maroc reconsidère son partenariat avec le Parlement européen

Le Parlement européen (PE) a vivement critiqué le Maroc. Ce dernier s’est arrogé le droit de juger la justice marocaine de manière flagrante, partiale et n’a accordé aucune considé…
Le Maroc reconsidère son partenariat avec le Parlement européen

Le Maroc rejette les critiques du Parlement européen

Une nouvelle fois, l'institution législative européenne adopte un texte très dur envers le Royaume. Les députés européens ont vivement critiqué la détérioration de la liberté de la…
Sahara, Maroc-UE… les dernières révélations de Aziz Akhannouch

Sahara, Maroc-UE… les dernières révélations de Aziz Akhannouch

Pour la première fois depuis la prise de sa fonction, le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, accorde une interview exclusive à un média étranger. Il s’agit du journal français L…
Le 11 janvier 1944 : un tournant de l’histoire du Maroc

Le 11 janvier 1944 : un tournant dans l’histoire du Maroc

Le 11 janvier est une date célébrée chaque année au Maroc. Elle constitue un tournant dans l’histoire du Royaume. Cette année 2023, on commémore le 79ᵉ anniversaire de la présentat…
Maroc-Israël : des perspectives prometteuses, selon Simon Skira

Maroc-Israël : des perspectives prometteuses, selon Simon Skira

LeBrief : Le mois de décembre dernier a vu la célébration des deux ans de reprise des relations entre le Maroc-Israël. Quel bilan faites-vous ? Simon Skira : Le Maroc et Israël ont…
Sahara : l’UE soutient fortement le Maroc

Sahara : l’UE soutient fortement le Maroc

Le Maroc a accueilli, le 5 janvier, le haut représentant de l’Union européenne (UE) pour les Affaires étrangères, Josep Borrell. Il s’agit de la première visite officielle du repré…
Sahara : l’UE soutient fortement le Maroc

Le Maroc et l’UE déterminés à renforcer leurs relations

Le Maroc, premier partenaire économique et commercial de l’Union européenne sur le continent africain, a été choisi par Josep Borrell pour son premier déplacement à l’étranger de l…

2022 : l’année des succès diplomatiques

Le Maroc a réalisé des succès majeurs en 2022 par rapport à la question du Sahara. 40% des États africains et cinq groupements régionaux ont désormais des consulats à Laâyoune et D…