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Réserves de change : tout est sous contrôle

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Catégorie Économie , Gros plan

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La pression sur les recettes de tourisme, les transferts des MRE, les IDE… a engendré pendant quelques semaines une rareté des devises dans le secteur bancaire. Cela a entraîné aussi une baisse du dirham par rapport à l’euro et au dollar. La situation s’améliore et les craintes que la crise entraîne une baisse importante des réserves de change se dissipent un peu. Les réserves de change couvrent actuellement plus de 5 mois d’importations. La LPL permettra d’ajouter 20 jours supplémentaires. Les emprunts à l’international peuvent encore renforcer la situation.

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Lundi 9 mars, le Maroc est passé à la deuxième phase de la réforme du régime de change en élargissant de la bande de fluctuation du dirham à +/- 5% contre +/- 2,5% précédemment. Cela veut dire que la valeur du dirham peut baisser ou augmenter par rapport au panier de cotation (60% euro – 40% dollar) dans la limite de 5%. Dans la foulée, le dirham a entamé une baisse face à l’euro et au dollar. Mais, la réforme du régime de change n’est pas à l’origine de cette dépréciation. Par contre la conjoncture internationale liée au coronavirus et ayant entraîné la fermeture des frontières y a joué un rôle significatif.



 



Absence de rentrées de devises



À cause de la pandémie, il n’y a plus de touristes dans le monde. Cela se traduit pour le Maroc par une chute des recettes de voyage. Il faut savoir que le tourisme est une source importante de rentrée de devises. La seconde source qui sera impactée : les transferts des MRE. La récession violente en Europe, surtout dans les principaux pays d’accueil des MRE, va entraîner une réduction des aides qu’ils envoient à leurs proches au Maroc. De plus, le contexte n’est guère favorable à l’investissement et donc les investissements directs étrangers (IDE) seront touchés. Par ailleurs, le déséquilibre de la balance du commerce extérieur a temporairement pesé sur les avoirs en devises des banques.



 



Les réserves restent solides



L’ensemble de ses raisons expliquent le comportement du dirham ces dernières semaines. Le calme semble revenu, indique L’Économiste. Les avoirs en devises des banques dépassent leurs engagements. Par ailleurs, la banque centrale confie au journal que le cours de change du dirham évolue loin des limites de la bande de fluctuation.



Parallèlement, le gouvernement a pris des précautions pour éviter que la pression sur les sources de rentrée de devises ne rejaillisse sur les réserves de change. Il a donc tiré la ligne de précaution et de liquidité de 3 milliards de dollars accordée par le FMI. De plus, les emprunts en devises ne sont plus limités alors qu’ils étaient plafonnés à 31 milliards de DH par la Loi de Finances.



Aujourd’hui, les réserves de change atteignent 255 milliards de DH et couvrent plus de 5 mois d’importations. La LPL permettra d’ajouter 20 jours supplémentaires. En fonction des emprunts à l’international, la situation va davantage se renforcer. Initialement, le gouvernement avait prévu un emprunt de 1 milliard d’euros ou de dollars sur le marché financier international cette année. Au regard de la conjoncture, il pourrait mobiliser bien plus.


CRI

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