On ne joue pas avec le statut du Roi, la question nationale et la dignité patriotique des citoyens MRE ! Réplique à Driss Ajbali 1/5
Dès lors, ayant fait l’objet nommément d’attaques personnelles, il ne s’agit pas pour nous d’alimenter une guerre d’égo. Mais insistons là-dessus dès le départ, la riposte est incontournable, car la thématique et ses enjeux dépassent de très loin la personne. Elles interpellent les droits politiques des citoyens MRE par rapport au Maroc dans leur ensemble et la Jaliya dans sa globalité. Dans les développements qui suivent, notre message s’adresse à la société civile MRE, à l’opinion publique interne, aux organismes s’occupant des citoyens MRE et AUX INSTITUTIONS DE L’ETAT.
Dans le cadre de l’éthique de la responsabilité intellectuelle, on ne peut laisser le mensonge et la calomnie s’installer à propos des droits politiques des citoyens MRE, surtout lorsqu’on est, avec le tissu associatif MRE, nommément et calomnieusement cité. Voilà pourquoi la nécessité se fait sentir d’amener un certain nombre de clarifications, surtout lorsqu’il s’agit d’atteinte à la dignité patriotique des citoyens MRE et de faire apparaître au grand jour le sens de cette opération de pure com ou plutôt de mystification.
Celle-ci a été destinée en premier lieu à faire diversion sur la nécessaire opérationnalisation démocratique de l’article 17 de la Constitution en ayant recours à son article 42, tel que nous l’avions développé dans une tribune sur lebrief.ma sous le titre : « Article 42 et citoyens MRE : plaidoyer pour l’aboutissement de la démarche progressive » (19 juin 2026).
La chronique de Driss Ajbali en question vise aussi à créer un écran de fumée sur le bilan catastrophique du CCME, et à servir de tremplin personnel pour le chroniqueur dans le but d’être « blanchi », en prévision de la grande réforme du champ institutionnel MRE qui se fait attendre par le gouvernement, depuis le discours royal du 6 novembre 2024.
RÉCIDIVES EN PLAGIATS
À travers une phraséologie infamante d’une rare violence, Driss Ajbali, ex-numéro 3 du CCME (Conseil de la communauté marocaine à l’étranger), a entrepris, comme il le reconnait lui-même, « de régler ses comptes personnels » qui sont toute une série. Il s’en est pris frontalement, et sans retenue à titre personnel, à tous ceux qui, là-bas (dans les pays d’immigration), parmi les militants associatifs MRE ou ici parmi les intellectuels indépendants, les citoyens tout court, « osent » encore aborder la question des droits politiques des citoyens MRE par rapport au Maroc, à travers l’article 17 de la Constitution. Il considère cette discussion publique comme « un faux débat » qu’il faut « solder », un « contresens », un « faux problème », alors qu’il n’a pourtant pas encore été résolu à l’occasion du scrutin législatif du 23 septembre 2026, quinze ans après l’adoption de la Constitution de 2011.
Au niveau interne du CCME, le chroniqueur utilise la stratégie du bouc émissaire, épargnant le président (Driss El Yazami) pour mieux enfoncer le rival. Abdellah Boussouf, SG du Conseil, prend en effet tout le passif en l’accusant non seulement d’avoir transformé le CCME entre 2012 et 2018 en une « Corée du Nord » avec l’autoritarisme et le verrouillage, mais de surcroît « islamisée » avec le détournement de la mission du Conseil. L’objectif de cette formulation est non seulement de charger le numéro 2 de l’institution, mais aussi de se « blanchir » lui-même et de se solidariser avec son président, Driss El Yazami, pour le prémunir de toute critique, ce qui est une vision irréaliste, compte tenu du bilan désastreux du CCME, dont les responsables ne veulent nullement dresser l’inventaire et pour cause !
À ce propos, précisons que nous n’allons pas revenir sur les divergences de fond qui nous séparent du SG du Conseil, ce n’est pas le sujet ici. Cela a été fait longuement à d’autres occasions, notamment sur lebrief.ma avec pour titre : « Responsables du CCME, quel est votre bilan ? Réponse à Abdellah Boussouf, SG du Conseil » (16 mars 2026). Relevons simplement que l’image de la « Corée du Nord » avait déjà été utilisée par Hamid Soussany sur le même site Quid ma. Il s’agit de l’article intitulé « le désaveu royal » en date du 21 août 2022, en partant du cas de la Fondation Hassan II pour les MRE, dont le comité directeur ne s’est pas réuni depuis l’an 2000, alors que selon l’article 4 de la loi 19-89 portant création de la Fondation, il doit se réunir au moins une fois par semestre.
Le texte de Hamid Soussany est le suivant : « elle a une gouvernance digne de la Corée du Nord », qui est une image très percutante. Or le fait que Driss Ajbali reprenne textuellement l’image de la Corée du Nord en 2026 (même s’il lui a ajouté « islamisėe ») pour l’appliquer au CCME et à Abdallah Boussouf constitue un recyclage d’une image qui ne lui appartient pas. C’est un plagiat sémantique et un opportunisme de langage, un vol d’un concept éditorial fort.
Par ailleurs et surtout, un déplacement malhonnête de la cible a été opéré, la projetant cette fois-ci sur Boussouf et sur le CCME. L’ex-numéro 3 du Conseil procède ainsi à un camouflage historique pour s’auto-disculper. Il se présente comme victime ou dissident, alors qu’en été 2015, il a bien été contraint à partir, ayant fait l’objet d’une sanction pour ses propos infamants sur « l’Islam inculte », développés à l’Association parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) à Strasbourg le 26 janvier 2015.
Le recours à ce plagiat lui permet de dire en quelque sorte pour la période de la co-présidence du CCME et du CNDH, ayant amené Driss El Yazami à abandonner carrément le terrain du premier Conseil (« l’intérim ») de fait sur le terrain ayant été assuré par le secrétaire général : « Regardez, le CCME était un régime totalitaire, et pour des raisons éthiques, n’ayant pas pu changer les choses de l’intérieur malgré moi, j’ai été obligé de partir « la mort dans l’âme » pour masquer la faute ».
De fait, pure contre-vérité ! Il s’agit bel et bien d’un renvoi, comme on le verra plus loin. En pratique, la notion même d’« intérim » est à interroger. Faute de transparence et de communication, il y a un flou statutaire persistant sur cette période (2011-2018) pour savoir exactement quelles étaient les attributions et prérogatives réelles assumées par le secrétaire général (ainsi que l’ex-numéro 3 jusqu’en été 2015), s’il y a eu quelque délégation de pouvoir du président du CCME au secrétaire général (voire même « informellement » à l’ex-numéro 3).
Reproches au Pr Sehimi
Au Pr Mustapha Sehimi, Professeur universitaire à l’Universitė Mohammed V de Rabat, politologue reconnu nationalement et à l’échelle internationale pour son incarnation de la rigueur scientifique au plan juridique, son exigence de transparence et d’honnêteté intellectuelle, le reproche est le suivant. Il le critique en tant que partisan du fétichisme de l’urne, politologue qui décrypte les structures de l’Etat, met en lumière notamment les failles des politiques MRE et formule des propositions d’alternatives crédibles et responsables depuis près de trois décennies, n’ayant pas attendu la veille du scrutin législatif 2026 pour « maronner », selon l’expression ironique du contradicteur.
Ce dernier a l’outrecuidance de lui reprocher de s’immiscer dans un domaine que l’universitaire ne maîtriserait pas (article 17 de la Constitution 2011), de « s’égarer dans les eaux marécageuses » et pour qui « l’occasion fait le larron ». C’est les circonstances (le scrutin législatif ici) qui poussent parfois à commettre une mauvaise action qui n’aurait pas été faite en temps opportun. De ce fait, ce domaine doit rester chasse gardée de l’ex-numéro 3 du Conseil, lui le « sachant » en matière constitutionnelle, ainsi que dans le domaine migratoire, et plus particulièrement dans son équation marocaine. Or sur ce dossier précisément, le Pr Mustapha Sehimi a constamment montré que, tant qu’un texte constitutionnel comme l’article 17 n’est pas traduit dans une loi organique, il reste une coquille vide. De fait, le blocus de l’article 17 est une entorse criante à la loi fondamentale du pays.
Dans cet esprit, il a toujours rappelé l’obligation constitutionnelle du gouvernement et du parlement d’appliquer cet article en s’aidant, notamment dans sa dernière contribution, des exemples étrangers non pas pour les « copier », mais pour s’en inspirer. Ces différents exemples montrent la faisabilité de l’opération, moyennant bien entendu les efforts nécessaires à entreprendre. Or ceci agace fortement le contradicteur, habitué à ressasser des arguments éculés : problèmes diplomatiques avec les pays d’immigration, « complexité » (le mot magique) voire l’impossibilité de l’opération en termes logistiques, alors que cette « impossibilité » d’organiser ce scrutin législatif à travers le réseau consulaire n’est qu’un pur prétexte.
Griefs au Pr Abdellatif Fekkak
Au Pr Abdellatif Fekkak, Professeur à l’ISCAE reconnu au Maroc et au plan international, spécialement à l’échelle universitaire américaine pour ses travaux pluridisciplinaires, le chroniqueur le jalouse visiblement pour ses titres académiques, lui qui n’a aucun doctorat et se proclame pourtant chercheur en sociologie. Visiblement dérangé fortement par l’engagement citoyen du Professeur Fekkak, qu’il perçoit comme une vive concurrence, il lui reproche d’agir à la tête de la Fédération RIME (Rassemblement international des Marocains de l’étranger), en passant de la théorie académique à l’action sur le terrain, matérialisant une des alternatives au statu quo politique, même si certains aspects de cette alternative peuvent être, à notre sens, discutables.
Ce mépris pour la société civile MRE traduit la panique d’une bureaucratie habituée par l’entre-soi et aux budgets opaques du CCME, y compris pour la période 2008-2015, période durant laquelle l’auteur de la tribune a été « responsable administratif et financier du CCME », et non pas « directeur du CCME », ou bien « coordinateur du Conseil », « membre dirigeant du Conseil » ou alors « membre de la direction du CCME ») selon des titres usurpés jusqu’en été 2015, date à laquelle il a été renvoyé de ce poste pour des raisons qui seront explicitées plus loin.
Déluge d’insultes contre l’auteur de ces lignes
Visant également nommément l’auteur de ces lignes et comme pour le Pr Fekkak, il a cru bon de franchir les lignes rouges de la décence intellectuelle et de l’éthique patriotique. il utilise une panoplie de procédés rhétoriques dégradants, en procédant à des injures personnelles avec des éléments dépréciatifs, étant là aussi, visiblement agacé par le fait d’être chercheur en migration de longue date.
Le but est de disqualifier un des chercheurs critiques en migration au Maroc, décrédibiliser ses analyses et propositions alternatives émises dans le cadre du débat public depuis des décennies, de manière constructive et responsable. Appuyant et accompagnant les avancées en la matière lorsque la réalité des progrès l’impose, alertant sur les dysfonctionnements (comme ceux du CCME et de la Fondation Hassan II pour les MRE et du Département chargé des MRE), l’immobilisme ou bien la non prise en compte des intérêts des citoyens MRE, y compris politiques par rapport au Maroc, ainsi que ceux des immigrés étrangers au Maroc.
Les moyens de tentatives de dėcrėdibilisation sont nombreux, mais le plus souvent, grâce notamment à la vigilance intellectuelle, se retournent contre lui. C’est ainsi qu’utilisant le titre du livre de Pierre-Patrick Kaltenbach « Associations lucratives sans but » et préfacė par Philippe Seguin (publié aux éditions Denoël en 1995) dont il ne cite même pas le nom de l’auteur de la formule, il laisse croire que le « jeu de mots » est dû à son ingéniosité, pouvant revendiquer légitimement sa brillance rhétorique, alors qu’il n’en a pas la paternité.
Déjà, plus de deux décennies auparavant, la même méthode était utilisée. Ainsi en est-il du billet du 29 mai 2006, parue dans « Aujourd’hui le Maroc » intitulė « la société civile et la politique »: « le civilien crée une association. Pas celles qui sont à buts non lucratifs. Non. Celles qui sont lucratives sans but ». Uniquement pour sa tribune en question, on est donc ici déjà dans un second cas flagrant de plagiat, de vol sémantique et de recyclage malhonnête. De plus, le contexte est falsifié. Le livre pointe du doigt les dérives des subventions publiques au tissu associatif en France. Le récidiviste du plagiat en détourne la substance et la recycle pour le cas marocain, en criminalisant le patriotisme d’ONG de la communauté MRE et d’universitaires marocains, les accusant mensongèrement d’affairisme lucratif aux dépens de la marocanité du Sahara.
En effet, l’ex numéro 3 du CCME déclare de manière éhontée : « Dans l’émigration même, d’aucuns ont fait du dossier du Sahara, et de celui de la représentation politique des fonds de commerce. Ils créent pour cela, non pas des associations sans but lucratif, mais plutôt des associations lucratives sans but. Ces derniers thurefaires du droit de vote, ont au Maroc, un compère. Un avocat pro bono. Outre d’être entêté jusqu’à la sclérose, il ne supporte pas la contradiction: c’est Abdelkrim Belguendouz. Sur l’émigration, il a un engagement antique. Il a comme une nostalgie d’une époque où, avec ses fadaises, il impressionnait des amicalistes ignares. Avec sa vingtaine de livres recyclés, il n’a pas compris deux choses : que le mur de Berlin est tombé, et que les Marocains du monde d’aujourd’hui, n’ont rien à voir avec ceux de l’époque de Rafik Haddaoui » (Fin de la citation textuelle de Driss Ajbali).
Or, dans un débat civilisé, il n’y a pas de place pour de tels propos infamants, l’agressivité inouïe avec des termes d’une rare violence. La calomnie, l’offense et l’injure sont une négation du débat démocratique. On n’essentialise pas autrui. On n’attaque pas la personne (les responsables associatifs MRE et l’auteur de ces lignes) avec des propos irresponsables sur des éléments physiques ou psychologiques. Quand le chroniqueur jette des anathèmes sur notre personne, il ne le fait pas à partir de notre argumentaire, nos idées sur le fond, mais il cherche à nous faire taire parce qu’il n’a pas d’éléments convaincants à nous opposer. Sa charge relève exclusivement de l’attaque personnelle, de la caricature et de l’insulte gratuite. On observe bien que ce qui est présenté comme «verve », ne porte nullement sur un aspect quelconque de la problématique migratoire marocaine.
En fait, à travers deux exemples pris en flagrant délit, ses chroniques sur Quid ma, fonctionnent essentiellement comme un aspirateur à formules volėes. Sauf au niveau des insultes infamantes qui sont sa spécialité, et constituent son ADN comme on le montrera plus loin.
Ce recours systématique au plagiat, prouve qu’au niveau du champ scientifique relatif à l’ėmigration marocaine en particulier, il n’a ni vision, ni colonne vertébrale, ni arguments scientifiques, ni base théorique solide, ni même d’originalité stylistique. Pour masquer la vacuité de son approche, la faiblesse de son analyse, la non maîtrise du domaine migratoire, il assemble des fragments de textes à droite et à gauche pour s’attaquer à des universitaires patriotes intègres. Son seul bagage est la prolifération d’insultes personnelles et d’offenses infamantes et des expressions plagiées pour attaquer la dignité de chercheurs qui n’ont pas attendu sa présence institutionnelle pour travailler sérieusement et méthodiquement en ce domaine.
Comme on peut le constater, le texte de Driss Ajbali quitte le terrain noble du droit (article 17 de la Constitution de 2011) pour s’embourber dans le caniveau de l’invective personnelle. Il concentre un vocabulaire de l’injure, de termes dépréciatifs et disqualifiants visant nommément la personne de l’auteur de ces lignes. Ces attaques sont destinées à détruire l’honneur, la considération, la santé mentale et intellectuelle du chercheur critique en migration. Cette sémantique de l’invalidation s’articule autour de quatre expressions majeures, visant à détruire la personne sur tous les plans:
-« compères » et complices de « fonds de commerce » gérant des « associations lucratives sans but »;
-« entêté jusqu’à la sclérose » et homme « qui ne supporte pas la contradiction ».
Producteur de « fadaises » et d’une « vingtaine de livres recyclés ». Manipulateur d’ « amicalistes ignares » et doté d’un « engagement antique ».
Pour montrer la gravité des termes employés et les objectifs sordides qui sont visés, analysons-les en décryptant leur sens en montrant leurs enjeux et les objectifs politiques visés derrière leur usage.
Prochain article : 2/5 – On ne joue pas avec le statut du Roi, la question nationale et la dignité patriotique des citoyens MRE ! Réplique à Driss Ajbali.
Un citoyen prend une demi-journée pour accomplir une démarche. Il réunit ses documents, se déplace, attend son tour, puis découvre qu’une pièce manque ou qu’un autre service doit intervenir. Il repart avec une nouvelle étape à accomplir. Dans cette situation, la question technologique paraît lointaine. Pourtant, c’est précisément là qu’une politique numérique doit faire ses preuves : dans le temps rendu aux citoyens, la clarté des procédures et la capacité de l’administration à résoudre une demande. Le débat sur la…
Par Dr Imad Rochd, Docteur en sciences de gestionIl fut un temps où ils étaient entièrement absorbés par la construction de leur famille. Ils étaient jeunes, élevaient leurs enfants, payaient les frais de scolarité, faisaient face aux maladies et s’inquiétaient de l’avenir. La vieillesse leur semblait alors bien lointaine. Puis les années ont passé. Les enfants ont grandi, trouvé un emploi, fondé leur propre foyer. Certains se sont installés dans d’autres villes, d’autres sont partis à l’étranger. Pendant ce temps, les parents ont vieilli. Ceux qui, durant des…
Par Badar uz Zaman, Directeur d’une école privée, titulaire d’un Master en science politiquePour comprendre la réaction européenne, il faut garder à l’esprit que l’Europe aligne son rythme sur celui des Américains depuis quatre ans pour sanctionner la Russie. Qu’il s’agisse de l’interdiction du pétrole, du diesel, des technologies ou du gel des avoirs, les paquets de sanctions se succèdent sans interruption. La semaine même où Washington annonçait l’assouplissement sur le diesel, l’Union européenne adoptait son vingt-deuxième paquet de sanctions contre environ 1.600 entités et personnes liées à l’industrie de défense russe. À…
Par Zilaoui Mohamed, Chercheur en sciences politiquesLes initiatives de transformation numérique et les orientations nationales relatives à l’IA constituent un point de départ. Mais entre l’ambition affichée et les transformations vécues par les citoyens, il reste une distance que seules des politiques cohérentes et des résultats vérifiables permettront de franchir. La question n’est plus seulement de savoir ce que les technologies permettent. Elle est de décider ce que nous voulons qu’elles changent, pour qui et à quelles conditions. Ne pas importer un modèle, construire une méthode…
Par Dr Imad Rochd, Docteur en sciences de gestion et Business AdministrationMais au-delà de cette réalisation, une conviction mérite d’être défendue : l’innovation pédagogique ne consiste pas uniquement à renouveler les outils d’enseignement, mais aussi à faire confiance aux étudiants pour qu’ils deviennent les véritables acteurs de leur apprentissage. La question du progrès pédagogique traverse aujourd’hui le champ de réflexion sur l’enseignement des langues et techniques de communication, invitant à s’interroger sur la façon dont un projet de podcast peut constituer un véritable levier d’innovation pédagogique. Faire de l’étudiant un acteur…
Par Pr. Randa El Amraoui, Professeure chercheuse à l'ENSAD, Université Hassan II de CasablancaLa diplomatie économique ne se mesure pas uniquement au nombre d’accords signés, aux visites officielles ou à la progression des échanges commerciaux. Elle se juge également à sa capacité à transformer les relations internationales en avantages productifs durables. Dans les rapports entre le Sénégal et le Maghreb, cette exigence mérite d’être placée au cœur de la réflexion stratégique. Le Sénégal dispose d’atouts importants : une façade atlantique, des ressources agricoles, halieutiques, minières et énergétiques, ainsi qu’un positionnement susceptible de faciliter…
Par Cheikh Mbacké SÈNE, Journaliste et expert en intelligence économiqueLe Sénégal vient de franchir une étape longtemps évitée. Le 1er septembre 2026, Dakar a annoncé un PTDS (Plan de traitement de la dette du Sénégal, initiative destinée à réduire le poids annuel des remboursements et les besoins de refinancement), en parallèle d’un accord au niveau des services avec le FMI portant sur un programme d’environ 2,2 milliards de dollars sur trois ans. Cet accord doit encore être approuvé avant de produire des décaissements. Le débat se concentre sur un…
Par Gabriel Gervais, Etudiant à l’ESSEC Business SchoolDeux ans de patience, d’énergie et d’argent investis dans quelqu’un qui, fondamentalement, ne changeait pas. Ce qu’Ali a fini par comprendre, trop tard, c’est que ce même homme était le meilleur négociateur qu’il ait jamais vu opérer. En rendez-vous client, il lisait la pièce comme personne. Il revenait avec des contrats que personne d’autre dans l’équipe n’aurait signés. Ali avait passé deux ans à essayer de le transformer en administratif. Il était né négociateur. Le réflexe de transformation La plupart…
Par Mostafa Mounasser, Fondateur de Maroc Mentor, cabinet d'accompagnement de dirigeants de PME marocainesCependant, cette pratique pose une question délicate : où s’arrête l’inspiration et où commence l’appropriation illégitime d’une histoire personnelle ? L’affaire entourant Kamel Daoud et son roman Houris illustre les tensions qui surgissent lorsque fiction et réalité s’entrelacent. Lauréat du prix Goncourt 2024, Daoud se voit reproché d’avoir utilisé, sans consentement, le récit d’une survivante de la guerre civile algérienne, ancienne patiente de son épouse psychiatre. Si l’écrivain réfute ces accusations en invoquant la fiction comme territoire libre, cette controverse…
Par Intissar Haddiya, Médecin et auteure marocaineDans les grandes agglomérations, les tendances sont tout aussi disparates. À Casablanca, l’IPAI a reculé de 1%, avec des baisses de 0,5% pour les biens résidentiels, de 2,7% pour les terrains, et de 2,2% pour les actifs professionnels. La ville a également enregistré une contraction significative de 30,1% des transactions, notamment pour les terrains (-41,7%) et les locaux professionnels (-33,3%). À Rabat, les prix ont diminué de 0,6% globalement, avec une baisse notable de 7,5% des actifs professionnels, mais les…
Par Karim Mabrour, Fondateur et CEO de MKM ImmobilierLe rôle du Maroc s’étend bien au-delà de la simple défense de son intégrité territoriale face aux revendications désuètes du Polisario, il incarne une riposte systématique aux menaces qui gangrènent la stabilité de l’Europe, du Sahel et du Maghreb. La position géostratégique du Maroc, à la croisée de l’Atlantique, de la Méditerranée et du Sahel, confère au pays une fonction essentielle dans l’architecture sécuritaire mondiale. Les services de renseignement marocains, notamment la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST)…
Par Faiçal Marjani, Acteur associatifLa célébration de l’année hégirienne incarne le socle islamique fondamental de l’identité marocaine, tandis que la commémoration de l’année grégorienne illustre l’ouverture du Royaume au monde moderne et son interaction avec la culture occidentale. La célébration de l’année amazighe, quant à elle, honore des racines ancestrales profondes liées à l’identité amazighe, un pilier fondamental du tissu social marocain. Bien que ces festivités témoignent d’une reconnaissance certaine de la diversité culturelle marocaine, elles révèlent néanmoins des lacunes criantes si elles n’incluent…
Par Faiçal Marjani, Acteur associatifUne ambition qui dépasse les frontières Au-delà de l’exposition et des conférences, le Green Impact Expo & Summit porte une vision : celle de créer une communauté marocaine de la mobilité durable, où chaque acteur, qu’il soit industriel, institutionnel, académique ou citoyen peut contribuer à construire les solutions de demain. Cet événement incarne une dynamique unique, où la collaboration transcende les simples enjeux commerciaux pour embrasser une responsabilité collective envers l’avenir de notre planète. Dans un contexte où les politiques…
Par Omar Amarouch, Chargé des partenariats et de la commercialisation du Green Impact Expo & Summit,Dans ces environnements urbains, les rythmes de vie, les infrastructures et les dynamiques sociales ne sont plus en phase, créant une fragmentation de l’expérience urbaine. L’urbanisation rapide, souvent motivée par des impératifs économiques plutôt que par une vision cohérente de la ville, conduit à un désaccord entre les différents éléments qui composent la cité. Les transports fonctionnent à une cadence différente de celle des besoins résidentiels, les espaces de travail ne s’intègrent pas harmonieusement aux zones de loisirs, et les…
Par Mohammed Hakim Belkadi, Consultant architecte des écosystèmes urbains prédictifs et des milieux interconnectés expert judiciaireCe régime, dont les pratiques empiètent systématiquement sur la souveraineté des nations voisines, s’appuie en interne sur une propagande mensongère visant à alimenter la haine, à détourner ses citoyens de leurs véritables aspirations, et à les priver de leur droit légitime au développement, à la justice sociale, et à la prospérité. Son objectif est évident : manipuler l’opinion publique pour la maintenir captive de projets idéologiques en décalage complet avec les besoins et les droits réels de ses citoyens. Après…
Par Faiçal Marjani, Acteur associatifUne réflexion scientifique pour une mobilité durable La programmation scientifique du Green Impact Expo & Summit repose sur une approche transversale qui intègre les dimensions économiques, sociales et environnementales de la mobilité. L’objectif est clair : élaborer des solutions innovantes adaptées aux territoires et aux besoins des populations, tout en répondant aux impératifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le Maroc, acteur clé de cette dynamique, s’est fixé un objectif ambitieux de réduction de 45% de…
Par Mehdi Amarouch, Directeur du programme Green Impact Expo & Summit