Oracle s’ancre au Maroc pour façonner l’innovation
Pascal Sero, Vice président du Centre de R&D d’Oracle Maroc, le 18 juin 2025 © LeBrief / Ayoub Jouadi
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En présence du chef du gouvernement Aziz Akhannouch, de la ministre de la Transition numérique, Amal El Fallah Seghrouchni et de plusieurs hauts responsables, Oracle a inauguré son nouveau centre de recherche et développement (R&D) à Casablanca Nearshore. Ce site, de haute technologie, incarne une nouvelle ambition pour le Maroc : devenir un moteur régional de l’innovation numérique.
Un signal fort pour l’écosystème technologique marocain
Pour Pascal Sero, vice-président du centre R&D d’Oracle Maroc, le choix du Royaume est tout sauf anodin : « C’est d’abord la qualité de son éducation, ensuite la motivation des jeunes à embrasser les métiers du numérique. » Selon lui, le centre est appelé à jouer un rôle structurant dans l’ensemble du dispositif technologique mondial d’Oracle, et couvre déjà des domaines de pointe : cloud, intelligence artificielle générative, cybersécurité, développement full-stack, ou encore solutions digitales pour les gouvernements.
Actuellement, plus de 320 collaborateurs marocains sont déjà en poste. Grâce à un programme ambitieux de stages de fin d’études, Oracle prévoit d’atteindre entre 580 et 620 salariés d’ici fin 2025, et 1.000 collaborateurs à l’horizon 2027, dont 40% basés hors de l’axe Casablanca-Rabat.
« Nous permettons à des ingénieurs marocains de rester au Maroc, mais aussi d’en faire revenir d’autres qui s’étaient expatriés. Ils ont compris qu’ils peuvent faire ici ce qu’ils faisaient ailleurs », se réjouit Pascal Sero.
Oracle renforce sa présence au Maroc avec un ambitieux projet de R&D
Maroc Digital 2030 : le numérique au cœur du projet national
Prenant la parole à l’occasion de l’inauguration, le chef du gouvernement Aziz Akhannouch a replacé cette initiative dans le cadre de la stratégie Maroc Digital 2030, qui érige le numérique en levier de croissance économique, de modernisation administrative et de réduction des inégalités.
« Le Maroc œuvre à la consolidation de son positionnement en tant que hub technologique régional », a-t-il affirmé, en rappelant que cette dynamique s’inscrit dans la vision du roi Mohammed VI. Il a également annoncé qu’Oracle formera et certifiera plus de 20.000 étudiants marocains, en partenariat avec les universités du pays.
De son côté, la ministre Amal El Fallah Seghrouchni a salué un « tournant majeur dans notre implantation numérique » et un « modèle de co-construction public-privé à fort impact sur l’emploi, l’innovation et le transfert de compétences ». Elle a ajouté : « Ce centre est la preuve concrète du rôle central que joue désormais notre pays sur la scène de l’innovation. »
Un pari gagnant pour Oracle et le Maroc
Ce nouveau centre est bien plus qu’une vitrine technologique. Il est l’expression d’une stratégie globale d’Oracle pour accompagner les transformations numériques en Afrique, au Moyen-Orient et au-delà. Deux régions cloud publiques seront également installées à Casablanca et Settat, offrant aux entreprises marocaines un accès souverain et performant à l’Oracle Cloud Infrastructure.
« Ce n’est pas une simple extension, c’est un vrai centre de développement, comme ceux que nous avons dans d’autres régions du monde », insiste Pascal Sero. Oracle recrute activement des ingénieurs en cybersécurité, IA, DevOps et développement logiciel.
Avec ce projet, Oracle s’ancre durablement au Maroc et mise sur l’intelligence locale pour dessiner les technologies de demain. Le Royaume, quant à lui, renforce son attractivité, forme ses jeunes et s’impose comme une plateforme continentale de l’innovation.
En misant sur la jeunesse, les compétences et les partenariats stratégiques, le Maroc transforme l’ambition numérique en réalité. Pour reprendre les mots de Pascal Sero : « C’est gagnant pour nous, pour le Maroc, et pour les talents qui y travaillent. »
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