Dépôts bancaires : l’encours atteint un niveau record fin mars

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Banques : les dépôts progressent de 7,3% à fin novembre 2025Des billets d'argent © DR

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Les dépôts bancaires ont atteint un encours de 1.383 milliards et demi de dirhams à fin mars 2026, selon les dernières données publiées par Bank Al-Maghrib. Sur un an, cela représente une progression de 8,4%, confirmant la poursuite de la hausse de l’épargne et des liquidités conservées dans le système bancaire du Royaume au terme du premier trimestre.

Dans le détail, les ménages concentrent l’essentiel de ces avoirs avec mille trois milliards et huit cents millions de dirhams, en augmentation de 8,1% sur un an. Les entreprises non financières privées affichent, de leur côté, deux cent cinquante-sept milliards et sept cents millions de dirhams, soit une progression plus soutenue de 11,4%, tandis que les avoirs détenus par les Marocains résidant à l’étranger s’élèvent à deux cent vingt-huit milliards de dirhams.

Dépôts bancaires : ménages, entreprises et rémunération de l’épargne

La structure de l’encours montre que les particuliers restent le principal moteur de la collecte des banques. Avec plus de mille milliards de dirhams placés, les ménages représentent de loin la base la plus importante des ressources bancaires. Ce niveau traduit à la fois le poids de l’épargne domestique et le rôle central des comptes bancaires dans la conservation de la liquidité au Maroc.

La contribution des Marocains résidant à l’étranger demeure également significative. Sur les dépôts des ménages, deux cent vingt-huit milliards de dirhams sont détenus par les MRE, ce qui illustre leur place dans l’alimentation des ressources financières du pays. Cette composante est suivie de près, car elle soutient aussi bien la stabilité des dépôts que certains flux liés à la consommation, à l’investissement immobilier ou aux transferts familiaux vers le Royaume.

En parallèle, les conditions de rémunération de l’épargne ont évolué de manière contrastée à fin mars. Le taux servi sur les dépôts à terme à six mois a progressé de quatre points de base d’un mois à l’autre pour s’établir à 2,21%. Celui des dépôts à terme à douze mois a en revanche reculé de douze points de base à 2,73%.

Quant au taux minimum de rémunération des comptes d’épargne, il a été fixé à 1,61% pour le premier semestre 2026, en baisse de trente points de base par rapport au semestre précédent. Ces ajustements reflètent l’évolution des conditions de marché et peuvent influencer les choix des épargnants entre liquidité immédiate, placements à terme et arbitrages de durée. L’augmentation de l’encours des dépôts bancaires dans ce contexte confirme toutefois que les ressources collectées par les établissements de crédit continuent de progresser à un rythme soutenu, ce qui constitue un indicateur important de la confiance des agents économiques et de la capacité de financement de l’économie nationale.

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