INRA : un rôle central au Congrès international de l’arganier à Essaouira
Lamiae Ghaouti, directrice de l’institut national de la recherche agronomique (INRA) lors du Congrès International de l’Arganier à Essaouira, le 10 mai 2026 © Ayoub Jouadi / LeBrief
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Présidant la 8ᵉ édition du Congrès international de l’arganier (CIA) à Essaouira, l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) s’impose comme un acteur incontournable dans la transformation de la filière. À travers ses travaux, l’institution porte le passage d’une arganeraie traditionnelle à une arganiculture moderne, fondée sur la science et l’innovation.
Dans une déclaration à notre micro en marge de l’événement, Lamiae Ghaouti, directrice de l’INRA a souligné que ce congrès couvre l’ensemble des thématiques, de la gestion forestière à l’arboriculture productive, avec un objectif central, qui est de renforcer la résilience hydrique de l’arganier face aux conditions climatiques.
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De la forêt au verger moderne
L’INRA a notamment présenté des avancées remarquables, dont la création de 13 variétés d’arganier inscrites au catalogue officiel, reconnues pour leur résistance au stress hydrique et leur productivité accrue. L’institution a également développé des techniques de multiplication conformes, permettant de garantir des plants homogènes et performants, en rupture avec la reproduction aléatoire par graines.
Un programme de 2.000 hectares d’arganiculture est ainsi en cours de déploiement, avec un accompagnement des pépiniéristes et un transfert de technologies visant à faciliter l’adoption de ces innovations par les agriculteurs. Deux brevets ont par ailleurs été obtenus, dont l’un portant sur les méthodes de multiplication de l’arganier.
À travers ces avancées, l’INRA ambitionne d’accélérer le passage vers des vergers modernes, plus productifs et mieux adaptés aux défis climatiques, confirmant le rôle structurant de la recherche dans l’avenir de la filière.
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