Baisse de l’indice des prix à la consommation
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En mai 2024, l’indice des prix à la consommation a diminué de 0,2% par rapport au mois précédent. Cette fluctuation résulte d’une baisse de 0,7% de l’indice des produits alimentaires et d’une augmentation de 0,4% de l’indice des produits non alimentaires.
Les réductions des prix alimentaires entre avril et mai 2024 concernent principalement les poissons et fruits de mer avec une chute de 5,7%. Les prix du lait, du fromage et des œufs ont eux baissé de 2,1%, les huiles et graisses de 2,0%, les fruits de 0,3%, le pain et céréales de 0,2%, et le café, thé et cacao de 0,1%. En revanche, les prix des viandes ont augmenté de 0,8% et ceux des légumes de 0,2%. Du côté des produits non alimentaires, l’augmentation la plus significative a été celle du gaz avec 12,3%.
Des baisses différentes
Les baisses les plus marquées de l’IPC ont été observées à Al-Hoceima (-1,0%), Kénitra (-0,8%), Fès (-0,7%), Oujda (-0,5%), et à Tétouan, Tanger, et Settat (-0,2%), ainsi qu’à Casablanca, Meknès, et Errachidia (-0,1%). À l’inverse, des augmentations ont été relevées à Guelmim (+1,0%), Laâyoune (+0,7%), Marrakech et Dakhla (+0,3%), et à Agadir et Beni-Mellal (+0,2%).
Lire aussi : Inflation : analyse de l’évolution de l’IPC
Par rapport à mai de l’année précédente, l’indice des prix à la consommation a enregistré une augmentation de 0,4% en mai 2024. Celle-ci est due à une hausse de 1,7% de l’indice des produits non alimentaires et à une baisse de 1,2% de celui des produits alimentaires. Pour les produits non alimentaires, les variations vont d’une diminution de 1,2% pour la santé à une augmentation de 3,2% pour les restaurants et hôtels.
Dans ce contexte, l’indicateur d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatiles et ceux à tarifs publics, aurait connu en mai 2024 une augmentation de 0,1% par rapport à avril 2024 et de 2,2% par rapport à mai 2023.
BAM met en garde contre la hausse des dépenses contraintes et l'incertitude sur les recettes, appelant à accélérer les réformes pour préserver les finances publiques.
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