Pêche : le poulpe interdit pendant plus de trois mois sur le littoral national
Pêche du poulpe © DR
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La pêche du poulpe sera suspendue sur l’ensemble du littoral national à compter du 10 septembre, dans le cadre des mesures prises par le secrétariat d’État chargé de la Pêche maritime pour préserver les stocks et assurer la durabilité de cette ressource. L’interdiction est prévue jusqu’au 15 décembre à minuit, mais sa durée pourra être révisée en fonction des résultats du suivi biologique de la pêcherie réalisé par l’Institut national de recherche halieutique (INRH).
La décision a été officialisée par le décret ministériel n°PLP-11/26, daté du 7 septembre 2026, signé par la secrétaire d’État chargée de la Pêche maritime, Zakia Driouich. Elle abroge, à partir de son entrée en vigueur, les dispositions des décisions PLP-26/05 et PLP-26/06 qui encadraient la reprise de la pêche du poulpe au cours de la saison estivale 2026, au nord et au sud de Sidi El Ghazi.
Le dispositif prévoit également des restrictions concernant les différentes catégories de flotte. Avec l’entrée en vigueur de la période de repos biologique, les navires de pêche au chalut devront quitter la zone comprise entre Sidi El Ghazi, située à 26°24’ de latitude nord, et Lagouira, à 20°46’. Ils pourront toutefois poursuivre leurs activités dans les conditions fixées par la nouvelle décision, à condition de ne pas capturer de poulpe.
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Une autorisation préalable est nécessaire pour la pêche hauturière
Pour la pêche hauturière, une autorisation préalable du secrétariat d’État sera nécessaire pour exercer dans la zone comprise entre les latitudes 26°24’ et 28°00’. Les activités devront être menées au-delà de 10 milles nautiques dans le secteur situé entre 26°24’ et 27°00’, puis au-delà de huit milles dans celui compris entre 27°00’ et 28°00’. La présence de poulpes dans les captures y est strictement interdite.
Les navires de pêche côtière au chalut pourront également opérer dans certaines zones délimitées, notamment au-delà de six milles nautiques entre 26°24’ et 27°00’ et au-delà de trois milles au nord de 27°00’. Là encore, aucune proportion de poulpe ne pourra figurer dans les prises.
La pêche traditionnelle pourra, pour sa part, cibler d’autres espèces sur les sites autorisés, mais sans capturer de poulpe. L’utilisation des « garraf » et de la « krâcha » sera interdite durant cette période. Au sud de Sidi El Ghazi, la capture de la seiche par les embarcations de pêche traditionnelle sera également prohibée.
Le secrétariat d’État prévoit par ailleurs un renforcement des contrôles. Toute unité contrevenant aux dispositions sera considérée comme pratiquant une pêche illégale et pourra faire l’objet de sanctions, notamment administratives, pouvant aller jusqu’au gel ou au retrait de la licence de pêche.
La mesure s’inscrit dans les orientations du Plan Halieutis en matière de conservation et d’exploitation durable des ressources marines et s’appuie notamment sur les avis scientifiques récents de l’INRH.
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