Législatives 2026 : ces nouveaux visages qui veulent faire leur entrée au Parlement

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Législatives 2026 : 93 plaintes enregistréesEléctions législatives 2026 © Image générée par IA

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À l’approche des élections législatives du 23 septembre 2026, plusieurs formations politiques misent sur le renouvellement de leurs candidatures. Derrière les figures déjà connues de la scène parlementaire apparaissent de nouveaux profils issus du journalisme, de la culture, de la vie associative, de la politique locale ou encore de familles déjà implantées dans le champ électoral.

Le Parti de la justice et du développement (PJD) illustre particulièrement cette volonté de renouvellement. Selon les données contenues dans les listes électorales examinées, seuls une trentaine de candidats présents en 2021 ont été reconduits, soit un renouvellement proche de 70%. Le parti a également ouvert ses portes à des personnalités extérieures à ses structures traditionnelles.

Parmi les nouveaux profils qui attirent l’attention figure Samir Chaouki. Journaliste et écrivain, il s’est également investi dans la réflexion économique et géopolitique à travers la création du think tank OMEGA.

Le PJD l’a choisi pour porter ses couleurs dans la circonscription de Hay Hassani. Son parcours professionnel tranche avec celui des cadres politiques traditionnels : il arrive dans la compétition électorale avec une expérience dans les médias, l’analyse et la réflexion sur les questions économiques et géopolitiques. Le parti mise ainsi sur une personnalité issue de la société civile et du monde intellectuel pour renouveler son image.

Autre candidature atypique au sein du PJD, celle de Fatima Ouchaye. Connue comme actrice, elle a été désignée pour conduire la liste régionale du parti dans Casablanca-Settat. Son entrée dans la compétition électorale traduit l’ouverture recherchée par le PJD à des personnalités qui ne sont pas issues du sérail politique classique. À travers ce choix, la formation cherche notamment à diversifier les profils appelés à la représenter et à élargir son implantation auprès de nouveaux publics.

Le PAM mise sur de nouvelles figures féminines

Le Parti authenticité et modernité (PAM) fait également du renouvellement féminin un axe important de sa stratégie. Le parti a retenu douze femmes pour conduire ses listes régionales, une par région.

Parmi elles figurent Leïla Bilgha à Rabat-Salé-Kénitra, Sara Amahzoun à Béni Mellal-Khénifra, Salma Ablahsain à Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, Najat Ouyahya à Drâa-Tafilalet ou encore Nadia El Idrissi Slitine à Marrakech-Safi. La liste comprend également Houda El Mghari El Mebred dans l’Oriental, Malika Mezzour à Casablanca-Settat, Khadija Hajoubi à Fès-Meknès et Sanaa Zahid à Souss-Massa.

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Le profil de Leïla Bilgha illustre cette nouvelle génération d’acteurs politiques. Elle dispose déjà d’une expérience dans la politique locale à Rabat, où elle s’est investie dans les structures municipales du PAM. Son parcours montre que le renouvellement parlementaire peut aussi passer par la promotion de responsables ayant construit leur expérience au niveau territorial.

Sara Amahzoun représente, de son côté, un profil davantage tourné vers le monde professionnel. Issue d’une formation en gestion et commerce, elle a notamment évolué dans le secteur du développement immobilier. Son engagement politique au sein du PAM vient compléter cette expérience professionnelle.

Le RNI : renouvellement et héritage politique

Le Rassemblement national des indépendants (RNI) présente lui aussi plusieurs nouveaux profils. Le parti revendique un taux de renouvellement de 36% parmi ses 89 candidats annoncés. Mais cette recomposition comporte une particularité : certains nouveaux candidats sont issus de familles déjà fortement implantées dans la vie politique locale.

À Salé-Médina, Omar Lazrak fait ainsi son apparition dans la liste du RNI. Il est le fils de Nourreddine Lazrak, figure déjà connue de la politique locale. Sa candidature s’inscrit donc dans une logique de transmission générationnelle, avec l’arrivée d’une nouvelle génération appelée à reprendre le relais sur le terrain électoral.

Même configuration à Sidi Bennour avec Yasser Kandil, fils d’Abdelkader Kandil, élu RNI dans cette circonscription. La candidature du jeune prétendant illustre la manière dont certains réseaux politiques locaux se prolongent d’une génération à l’autre. Abdelkader Kandil avait notamment été élu dans cette circonscription lors des précédentes législatives.

À Taroudant-Sud, Nadia Bouhdoud constitue un autre profil à suivre. Présidente de la commune d’Oulad Teima, elle dispose déjà d’une expérience dans la gestion des affaires locales. Elle est également la fille de Mohammed Bouhdoud, ancien député.

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Son parcours combine donc responsabilité élective locale et ancrage familial. Sa candidature traduit la volonté du RNI de s’appuyer sur des personnalités disposant d’une connaissance directe du terrain et des enjeux des collectivités territoriales. À Moulay Rachid, le RNI présente Anass Haddadi. Son nom s’inscrit lui aussi dans une continuité familiale puisqu’il est le fils de Mohammed Haddadi.

Cette candidature s’ajoute aux autres profils issus de la nouvelle génération politique investie par le RNI dans plusieurs circonscriptions. Elle témoigne d’un phénomène désormais visible dans plusieurs formations : le renouvellement des candidatures ne signifie pas nécessairement une rupture avec les réseaux politiques existants. Dans certains territoires, la relève s’effectue au contraire au sein de familles déjà implantées localement.

Entre renouvellement politique et transmission

Ces candidatures révèlent ainsi plusieurs visages du renouvellement politique à l’approche des législatives de 2026. Certains nouveaux entrants, comme Samir Chaouki ou Fatima Ouchaye, viennent de secteurs éloignés de la politique professionnelle. D’autres, comme plusieurs candidats du RNI, s’appuient sur une implantation locale et sur des réseaux familiaux déjà constitués.

Le phénomène est également perceptible au PAM, qui mise fortement sur des femmes issues de différents horizons et disposant, pour certaines, d’une expérience politique locale.

À quelques semaines du scrutin, cette recomposition constitue néanmoins l’un des principaux enseignements des listes dévoilées par les partis : la bataille de 2026 ne se jouera pas uniquement entre figures établies, mais aussi autour d’une nouvelle génération de candidats cherchant à transformer leur expérience professionnelle, locale ou associative en représentation parlementaire.

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