Législatives 2026 : ce que les Marocains doivent savoir
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Le Maroc se prépare à un nouveau rendez-vous électoral majeur avec les élections législatives prévues le 23 septembre 2026. Ce scrutin doit permettre de renouveler les 395 membres de la Chambre des représentants et de déterminer la nouvelle majorité parlementaire appelée à soutenir le prochain gouvernement. Au-delà du simple renouvellement des élus, ces élections législatives constituent un moment clé de la vie institutionnelle du Maroc, puisqu’elles définiront les équilibres politiques pour les cinq années à venir et ouvriront la voie à la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale.
Conformément aux dispositions constitutionnelles, le parti arrivé en tête du scrutin devra être chargé de former le gouvernement. Le Roi nommera le chef du gouvernement parmi les membres du parti arrivé premier lors des élections législatives à la Chambre des représentants, conformément à l’article 47 de la Constitution. Le futur exécutif devra ensuite obtenir la confiance de la Chambre des représentants après la présentation de son programme gouvernemental.
Un scrutin pour renouveler 395 sièges
Les électeurs marocains seront appelés à choisir leurs représentants à la Chambre des représentants, qui compte 395 sièges. Cette institution joue un rôle central dans le fonctionnement démocratique du pays. Elle examine et vote les projets de loi, contrôle l’action du gouvernement, participe à l’évaluation des politiques publiques et adopte, avec la Chambre des conseillers, les textes budgétaires.
Les électeurs ne votent pas directement pour un candidat unique, mais pour une liste présentée par un parti politique ou une coalition. Les sièges sont ensuite répartis entre les différentes formations en fonction des résultats obtenus dans chaque circonscription.
Sur les 395 sièges, 305 sont attribués au niveau des circonscriptions locales, tandis que 90 sièges relèvent des circonscriptions régionales. Ce dernier dispositif vise notamment à renforcer la représentation des femmes au Parlement et à favoriser une meilleure diversité dans la composition de la Chambre.
Le maintien du quotient électoral basé sur le nombre d’inscrits sur les listes électorales, et non uniquement sur le nombre de suffrages exprimés, continue de peser sur la configuration politique. Ce mécanisme limite la possibilité pour un seul parti d’obtenir une majorité très large et favorise généralement la formation de coalitions gouvernementales.
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Qui pourra voter ?
Le droit de vote concerne les citoyens marocains âgés de 18 ans ou plus et inscrits sur les listes électorales générales. L’inscription constitue une étape indispensable pour participer au scrutin.
Une opération de révision exceptionnelle des listes électorales a été organisée avant les élections législatives, du 15 mai au 13 juin, afin de permettre aux nouveaux électeurs de s’inscrire, mais également aux citoyens ayant changé d’adresse de mettre à jour leurs informations. Cette procédure vise à garantir une meilleure fiabilité du fichier électoral et à faciliter la participation citoyenne.
Le jour du vote, l’électeur devra se présenter dans son bureau de vote muni des documents nécessaires, où son identité sera vérifiée avant de pouvoir déposer son bulletin dans l’urne. Le vote se déroule selon le principe du secret électoral, avant le dépouillement effectué conformément aux procédures prévues par la loi.
Des règles législatives adaptées aux nouveaux enjeux
Les législatives de 2026 interviennent dans un contexte marqué par plusieurs évolutions du débat public, notamment liées à la transformation numérique et à l’utilisation croissante des réseaux sociaux dans les campagnes électorales.
Parmi les changements annoncés figurent des dispositions visant à mieux encadrer l’usage des outils numériques, notamment l’intelligence artificielle générative, afin de limiter la diffusion de contenus manipulés ou trompeurs susceptibles d’influencer les électeurs. La question de la désinformation en période électorale est devenue un enjeu majeur dans plusieurs démocraties, poussant les autorités à renforcer les mécanismes de vigilance.
Les règles relatives au financement des campagnes électorales font également l’objet d’un suivi renforcé. Les partis et candidats restent soumis à des obligations de transparence concernant les dépenses engagées et l’origine des fonds utilisés pendant la campagne.
Par ailleurs, les dispositifs favorisant l’accès des jeunes et des femmes à la représentation politique à travers des financements ciblés demeurent au cœur des discussions autour du renouvellement de la classe politique. L’objectif affiché est de favoriser une plus grande diversité parmi les élus et d’encourager l’émergence de nouveaux profils.
Une bataille politique entre plusieurs formations
Le paysage politique marocain est marqué par un multipartisme ancien. Les principales forces représentées au Parlement sortant comprennent notamment le Rassemblement national des indépendants (RNI), le Parti authenticité et modernité (PAM), le Parti de l’Istiqlal (PI), l’Union socialiste des forces populaires (USFP), le Mouvement populaire (MP), le Parti du progrès et du socialisme (PPS) ainsi que le Parti de la justice et du développement (PJD).
La campagne électorale devrait être dominée par plusieurs grands dossiers qui occupent l’espace public : le pouvoir d’achat, l’emploi, la réforme du système de santé, l’éducation, la protection sociale, la gestion de l’eau, l’investissement et la compétitivité économique.
Pour les partis politiques, l’enjeu sera de convaincre les électeurs de leur capacité à répondre aux attentes sociales et économiques, mais aussi d’obtenir un poids parlementaire suffisant pour participer à la formation du prochain gouvernement.
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La formation du nouvel exécutif
La proclamation des résultats ne marque pas immédiatement l’entrée en fonction du nouveau gouvernement. Une période de transition institutionnelle s’ouvre après le scrutin.
Une fois les résultats définitifs annoncés, le Roi nomme le chef du gouvernement issu du parti arrivé en tête. Celui-ci engage ensuite des discussions avec les autres formations politiques afin de constituer une majorité parlementaire capable de gouverner.
La durée de ces négociations peut varier selon la configuration issue des urnes. En 2021, à titre d’exemple, les élections législatives avaient eu lieu le 8 septembre et le nouveau gouvernement avait été officiellement nommé le 7 octobre, soit près d’un mois après le scrutin. Le délai dépend donc principalement de la capacité des partis à parvenir rapidement à un accord.
Après sa nomination, le gouvernement présente son programme devant le Parlement. La Chambre des représentants procède ensuite au vote de confiance, étape indispensable pour permettre au nouvel exécutif d’exercer pleinement ses fonctions.
Ainsi, si le processus suit un calendrier similaire à celui observé lors des précédentes élections, le gouvernement issu des législatives de 2026 pourrait commencer son mandat entre la fin du mois de septembre et le mois d’octobre 2026. Toutefois, une période plus longue reste possible en cas de négociations politiques complexes.
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