2024 : résilience budgétaire et recettes records au Maroc

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2024 : résilience budgétaire et recettes records au MarocImage d'illustration DR

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Malgré un environnement économique international difficile marqué par des crises climatiques, des tensions géopolitiques et une croissance mondiale modérée, le Maroc a su maintenir le cap en matière de finances publiques en 2024. Grâce à une gestion stratégique, le pays a enregistré une baisse continue de son déficit budgétaire et une amélioration exceptionnelle de ses recettes fiscales, tout en soutenant les citoyens face aux pressions inflationnistes.

L’année 2024 a représenté un véritable défi pour l’économie marocaine, fortement exposée aux fluctuations de l’économie mondiale. Dans ce contexte incertain, le gouvernement a adopté des politiques budgétaires rigoureuses visant à préserver la stabilité macroéconomique tout en répondant aux besoins urgents des citoyens et des entreprises.

Ces efforts se sont traduits par une réduction notable du déficit budgétaire et une augmentation record des recettes publiques. Les mesures prises pour contenir l’inflation, soutenir le pouvoir d’achat et stimuler les investissements stratégiques ont également marqué cette année.

Des recettes fiscales en forte progression

Les recettes fiscales ont joué un rôle clé dans la performance budgétaire de 2024, atteignant 372,6 milliards de dirhams, soit une hausse de 15,2% par rapport à l’année précédente. Cette évolution s’inscrit dans une tendance positive observée depuis 2020, avec une croissance annuelle moyenne de 11%.

L’augmentation de ces recettes s’explique par une amélioration de la TVA, qui a généré 12,4 milliards de dirhams supplémentaires grâce à une progression tant à l’importation qu’au niveau national.

Lire aussi : Quand la croissance des recettes ne freine pas le déficit

L’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés ont également connu des hausses respectives de 9,5 et 8,4 milliards de dirhams, reflétant une meilleure collecte et une conjoncture économique favorable.

En outre, d’autres taxes, telles que celles sur la consommation et les droits d’enregistrement, ont contribué à cette dynamique positive. Ces résultats traduisent non seulement une efficacité accrue des mécanismes de recouvrement fiscal, mais également une adhésion croissante des contribuables.

Une amnistie fiscale aux résultats exceptionnels

L’amnistie fiscale lancée en 2024 a permis de collecter 125 milliards de dirhams, dépassant largement les prévisions initiales. Cette mesure a incité les contribuables à régulariser leurs avoirs et revenus non déclarés avant le 1er janvier 2024, moyennant une contribution libératoire fixée à 5%.

Les fonds collectés se répartissent entre 77 milliards de dirhams provenant des déclarations bancaires et 48 milliards déclarés auprès de la Direction Générale des Impôts.

Lire aussi : Amnistie fiscale : un répit pour les banques, mais le déficit de liquidité perdure

Outre son impact direct sur les recettes de l’État, cette initiative a consolidé la confiance entre les contribuables et l’administration fiscale. Elle a également renforcé la conformité fiscale et mobilisé des ressources importantes pour le secteur financier.

En effet, les fonds récoltés ont également soutenu la capacité de financement de l’économie nationale, tout en contribuant à réduire le déficit budgétaire.

Une maîtrise rigoureuse des dépenses publiques

Le gouvernement a maintenu une approche équilibrée en augmentant les dépenses là où cela était nécessaire, tout en rationalisant les dépenses de fonctionnement. En 2024, les dépenses globales ont augmenté de 23,2 milliards de dirhams, soit une hausse de 5,7% par rapport à 2023.

Une grande partie de cette augmentation a été consacrée à l’amélioration des salaires dans le secteur public, avec un budget de 13,8 milliards de dirhams qui a bénéficié à plus d’un million de fonctionnaires, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de la sécurité.

Lire aussi : Finances publiques 2024 : résilience délicate ?

Parallèlement, des subventions importantes ont été accordées pour maintenir les prix de l’électricité et soutenir les professionnels du transport, ainsi que pour maîtriser l’inflation alimentaire et lutter contre les effets de la sécheresse.

Malgré ces efforts, l’État a réussi à générer une économie de 5 milliards de dirhams sur les dépenses de fonctionnement, illustrant une gestion financière efficace et prudente.

Réduction continue du déficit budgétaire

L’un des résultats les plus marquants de l’année 2024 a été la réduction du déficit budgétaire, qui est passé de 4,4% du PIB en 2023 à 3,9% en 2024. Cette baisse s’explique par une combinaison de facteurs, notamment l’augmentation substantielle des recettes fiscales et les économies réalisées sur certaines dépenses.

En outre, la mobilisation exceptionnelle de fonds grâce à l’amnistie fiscale a permis de soutenir cette trajectoire descendante. Cette performance budgétaire reflète les efforts du gouvernement pour assurer une gestion financière soutenable, même dans un contexte de pressions économiques et sociales croissantes.

Perspectives pour 2025

Les performances enregistrées en 2024 offrent une base solide pour aborder les défis à venir. En 2025, les priorités du gouvernement incluront la poursuite de la réduction du déficit budgétaire, le maintien d’un niveau élevé d’investissement public et l’approfondissement des réformes fiscales.

La dynamique de transparence et de confiance instaurée grâce aux mesures de 2024, notamment l’amnistie fiscale, devra être renforcée pour encourager une adhésion encore plus large des contribuables. Par ailleurs, des efforts supplémentaires seront nécessaires pour faire face aux défis climatiques et aux pressions inflationnistes, tout en soutenant la croissance économique.

Lire aussi : Épargne nationale : 28,3% du PIB prévu en 2025

En dépit des turbulences internationales, 2024 s’est révélée être une année de résilience et de progrès pour les finances publiques marocaines. L’amélioration des recettes fiscales, le succès de l’amnistie fiscale et la gestion rigoureuse des dépenses ont permis au pays de réduire son déficit budgétaire et de renforcer sa stabilité économique.

Ces résultats témoignent d’un équilibre réussi entre gestion financière prudente et soutien aux citoyens. En jetant les bases d’une économie plus robuste, le Maroc aborde 2025 avec des perspectives prometteuses et une ambition renouvelée.

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