On ne joue pas avec le statut du Roi, la question nationale et la dignité patriotique des citoyens MRE ! Réplique à Driss Ajbali 4/5
Racisme de classe à l’égard de la première génération de TME
– « Engagement antique », impressionner des « amicalistes ignares », renvoie à l’argument de la condescendance et du procès en imposture. Le chercheur de Rabat est ringardise, jeté dans le passé comme un fossile, un has been, incapable de comprendre la modernité du Maroc en 2026 et la situation de la communauté MRE près de 40 ans après Haddaoui. Au fait, pourquoi cette date et pas avant ? Parce que pour lui, les politiques publiques marocaines en la matière commencent avec ce dernier responsable, comme il l’a fait dans le dernier livre ? Comme si le dossier de l’émigration marocaine n’était pas géré auparavant, fondamentalement par les ministres de l’Emploi, du Travail et des Affaires sociales successifs, et auxquels l’auteur de ces lignes a consacré un certain nombre de travaux.
Une formule odieuse
Relevons d’abord la formule odieuse, qui crache sur la mémoire des pionniers de l’émigration marocaine, alors qu’ils méritent tout le respect. Traiter la première génération de TME « d’ignares » n’est pas uniquement un excès de langage, un simple dérapage verbal, une formule « un peu dure » ou simplement péjorative, mais un mot injurieux, fort blessant et disqualifiant. Ignare signifie profondément ignorant, inculte, sauvage et stupide. Traiter les aînés d’« ignares » parce qu’ils ne pouvaient pas distinguer les « fadaises » politiques de l’époque est la définition même du mépris de classe. Elle consiste à juger des hommes sur une éducation formelle que la vie et l’histoire du Maroc leur avaient refusée.
Le chroniqueur quitte le champ de l’analyse (qu’il n’a jamais abordé en fait) pour entrer dans celui du jugement offensant. C’est un jugement arrogant et élitiste qui porte sur les capacités de la personne, sous-entendant qu’elle se caractérise par une bêtise crasse, voire une incapacité structurelle à comprendre. Il balaie d’un revers de main les sacrifices et la mémoire de ces pionniers de l’émigration marocaine, alors que feu Hassan II les accueillait en France avec respect, dignité et sollicitude. C’est une qualification qui essentialise la première génération par le vide culturel.
Elle constitue une offense à leurs descendants et à leurs familles, eux qui ont construit LA communauté, éduqué leurs enfants dans des contextes hostiles et ont maintenu vivants leur identité et le lien patriotique. Tout comme ils ont supporté sur leurs épaules le développement du Maroc et de leurs régions d’origine et ont été plus tard, à partir de 1975, les premiers à défendre, bénévolement faut-il le rappeler, dans leurs pays d’accueil, la cause de l’intégrité territoriale du pays.
Encore une fois, critiquer le système répressif de l’époque, consistant à surveiller et à réprimer tout militant politique, syndicaliste « TME » ou exilé est une chose. Laisser entendre qu’ils ont été manipulés par l’administration et l’appareil sécuritaire, cela s’entend. Mais parler d’« amicalistes IGNARES », cela dépasse l’entendement.
Transfert de responsabilité
De plus, le chroniqueur déplace la responsabilité politique sur les victimes. Qualifier ces ouvriers d’ignares revient à dire : « Si le système répressif ou les intellectuels dogmatiques (suivez le regard) ont pu les manipuler, c’est parce qu’ils étaient trop limités intellectuellement pour le voir, et déceler les fadaises d’intellectuels ». Cela exonère en partie le système (consulats, services répressifs) pour blâmer la prétendue simplicité d’esprit des personnes qui la subissent. En somme, les « TME » de l’époque avaient un faible niveau d’instruction, mais pas de dignité, que le chroniqueur leur ôte par mépris de classe !!!
Il y a une frontière très nette entre la critique d’un système répressif et le mépris des hommes qui le subissaient. La formule n’a rien de l’analyse « sociologique », c’est une offense. Elle inflige une double peine à cette génération. Elle a d’abord été instrumentalisée par l’appareil consulaire de l’époque, qui profitait de sa vulnérabilité et précarité, et elle se trouve aujourd’hui, mémoriellement, disqualifiée par le chroniqueur de classe, qui utilise son manque de savoir comme une arme de dénigrement politique.
Par ailleurs, dans un procès grossier d’inversion idéologique et de pratique de la malhonnêteté historique, Driss Ajbali accuse « l’avocat » de Rabat d’être un fervent partisan, voire même un acteur amicaliste, lié au système répressif de l’émigration marocaine durant les années de plomb. Ceci est une pure calomnie : le chercheur militant au Maroc de retour de Grenoble, a continué à être parmi ceux qui ont combattu ce système de surveillance et de neutralisation également de l’opposition de gauche en exil. À titre d’exemple, voir deux de ses articles parus dans le journal « Albayane » :
« Étrange collusion entre l’Amicale des travailleurs et des commerçants marocains en France et les truands du patronat français » (édition du 23 septembre 1977) ;
« Deuxième congrès des « Amicales » à AL Jadida : des instances non représentatives des travailleurs émigrés et qui méritent dissolution » (édition du 17-18 août 1980), et ceci bien avant les recommandations de l’Instance équité et réconciliation, un quart de siècle plus tard.
Il n’échappe nullement aussi à notre détracteur, que l’auteur de ces lignes a toujours été pour la refonte démocratique du comité directeur de la Fondation Hassan II pour les Marocains résidant à l’étranger qui continue de manière anachronique à être juridiquement représentés par ces « amicales », en vertu de la loi 19-89 qui n’a pas encore été modifiée jusqu’ici. Ajbali, qui a été cooptée par la Fondation dès 1999 pour la représenter comme déléguée au sein de l’ancien CCDH, a-t-il fait quelque chose, y compris au CCME, pour inciter les responsables de la Fondation à démocratiser ce comité directeur !? A-t-il contribué à l’élaboration d’un avis consultatif pour corriger cet aspect et entreprendre une réforme plus globale de cette institution ?
Rien dans ce sens, si ce n’est de la pure complaisance comme le chapitre dans son récent livre avec pour titre : « l’essor de la Fondation Hassan II ». Sur ce point, voir notre longue étude parue sur plusieurs éditions dans Al Bayane à partir du 21 novembre 1999, il y a presque trois décades, sous le titre : « Restructurer et dynamiser la Fondation Hassan II pour les Marocains résidant à l’étranger ».
Neutraliser toute pensée critique
Ce qui précède n’est pas constitué de mots anodins, d’une sémantique uniquement péjorative, d’un simple vocabulaire dur, d’une terminologie exagérée, d’une violence verbale. Ce sont des insultes grossières destructrices, des invectives et insultes directes, des termes infamants et des propos diffamatoires en bonne et due forme à l’intelligence collective et à la dignité de cette génération. Résumons-nous sur ces aspects :
– Traiter la pensée d’un chercheur en migration sous prétexte de désaccord, sous le prisme de la sénilité ou de déficience cognitive, constitue une injure publique inadmissible et une atteinte intolérable à sa dignité d’homme et d’intellectuel.
– Nous présenter comme le « compère » de réseaux associatifs accusés de transformer la cause nationale de l’intégrité territoriale et le dossier du Sahara marocain en un « fond de commerce » ou « associations lucratives sans but », dépasse largement le cadre d’un simple débat d’idées. Nous imputer en tant qu’universitaire des motivations mercantiles ou financières du dossier le plus sacré du Maroc, réunit tous les critères de la diffamation et de la calomnie caractérisée relève de la calomnie pure et simple. Cela sous-entend un manque au devoir de probité et d’intégrité patriotique que tout citoyen doit à son pays. Ce procédé vise par conséquent à jeter l’opprobre patriotique sur un citoyen pour l’exclure du débat public.
– Qualifier le travail de toute une vie – quelques 24 ouvrages documentés – de « fadaises » et de livres « recyclés », tout en accusant l’auteur d’avoir bâti sa carrière et notoriété en cherchant à « impressionner des amicalistes ignares », ne relève nullement de la critique scientifique. C’est un déni insultant de notre profil professionnel et un mépris affiché pour la première génération de travailleurs marocains en Europe, ravalés au rang de public inculte et manipulable en raison de sa faiblesse.
Mais l’ex-numéro 3 du CCME n’est pas à sa première pratique offensante vis-à-vis des citoyens MRE, et ceux qui défendent notamment leurs droits politiques, en particulier par rapport au Maroc. En effet, on n’est pas face à des accidents de langage, à des dérapages isolés, mais à une constante, à une pratique permanente. Il s’agit d’une démarche politique explicite de l’exclusion des citoyens MRE, construite et maintenue principalement par les cercles décisionnels (ou ex-membres dirigeants) d’une institution d’Etat comme le CCME. En d’autres termes, la «sociologie » est utilisée non pas pour contribuer à l’émancipation citoyenne des MRE, mais pour justifier leur éviction des cercles de pouvoir marocain. Le fil conducteur est strictement le même : l’utilisation systématique d’un vocabulaire de la dégradation intellectuelle et sociale pour verrouiller l’accès des citoyens MRE et de leurs militants aux espaces de décision.
Au total, avec le déluge d’insultes contre le chercheur rappelées au début de notre analyse, l’objectif est politique. Il s’agit de neutraliser toute pensée critique à l’égard de la gestion des politiques migratoires (et particulièrement celle du CCME et de toutes les questions y afférent), tout en érigeant le statu quo comme modèle de sagesse politique et de « pragmatisme ». Il s’agit du verrouillage hégémonique du débat.
Expertise en insultes anti-citoyens MRE
Pour bien montrer qu’il ne s’agit de notre côté ni d’attaques personnelles, ni d’un acharnement, donnons un échantillon significatif que nous avons bien documenté avec des citations précises, étalées sur une quinzaine d’années de 2011 à 2026, à des occasions diverses et dans des supports différents. Ce n’est pas une simple affaire de mots qui choquent ou de politesse et de bienséance malmenées. C’est l’expression d’un système de pensée élitiste et disqualifiant. Ce qui ressort des citations que nous allons reproduire et analyser, ce sont des insultes à la personne, le mépris de classe culturelle à l’égard des citoyens MRE, la stigmatisation, la validation des pires préjugés eurocentrés, un sentiment de condescendance et de supériorité. L’anathème et l’insulte directe à leur intelligence, à la dignité de leurs personnes sont, pour Driss Ajbali, quelque chose de banal. Ceci traduit une vision profondément dénigrante des citoyens MRE et une rupture de l’éthique de la responsabilité :
1- 2011 (« Actuel », magazine casablancais, du 18 au 24 juin 2011, qualifie les militants civiques MRE « d’hystériques » et d’opportunistes ayant « ėchouė dans leurs projets de vie et d’intégration » (que l’on peut synthétiser par « ratés de l’intégration ») et les internautes MRE de « hystériques » et de « nébuleuse d’anonymes ». À ce stade, on peut relever un grand paradoxe. L’ironie absolue réside dans le fait que le chroniqueur a profité pleinement du système démocratique français en se présentant au suffrage universel direct (législatives). Or, aux citoyens MRE qui réclament ce droit de vote direct pour le parlement de Rabat, il estime que ce n’est que « fadaises ». Par conséquent, pourquoi le vote direct serait un vecteur d’intégration à Strasbourg (au fait, il n’a jamais réussi aux élections là-bas), mais un danger pour les MRE à Rabat. Il connaît la valeur du bulletin de vote pour l’avoir pratiqué en France, mais il a choisi de plaider pour son refus pour ses compatriotes par opportunisme pour acquérir, préserver et renouer avec un statut au sein de l’appareil d’Etat marocain.
Par ailleurs, le terme d’hystérie fait partie de la pathologisation psychiatrique comme arme d’exclusion de l’espace civique. L’accusation d’hystériques pour parler de la revendication des droits politiques est une arme pour décréter l’irrationalité, l’immaturité et la folie de ceux qui réclament ce type de droits. Ce sont des aliénés mentaux qui devraient être enfermés.
Par ailleurs, l’auteur ironie et tourne en dérision la loyauté des citoyens MRE qui « S’ACCROCHENT RELIGIEUSEMENT AU DISCOURS ROYAL DE 2005 ». C‘est là un passage féroce très lourd politiquement, alors qu’il s’agit d’un discours royal fondateur, qui mérite comme tous les autres discours royaux, respect et le maintien de leur honneur et crédibilité. En effet, le mépris réside dans le détournement du vocabulaire de la foi pour disqualifier une revendication purement constitutionnelle, citoyenne et politique. En disant qu’ils « s’accrochent religieusement », le chroniqueur cherche à faire passer les militants de la communauté MRE de « dogmatiques », d’« intégristes politiques » ou de « dévots » hors sol.
Il ironise donc sur le fait que la communauté ait prise au mot, six ans plus tard, une décision officielle de l’État. Pourtant, cinq années auparavant, dans un billet intitulé « les VRP des MRE » (Aujourd’hui le Maroc du 28 juillet 2006), il développait le point suivant : « il y’a lieu de souligner la puissance du volontarisme du discours de Sa Majesté le Roi du 6 novembre (2005) » mais « pour réussir correctement la traduction, il y’a besoin de temps ».Une fois que l’on a donné plus de temps au temps et allongé démesurément les délais, il faudrait alors passer à l’amnésie pure et simple !!!
La formulation du chroniqueur est par ailleurs en totale contradiction avec la doctrine constitutionnelle marocaine. Pour celle-ci, les orientations royales en matière de politiques publiques, et en particulier sur le dossier des citoyens MRE, ont une valeur de feuilles de routes suprêmes qui s’imposent au gouvernement et aux administrations. Or ici, le chroniqueur tente de relativiser la parole royale, en la présentant comme une relique du passé, à laquelle les MRE s’accrochent à tort, hiérarchisant ainsi les interventions du Souverain, en choisissant celles qui arrangent pour maintenir le statut quo. Il donne par ailleurs l’impression que la parole officielle de l’État a une date de péremption. Or le discours du 6 novembre 2005 n’est pas obsolète ou « caduc ». Il a été gravé dans le marbre justement dans l’article 17 de la Constitution de 2011 et implique depuis cette date, sa mise en pratique.
On comprend mieux le grand embarras pour le chroniqueur à citer ce discours fondateur de 2005. Les citoyens MRE ne s’accrochent pas à un vieux souvenir. Ils demandent l’application de la loi fondamentale. Or, pour lui, tel qu’il la exprimé de manière arrogante en septembre 2026, ce débat « doit » (!!!) être clôturé. C’est un « faux problème » et s’y référer, c’est être « entêté », faire preuve d’une grande obsession, voire même être « sclėrosė ». À moins d’avoir considéré dès le départ, à quelques jours du référendum de 2011, que le contenu de l’article ne devait pas être interprété de manière démocratique. Ceci voudrait dire que lors de sa rédaction, sous le lobbying de certains antiparticipationnistes, l’article 17 a été verrouillé et cadenassé comme on le verra plus loin.
2- 2014 (Quid.ma) : Traite les internautes MRE critiques de « nervis de la toile », agissant « à quatre pattes, la nuit venue ». En qualifiant l’expression des citoyens MRE sur les réseaux sociaux de « nervis » (homme de mains de la pègre), l’auteur opère une criminalisation brute de l’espace public numérique. Pour lui, le citoyen MRE qui débat en ligne, est un voyou virtuel au service d’une mystification « fascisante ». C’est l’alibi parfait pour justifier le traitement sécuritaire, le cloisonnement et l’étouffement de la parole de La communauté MRE, qui peut amener à la construction d’une doctrine bureaucratique de l’inaptitude civique des citoyens MRE.
3- 2015 (APCE-Strasbourg) : le 26 janvier 2015, á l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe, Driss Ajbali, introduit par le modérateur comme « directeur du CCME » (tandis que la dépêche de l ‘agence officielle MAP du 27 janvier 2015 l’a présenté comme « membre dirigeant du CCME ») qui sont en fait les deux, une usurpation, a fait une intervention sur l’Islam dans le cadre d’une audition au lendemains des attentats sur Charlie Hebdo, alors que la thématique de la rencontre était bien différente, suite aux attentats perpètres en particulier contre la rédaction de Charlie Hebdo : « attaques terroristes de Paris : ensemble pour une réponse démocratique ».
Ce n’est pas une défense de l’islam et des musulmans en France en particulier et des musulmans d’Europe en général, dont les Marocains. Elle est au contraire, une mise en cause de l’islam et des musulmans en Europe, et leur attaque de manière frontale, avec des propos offensants, blessants, scandaleux et stigmatisants. Parmi ses phrases irresponsables, celle -ci : « C’EST UN ISLAM INCULTE. C’EST UN ISLAM QUI RESSEMBLE AUX GENS QUI LE PORTENT, QUI SONT TRÉS SOUVENT DES ANALPHABÈTES ». Or c’est l’analyse qui était bien pauvre…
Le choix du mot « inculte », relève d’une violence verbale explosive, et d’une offense caractérisée. Tout comme pour les « amicalistes ignares », le chroniqueur en question utilise un vocabulaire qui méprise le niveau d’instruction des croyants, au lieu de critiquer uniquement les failles des politiques publics les concernant. Inculte, faut-il le préciser, veut dire : ignorant, sauvage, sans éducation. C’est un outrage à la religion elle-même et á ses pratiquants. Cela revient à disqualifier la pratique religieuse de millions de personnes, dont la communauté MRE musulmans, en la réduisant à une sous- culture ignorante, et en effaçant la dignité de leur spiritualité.
À travers le terme « inculte », cela sous-entend que la pratique religieuse des ouvriers immigrés de la première génération était une croyance brute, dépourvue de toute valeur de civilisation. Quelle approche inadmissible et irresponsable, alors que l’Etat marocain valorise un islam du juste milieux, tolérant et encadré ! Quelle piètre « analyse » sociologique ! Ceci marque le glissement vers le racisme culturel d’en haut.
L’analphabétisme -qui est une injustice socio-économique subie par la première génération d’immigrés marocains – est convoqué et mobilisé ici comme une tare cognitive pour disqualifier la dignité de la spiritualité, notamment des citoyens MRE musulmans. Validant des clichés dénigrants et paternalistes les plus réactionnaires, cette stigmatisation devant une instance internationale est un outrage culturel et une faute politique lourde. Elle apporte de l’eau au moulin des idéologies racistes et xénophobes et offre un argumentaire clé en main à ceux qui refusent d’accorder une place digne institutionnalisée au culte musulman en Europe, sous prétexte qu’il s’agirait d’un islam de « pauvres », d’ « incultes » et d’« analphabètes », en bref de sous-développés pourrait-on dire .
En somme, cette vision présentée sur l’islam est profondément dégradante et stigmatisante pour plusieurs raisons :
– le glissement de la religion vers l’essentialisation des personnes ;
– le stigmate de l’analphabétisme comme une tare intellectuelle;
– la validation des pires préjugés euro centrés, á une période où l’islamophobie et l’intolérance gagnent dangereusement du terrain en Europe, avec la banalisation du racisme anti-musulman en particulier.
En d’autres termes, lorsqu’un représentant du CCME (officiellement « directeur du CCME » à la tribune), cesse d’être le bouclier et le porte-voix des citoyens MRE, devient leur premier dénigreur public sur la scène internationale, il commet une trahison politique. Il valide et nourrit directement l’anti-islam des droites décomplexées en Europe et ailleurs, en leur offrant le tampon d’approbation d’un « expert » « indigène » ou de « l’immigré de service ». Ce faisant, il commet une faute politique gravissime.
L’auteur de ces lignes ne pouvait pas ne pas réagir à ces propos infamants, inadmissibles et dangereux, en publiant un article intitulé : «Tėmoignage marocain irresponsable devant l’APCE sur l’Islam et les musulmans d’Europe », paru dans « Dounia News » et « Wake Up info » du 29 janvier 2015 et « L’opinion » (Rabat) du 4 février 2015. Cela a provoqué surtout une onde de choc et un tollé de protestations véhémentes de médias « communautaires » (Maghreb TV, Yabiladi, Oumma.com), Hespress et des ONG de la communauté MRE (notamment le Collectif des associations marocaines d’Europe -CAME- coordonnė par Mohammed Hashas, CAPSUD MRE présidée par Salem Fkire (et d’autres nationalités)…
Ceci a contraint à une désolidarisation officielle du CCME, via un communiqué officiel de ce Conseil, actė notamment le 27 février 2015, par un éditorial de « Yabiladi. Com » (Mohamed Ezzouak). La suite a été l’éviction du « directeur du Conseil » du poste de responsable administratif et financier à l’été 2015, aggravée par une campagne médiatique sur des soupçons d’opacité dans la gestion administrative et financière de l’institution. D’où en 2026, dans le cadre d’un repositionnement en cette période de transition au niveau du secteur MRE, sa grande rancoeur en particulier à l’égard du SG du CCME Abdallah Boussouf, á qui il en veut á mort, n’ayant jamais digéré avoir été poussé vers la sortie. Au fait, pourquoi ce communiqué officiel très corrosif a-t-il été supprimé ou retiré dernièrement d’Internet ? N’est-ce pas pour effacer les traces de cette fracture ? Y’aurait-il eu un « nettoyage » pour aboutir à l’amnésie sur cette affaire qui est dans le passif de notre contradicteur ?
Toujours est-il qu’il ne s’agit nullement d’une fin de mission qui était programmée ou d’un départ lié à un processus contractuel normal. Il n’est donc pas parti « la mort dans l’âme » comme il l’a prétendu dans l’introduction de son livre en 2026, mais il a été bel et bien désavoué et limogé, tout en négociant très bien financièrement son départ forcé, en restant par ailleurs membre du Conseil. Ceci ne l’a pas empêché de se présenter dans la chronique en réponse à Mustapha Sehimi, comme un membre « passif et en retrait » qui a des « récriminations à faire à l’institution » pour chercher en réalité à se disculper, à se poser en résistant aux divers dysfonctionnements, et à sortir blanc comme neige du passif de ce Conseil.
L’expression « la mort dans l’âme » employée est un camouflage rhétorique grossier qui travestit la réalité historique de son départ du CCME à l’été 2025. Ce n’était pas un départ volontaire la tête haute, mais une éviction subie. Il a été renvoyé avec le regret de la perte des privilèges et du Califa dans la guerre à mort qui l’opposait à Boussouf pour le contrôle de l’institution au moment de la coprésidence du CCME et du CNDH. C’est également le regret de la perte institutionnelle du pouvoir et de tous ses avantages, notamment financiers, surtout quand on a carte blanche au titre d’institution indépendante… qui est l’expression d’un véritable « fond de commerce »(!!!)
En choisissant le registre de l’injure intellectuelle crasse, l’ex numéro trois du CCME ne s’est pas contenté d’être brutal. Il a disqualifié, essentialisé et humilié la mémoire religieuse et humaine des musulmans immigrés en Europe, dont les TME, des membres de leur famille, pour ceux qui ne les avaient pas laissés au pays. Il s’agit donc d’une faute analytique lourde, à savoir la stigmatisation, d’un préjudice politique durable avec la légitimation des discours d’exclusion par les courants racistes et populistes en Europe, et d’une rupture violente du contrat morale entre une institution d’État et les citoyens qu’il est censé représenter et défendre. De plus, c’est l’effacement d’un héritage de dignité, expression d’un système de pensée élitiste et disqualifiant, qui utilise son « savoir » de sa hauteur pour discréditer l’histoire ouvrière de l’émigration marocaine.
4- 2026 (Quid.ma) : -Qualifie les pionniers de l’immigration ou première génération de TME d’ « AMICALISTES IGNARES ». Ne fait pas la différence entre le système répressif qui est condamnable et les « TME » en tant que personnes avec leur dignité, mais aussi avec leurs problèmes spécifiques (isolement de leurs familles, soins de santé, retraites, reconnaissance…). L’usage du terme « ignares » (qui est scandaleusement ignorant et borné), dépasse la simple brutalité polémique pour s’inscrire dans l’injure caractérisée. Encore une fois et encore, c’est une insulte et un manque de respect directe à la mémoire et à l’intelligence de la première génération d’émigres marocains (les Chibanis), les renvoyant au néant intellectuel, au lieu de s’en prendre uniquement au donneur d’ordre du système répressif, les consulats en particulier. La formule disqualifie les personnes subalternes sur le manque de savoir, en confondant délibérément le manque d’accès à l’école avec un manque de valeur humaine et de facultés intellectuelles des personnes visées. C’est une disqualification condescendante, un mépris de classe ou élitisme intellectuel, qui balaie d’un revers de main les sacrifices et la mémoire de ces pionniers de la communauté MRE.
La première génération de l’émigration marocaine ne peut plus se défendre. Beaucoup sont aujourd’hui âgés, malades, invalides ou ont même disparu. Écrire l’histoire de ces pionniers en la résumant de manière ignare et inculte, est une profanation de leur héritage et un outrage de la mémoire collective. Condamnant les aînés pour leur absence de scolarisation, alors qu’ils en ont été victimes, équivaut à effacer l’immense dignité de leur parcours de vie et de foi. De fait, relevant du mépris de classe, les mots « amicalistes ignares »et « islam inculte »constituent un acte de maltraitance, et une trahison politique majeure.
5- 2026 (livre récent : «Migration et Politique : l’équation marocaine »). Pour discréditer de nos jours la revendication récurrente des citoyens MRE á la représentation parlementaire à Rabat, à partir du vote direct dans les circonscriptions électorales législatives de l’étranger, l’ex numéro 3 du CCME s’attaque à la personne des cinq députés parlementaires (1984-1992), á savoir feu Akka Ghazi (USFP, circonscription de Paris), Brahim Berbache (Centre Social, circonscription de Lyon), Marzouk Ahaidar (UC, circonscription de Bruxelles), Naim Abdelhamid (RNI, circonscription de Tunis) et Rachid Lahlou (Istiqlal, circonscription de Madrid). Ces cinq députés MRE élus dans les circonscriptions électorales législatives de l’étranger précédentes ont, dit-il, fait « preuve d’amateurisme dėsinvolte » (page 107), ayant été menacés par le « ridicule », n’ayant « ni certificat ni diplôme » (page 106), « ne devaient rien peser individuellement et collectivement » (page 106), tout comme ils ont relégués à « l’âge de pierre » (page 107) au Parlement. Et le summum du mépris, de la condescendance et du racisme de classe pour expliquer « l’ėchec » de cette expérience de 1984 : « On peut fabriquer artificiellement un député, LUI SELLER MÊME LE CHEVAL, ENCORE FAUT-IL QU’IL PUISSE LE MONTER CORRECTEMENT » (page 104) (!!!)
Cette présentation dégradante sans preuves, alors qu’il reconnaît lui-même que « le bilan positif ou négatif de cette expérience parlementaire, est quasi inexistant » (page 108), que cette expérience est « aphone », qu’elle « ne parle pas » (page 106) a un objectif précis. Le message subliminal est le suivant : « Si les députés TME n’ont rien pesé, pourquoi commettre la même erreur aujourd’hui avec des profils qui n’ont pas de diplôme spécifique de gouvernance !? » Ou alors: « Si vous appliquez la Constitution et permettez à nouveau aux MRE d’élire directement des députés, vous allez recréer des députés artificiels qui ne savent même pas monter le cheval de l’Etat, et transformeront irrémédiablement le Parlement en un espace ridicule ».
Parler d’incapacité à monter le cheval est aussi une présentation humiliante, en enlevant à ces hommes leur dignité. Cela les réduit à des êtres passifs, des marionnettes « fabriquées » « artificiellement » qui n’ont aucune volonté, ni compétence, ni qualités propres. Bref pourrait-on dire, des symboles de l’archaïsme et du sous-développement pour faire court et ce, en utilisant n’importe quels « arguments », fussent -ils les plus dédaigneux. La fin justifie les moyens. L’essentiel est que cela choque, frappe les esprits pour dévaloriser er déconsidérer cette représentation, qui est pourtant un droit constitutionnel.
En d ‘autres termes, avec ce système de fermeture, d’exclusion et de dénigrement, la communauté MRE souffre d’un déficit de légitimité et de professionnalisme qui doit lui interdire l’accès à la responsabilité politique. Le fait que ce livre de 2026 ait fait l’objet d’un soutien et d’une promotion officielle par la présidence du CCME (comme ceci est bien mentionné à la page 2 du livre), montre que cette arrogance n’est pas gratuite. Elle est faite pour justifier d’une autre manière le refus permanent d’assurer l’effectivité de la représentation parlementaire des citoyens MRE par le biais du vote direct dans les consulats.
Pour avoir côtoyé de près les députés MRE dans l’enceinte parlementaire en tant que chercheur en migration, que l’on nous permette de rappeler quelques éléments d’une analyse qui avait été consacrée à leur expérience dans notre livre intitulé « le Maroc et l’im{ė)migration : quelles politiques, quelles institutions,quelle citoyenneté ? » (2009), qui fournit un récit totalement différent et d’abord documenté :
« Tout en prenant en considération certaines insuffisances, qui ne doivent nullement être occultées, les députés de la communauté marocaine résidant hors des frontières nationales ont, compte tenu de l’environnement et des contraintes existantes, assuré convenablement leur mission sur certains aspects. Pour avoir suivi de près leurs actions et les travaux parlementaires à Rabat sur le dossier émigration, nous pouvons témoigner. S’ils n’ont pas été assez entreprenants au sein de leurs groupes parlementaire respectifs dans l’exercice de leur pouvoir de légiférer (initiative des lois, amélioration des textes de loi par des amendements), ils ont par contre été plus actifs dans le contrôle du gouvernement (questions orales et questions écrites concernant particulièrement les Marocains résidents à l’étranger) et les débats budgétaires dans les aspects liés aux besoins de l’émigration.
« Leur action a été remarquée surtout au sein de la commission parlementaire spécialisée, concernée notamment par la question migratoire. Ils ont également sensibilisé divers organismes (Duanes, Caisse nationale de sécurité sociale et départements ministériels marocains (Finances, Emploi, Éducation nationale, Justice, Habitat, Intérieur, Affaires étrangères, Habous et affaires islamiques) au sujet du dossier multidimensionnel de la communauté. Tout comme ils ont fait mûrir l’idée de l’interlocuteur unique pour les Marocains résidant à l’étranger, qui a donné lieu, le 31 juillet 1990, à la nomination d’un ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des affaires de la communauté marocaine résidant à l’étranger, en la personne de Rafik Haddaoui » (Fin de citation de A B) .
6- 2026 (livre « Migration et politique »): -Les revendications politiques des dernières années des citoyens MRE ne sont que des «JÉRÉMIADES » (page 297) portėes par des « AGIT-PROP» (page 297) Les jérémiades sont des pleurnicheries répétitives et stériles de personnes qui se plaignent indûment sans cesse de façon excessive ou agaçante. Avec ce terme, on rabaisse les droits civiques. Revendiquer la citoyenneté effective, n’est plus une revendication noble ou démocratiques, cela devient des gémissements infantiles. Par ailleurs, en étiquetant les milieux associatifs d’agit prop, l’ex numéro 3 du CCME les fait passer pour des milieux séditieux, des cellules agressives de subversion politique ou des agitateurs professionnels sans base démocratique réelle. Menaçant pratiquement la sécurité et l’ordre public, ils doivent faire l’objet d’une surveillance stricte en restreignant autant que possible leur capacité de mouvement. En bref, pour «contrer » les citoyens MRE, s’agirait-il de renouer avec les «Années de plomb » qui sont pourtant
révolues !?
7- 2026 (Quid.ma) : Encore une fois et encore, traiter la défense du Sahara marocain et la revendication légitime de représentativité parlementaire des citoyens MRE en termes de « fonds de commerce », gérés par des « associations lucratives sans but », est le summum de l’atteinte à la dignité patriotique des citoyens marocains, aussi bien de l’extérieur, que de l’intérieur.
Après l’équivalent des « ėchouės de l’intégration », les propos dédaigneux et irresponsables sur « l’Islam inculte », la première génération d’« ignares », les internautes MRE « nervis » et « hystériques », les députés TME 1984-1992 qui ne savent même pas « monter le cheval qu’on leur selle », le sentiment patriotique des citoyens MRE et ceux de l’intérieur à propos du Sahara marocain qui devient un pur « fonds de commerce » pour des raisons pécuniaires et d’enrichissement personnel, où allons-nous !? Ce n ‘est pas de la liberté d’expression ou de penser, mais de la pure diffamation avec un objectif destructeur.
Le fil conducteur de ces citations est d’une clarté absolue, comme expression d’une idéologie de la disqualification. Il s’agit de l’usage systématique d’un vocabulaire de la dégradation intellectuelle et sociale pour verrouiller l’accès des militants de la communauté MRE aux espaces de décision. Il y’a en effet une permanence sur 15 ans dans des supports différents. C’est le signe d’un profil trop toxique qui se manifeste par sa propre incontrolabilité et imprévisibilité, ainsi que par la constance du lexique de l’injure caractérisée et du mépris, incapable de dialoguer avec les citoyens MRE de manière civilisée, moderne, avec tenue et retenue.
Dans le contexte actuel, il s’agit pour le pseudo sociologue de blanchir son passé et celui de son protecteur au CCME qui a financé, soutenu (comme il est dit à la page 2 du livre) organisé et présidé au stand officiel du Conseil au SIEL 2026 la promotion en grande pompe de son livre- réhabilitation. Depuis cette date, l’ex numéro 3 du CCME se sent des ailes. Il reprend du service avec zèle. Mais chasser le naturel, il revient au galop avec toute la série des dernières insultes mises en avant dans notre analyse, preuves à l’appui. Alors que Sa Majesté le Roi Mohammed VI en tant que Garant de la cohésion nationale, inscrit le lien avec la communauté MRE dans une logique de sacralisation de leur dignité et de leur apport historique, le chroniqueur substitue le mépris technocratique à la bienveillance souveraine.
C’est une insulte à la vision unificatrice du Souverain, qui cherche à intégrer la Jaliya et non à l’exclure par l’humiliation et l’anathème. L’esprit du statut et le mandat officiel du CCME, ne condamnent ils pas ce type de dérapage sémantique commis par l’ex numéro 3 du CCME, y compris dans le dernier livre !? Est-ce de la sorte qu’il compte se repositionner en prévision de la restructuration du champs institutionnel MRE, en se présentant comme le modernisateur de ce champs pour le compte de la nouvelle ère administrative ?
Parallèlement à cela, le fait qu’officiellement, la présidence du CCME continue d’abriter, de financer et de mettre en avant un membre ayant été éjecté de ses responsabilités administratives et financières à l’été 2015, utilisant un lexique aussi méprisant, n’est-il pas l’expression d’une complicité qui n’a rien de passive!?
Après ce constat « livre sur table », preuves à l’appui, le président du CCME qui a dit au SIEL lors de la présentation du livre qu’il l’avait lu attentivement et que sa publication « fera prospérer le débat », reviendra-t-il PUBLIQUEMENT sur ces éloges déplacés ? N’est-ce pas un reniement à cette éthique du service public et de la confiance royale dans l’institution -Conseil? À ce propos, il faut reconnaître que le modérateur de la séance de présentation du livre, Naim Kamal, avait reconnu publiquement séance tenante de manière honnête (voir vidéo) que la discussion du livre ne pouvait être qu’« à la surface, le livre venant à peine d’arriver en salle », y compris pour lui-même.
L’opinion publique parmi la Jaliya et ici ainsi que tous les responsables concernés par le secteur MRE, apprécieront cette constance dans l’insulte la plus abjecte, qui continue à s’appliquer impunément à des secteurs de plus en plus larges. N’est-il pas temps que les responsables mettent fin à ce type de nuisance et d’offense à la dignité des citoyens marocains, de l’extérieur et de l’intérieur, morts ou vivants !?
La chronique en question, apparaît bien comme une offre de service. Or, on ne peut pas postuler au futur champ institutionnel MRE avec un CV-palmarès d’insultes ignominieuses qui se répètent et « s’affinent » au fil du temps, en dépit des recyclages indus. Un peu de décence, parce que tout ce qui été dit, récemment encore, c’est petit, très petit, désespérément petit !
En tous les cas, ces attaques ad hominem (contre la personne en tant que telle), ne nous feront pas taire. Dire que c’est la fin du débat autour de l’article 17 est une hérésie démocratique, un sabotage du débat public en démocratie, rabaisser cette transition cruciale du système MRE à un niveau d’invective personnel où l’on distribue des certificats de patriotisme ou des accusations de mercantilisme, ce qui est toxique pour le débat national. Accepter ce procédé, reviendrait à valider qu’au Maroc, pour disqualifier un argument scientifique (comme la nécessaire application de l’article 17 de la Constitution ou la méthode du benchmark), il suffit d’accuser son auteur de trahison ou d’opportunisme financier envers la marocanité du Sahara. Encore une fois et encore, c’est inadmissible et intolérable !!!
Le débat ne peut par conséquent être confisqué par la bureaucratie et ses représentants zélateurs. Ces attaques personnelles confirment simplement que notre diagnostic et nos propositions alternatives, ainsi que celles de nos collègues Mustapha Sehimi et Abdellatif Fekkak, font mal à la bureaucratie sortante du CCME, dont l’auteur de la tribune en a fait partie de 2008 à 2015. En bref, alors que le chroniqueur de Quid.ma se présente comme «l’Homme Providentiel », il s’agit en fait d’un visage du « passif » du CCME (et du CCDH concernant la préparation de l’avis consultatif relatif à la mise en place du CCME) définitivement disqualifié par ses propres méthodes, rendu encore plus radioactif par sa récente sortie infamante.
Ayant été démis de sa fonction exécutoire au CCME pour ses propos irresponsables sur l’Islam et n’ayant pu se maintenir à l’agence MAP (comme il l’a insinué lors de la présentation du livre-réhabilitation), sa sortie récente dans l’espace Quid.ma n’est pas un « baroud d’honneur », mené avec panache, dignité et fidélité à des principes, mais c’est l’expression du « chant du signe ». Sa chronique en question s’est construite sur le mensonge, les fantasmes, la calomnie et l’insulte diffamatoire avec le but de détruire, non de construire. Or la restructuration attendue du champ institutionnel MRE exige des bâtisseurs, des femmes et des hommes de communication, et non des profils qui règlent de vieux comptes par la diffamation pour se prémunir contre la « concurrence » qu’il voit chez tout universitaire, même chez celui qu’il ne connait pas, comme l’a précisé le Pr Fekkak ou celui avec qui il refuse la discussion publique, par peur du débat contradictoire pluriel et libre, ce qui est d’ailleurs la position défensive de la direction bicéphale du Conseil.
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