Greenfield finance, l’Afrique doit financer les compétences autant que les infrastructures neuves

Le greenfield finance ne désigne pas la finance verte. Il finance des actifs créés à partir de zéro, une centrale, un hôpital, une usine, un terminal ou une plateforme numérique. En Afrique, ces projets restent indispensables mais deviennent plus difficiles à financer. Leur rendement dépend en outre d’une infrastructure moins visible, le capital humain capable de construire, exploiter et maintenir ces actifs. Les détails.

A A A A A

Tribune

Gabriel Gervais

Etudiant à l’ESSEC Business School

Temps de lecture : Publié le 17/09/2026 à 11:18
favoris

Le mot prête souvent à confusion. Greenfield finance ne signifie pas green finance, ou finance verte. Le premier terme décrit le stade d’un investissement. Le second décrit sa finalité environnementale. Un terminal gazier construit à partir de zéro est greenfield sans être nécessairement vert. Une rénovation énergétique peut être verte sans être greenfield.

Un projet greenfield commence avec un terrain, des autorisations et une promesse de revenus futurs. Il faut encore construire l’actif, raccorder les réseaux, recruter les équipes et atteindre le niveau de production prévu. L’investisseur finance donc une activité qui ne génère pas encore de cash.

Cette caractéristique explique pourquoi le greenfield est essentiel à l’Afrique. Le continent ne peut pas couvrir ses besoins uniquement en rénovant des infrastructures existantes. Il faut créer de nouvelles capacités électriques, industrielles, hospitalières, numériques, logistiques et éducatives.

Mais elle explique aussi pourquoi ces projets coûtent cher à financer. Un actif existant possède un historique de trafic, de revenus et de coûts. Un projet greenfield repose sur des hypothèses. La BAD indique dans ses Perspectives économiques en Afrique 2026 que la valeur des investissements greenfield a chuté de 37% en 2024, à environ 113 milliards de dollars.

Le débat ne peut donc plus porter uniquement sur les milliards mobilisés. Une infrastructure physique n’est productive que si des compétences locales peuvent l’exploiter. Une usine de vaccins a besoin de biologistes, un réseau électrique de techniciens et un port de logisticiens. Le capital humain n’est pas un supplément social du projet. Il est l’une des conditions de son rendement.

Le greenfield transforme une promesse de revenus en actif finançable

La structure financière commence souvent par une SPV, Special purpose vehicle (société créée spécifiquement pour porter un projet et isoler ses flux et ses risques). Les actionnaires apportent du capital et les prêteurs fournissent une dette dont le remboursement dépend principalement des recettes futures du projet.

Cette logique oblige à répartir les risques. Le risque de construction est couvert par des contrats EPC, Engineering, Procurement and Construction (contrats intégrés couvrant ingénierie, achats et construction), des garanties de bonne fin et des réserves pour imprévus. Un retard de chantier peut en effet retarder tous les flux servant la dette.

Le risque commercial est traité par des contrats d’offtake (contrats d’achat de long terme). Une centrale électrique devient plus finançable si un acheteur s’engage à acheter sa production. Un terminal devient plus lisible si des utilisateurs réservent des capacités. Le futur revenu devient alors suffisamment prévisible pour être financé.

Le risque de change est particulièrement important en Afrique. La dette peut être en dollars ou en euros alors que les revenus du projet sont en monnaie locale. Si cette monnaie se déprécie, le même service de dette coûte davantage. Le financement en monnaie locale, les couvertures et les garanties peuvent réduire cette exposition.

Le risque politique est enfin pris en charge par l’État ou des institutions spécialisées. La MIGA, Multilateral investment guarantee agency (agence du Groupe Banque mondiale qui couvre certains risques politiques), peut notamment protéger contre certaines expropriations, restrictions de transfert ou ruptures de contrat.

C’est pourquoi le greenfield mobilise souvent du blended finance (financement mixte combinant ressources publiques, concessionnelles et privées). Une garantie de première perte peut absorber la partie la plus risquée d’un projet et rendre la dette senior acceptable pour une banque commerciale.

Le rôle du sponsor reste également central. Pendant la construction, les prêteurs exigent souvent que les actionnaires couvrent certains dépassements de coûts ou apportent des fonds propres supplémentaires avant que la dette ne soit entièrement tirée. Le capital du sponsor sert ainsi de première couche de protection. Plus le projet est nouveau, plus cette couche doit être crédible, car la banque ne peut pas encore s’appuyer sur un actif qui produit du cash.

Le projet MADIBA au Sénégal dans les vaccins illustre ce mécanisme. La SFI, Société financière internationale (branche du Groupe Banque mondiale dédiée au secteur privé), a envisagé un financement associant dette et garantie de première perte issue de l’IDA PSW, International Development Association Private Sector Window (guichet destiné à réduire le risque des investissements privés dans les pays les plus difficiles).

Le greenfield finance ne consiste donc pas à convaincre un investisseur de prendre tous les risques. Il consiste à les découper et à les attribuer à l’acteur le mieux placé pour les porter.

Le capital humain est l’infrastructure que les modèles financent encore mal

Le financement de projet sait valoriser une centrale, une route ou une usine. Il valorise moins bien l’écosystème humain dont dépend leur utilisation. C’est pourtant ici qu’une partie importante des projets africains peut perdre sa rentabilité.

Un hôpital neuf peut disposer d’équipements modernes et rester sous-utilisé faute de médecins, d’infirmiers ou de techniciens. Une usine peut être livrée à l’heure mais rencontrer des arrêts répétés faute de maintenance locale. Le coût économique ne vient alors pas d’un défaut de construction mais d’une capacité humaine insuffisante.

Le capital humain possède plusieurs caractéristiques d’une infrastructure. Il nécessite un investissement initial, produit des rendements pendant plusieurs années et augmente la productivité d’autres actifs. Mais il est difficile à donner en garantie. Une banque peut saisir une machine, pas une compétence acquise par un salarié.

Cette différence explique pourquoi le financement privé classique sous-investit dans la formation. L’entreprise supporte le coût mais une partie du bénéfice peut partir chez un concurrent si le salarié change d’employeur. Le rendement est diffus, alors que le coût est immédiat.

Les institutions de développement commencent à corriger ce biais. En février 2026, la Banque mondiale a lancé SET4Jobs, Skills for Economic Transformation and Jobs (programme régional destiné à aligner les compétences sur les secteurs créateurs d’emplois), doté de 972 millions de dollars pour l’Afrique orientale et australe et visant jusqu’à 18 millions de jeunes.

En juin, elle a lancé SIRA, Skills for Innovation, Resilience and Aspirations (programme régional pour l’éducation, les compétences et l’accès à l’emploi), doté de 642 millions de dollars pour le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire et la Guinée. L’énergie, la santé, l’agro-industrie, le tourisme et l’industrie manufacturière sont directement reliés aux programmes de formation.

La BAD suit la même logique. Ses programmes de capital humain associent de plus en plus santé, formation professionnelle et emploi aux investissements productifs. En 2026, elle a également investi dans SPE PEF III, fonds de capital-investissement dont un des piliers couvre la pharmacie, les services de santé et l’éducation.

Le changement de définition est important. Une infrastructure économique n’est plus seulement un actif en béton, en acier ou en fibre optique. Elle peut être une capacité collective à produire un service. Une école technique reliée à une zone industrielle peut augmenter le rendement de toutes les usines installées autour d’elle.

Le prochain enjeu est de rendre la compétence finançable

La difficulté consiste à transformer cette intuition en contrats. Le capital humain n’a pas un tarif aussi simple qu’une autoroute ou une centrale. Il faut donc relier son financement à des résultats mesurables.

Une première solution consiste à intégrer la formation dans le contrat principal. Un concessionnaire ferroviaire peut devoir former un nombre défini de conducteurs et de techniciens avant l’ouverture. Un exploitant hospitalier peut recevoir une partie de son paiement lorsque les équipes locales atteignent certains standards.

Une deuxième solution est le financement à la performance. Un financeur avance les fonds et la rémunération dépend du nombre de personnes certifiées ou durablement insérées dans un emploi. Le résultat humain devient ainsi un flux économique vérifiable.

Une troisième solution repose sur les PPP, partenariats public-privé (contrats de long terme associant une personne publique et un opérateur privé pour financer ou exploiter une infrastructure). Le paiement peut couvrir non seulement la disponibilité du bâtiment mais aussi la qualité du service et les compétences nécessaires à son fonctionnement.

Une quatrième solution est la mutualisation. Une seule usine hésite à financer un centre de formation dont les diplômés pourront partir chez un concurrent. Une zone industrielle regroupant vingt entreprises peut au contraire financer une académie commune. La compétence reste alors dans l’écosystème même si les salariés circulent.

Les garanties multilatérales peuvent accélérer ce modèle. Le Groupe Banque mondiale veut porter ses garanties annuelles en Afrique à 6,4 milliards de dollars d’ici 2030, notamment pour les infrastructures, la santé, le numérique et les secteurs créateurs d’emplois. Elles peuvent rendre finançables des projets dont une partie du rendement dépend d’effets collectifs difficiles à capter par un seul investisseur.

Cette approche modifie aussi l’évaluation du rendement. Un investisseur privé calcule naturellement les flux qu’il peut capter. Une banque de développement doit en plus mesurer les gains indirects, productivité des travailleurs, réduction des importations de compétences, création de fournisseurs et hausse future des recettes fiscales. Le blended finance devient pertinent lorsque ces bénéfices collectifs sont élevés mais qu’ils ne reviennent pas entièrement à l’investisseur qui paie la formation.

Le projet Biovac en Afrique du Sud donne une image concrète de cette approche. En 2026, la SFI, la Banque européenne d’investissement et la Commission européenne ont soutenu une nouvelle usine de vaccins présentée à la fois comme un projet greenfield et comme un outil de transfert technologique et de développement de compétences.

Cette logique vaut également pour le numérique. Un centre de données sans spécialistes de cybersécurité ou une dorsale fibre sans techniciens réseau crée une dépendance externe durable. Le contenu local ne peut donc pas se limiter au ciment, aux travaux ou aux emplois temporaires du chantier.

Le prochain indicateur du greenfield africain ne devrait plus être seulement le montant investi ou la date d’inauguration. Il devrait mesurer les compétences, les fournisseurs et les nouvelles entreprises que l’actif aura fait émerger dix ans après sa construction. C’est à ce moment qu’un projet neuf devient réellement une infrastructure économique.

Dernier articles
Les articles les plus lu
Publié le 16/09Législatives 2026 : le pouvoir face au miroir des urnes

En 2021, les partis demandaient aux Marocains de leur accorder leur confiance. En 2026, ceux qui ont gouverné pendant cinq ans doivent accepter une autre exigence : rendre des comptes. C’est probablement la meilleure manière de lire les législatives du 23 septembre. La campagne est lancée. Les affiches sont sorties, les meetings se multiplient, les programmes sont dévoilés et les candidats occupent progressivement l’espace public. Mais derrière cette agitation électorale, une question domine : le gouvernement sortant a-t-il suffisamment transformé…

Par Marouane Bichichi, Analyste politique
Publié le 15/09Le million d’emplois, encore ! Quand la promesse se moque de l’arithmétique

Mais la promesse a un goût prononcé de déjà-vu : le gouvernement sortant n’avait-il pas aussi promis un million d’emplois ? Cinq ans plus tard, les résultats se sont chargés de lui rappeler qu’entre une promesse électorale et une trajectoire économique crédible, il y a parfois un million d’emplois. Mais qu’importe, pourquoi changer une promesse qui gagne ? On reprend les mêmes chiffres, et on recommence ! Une hypothèse de croissance chimérique… Il faut d’abord s’arrêter sur l’hypothèse de croissance…

Par Pr. Nabil Adel, Membre du Conseil national du Mouvement populaire
Publié le 14/09Alliance industrielle : histoire allemande, avenir marocain

Une étude détaillée de cette thèse paraît en 1912 sous le titre « Die dreihundert Männer: Wer regiert die Welt ? » (Les trois cents hommes : qui gouverne le monde ?) sous la plume de Kurt Aram, pseudonyme du journaliste Hans Fischer. Cet ouvrage analyse les interconnexions personnelles entre les banques, la grande industrie et les conseils de surveillance à la fin de l’Empire allemand. De l’alliance des décideurs au véritable essor industriel : le défi de la force de…

Par Pr. Mourad Alami, Professeur des Universités Maroc, Allemagne, Chine
Publié le 12/09Akhannouch et Lekjaa : le match qui a commencé avant le coup d’envoi du Mondial

Les joueurs ne courent pas derrière un ballon et ne cherchent pas à inscrire un but dans les dernières minutes. Ils évoluent sur un autre terrain : celui de la politique, de l’économie, du sport et de l’image du pays. Sur ce terrain, deux noms s’imposent : Aziz Akhannouch et Fouzi Lekjaa. Le premier entre dans la partie avec le maillot de chef du gouvernement, d’homme d’affaires et de dirigeant politique. Le second avec celui de responsable financier devenu l’une…

Par Marouane Bichichi, Analyste politique
Publié le 12/09Casablanca réduit les frictions de la finance anglophone vers l’Afrique francophone

Une place financière ne se mesure pas seulement au volume des transactions sur son marché domestique. Elle peut être une infrastructure de coordination. Londres relie des capitaux étrangers à des actifs étrangers. Singapour connecte l’Asie du Sud-Est aux marchés mondiaux. Casablanca cherche une fonction comparable à son échelle. La question n’est donc pas de devenir plus grande que Johannesburg ou Lagos, mais d’identifier quelle friction africaine elle peut réduire mieux qu’eux. Le premier récit de CFC, Casablanca Finance City (place…

Par Gabriel Gervais, Etudiant à l’ESSEC Business School
Publié le 11/09Old Age Protocol : et si nous préparions aujourd’hui la vieillesse que nous connaîtrons demain ?

Une question mérite alors d’être posée : pourquoi attendre que la vulnérabilité apparaisse pour commencer à protéger la vieillesse ? Chaque jeune personne est, en réalité, une future personne âgée. C’est à partir de cette idée simple que je propose un concept que j’appelle « Old Age Protocol » : non pas un nouveau privilège accordé aux personnes âgées, mais un cadre préventif permettant de préparer progressivement la société à une étape de la vie que chacun est susceptible de…

Par Badar uz Zaman, Directeur d’une école privée, titulaire d’un Master en science politique.
Publié le 10/09Maroc : nomadisme politique, quand les convictions changent de parti plus vite que les électeurs

Le changement de parti n’est évidemment pas un délit, pas plus qu’un changement d’opinion. En démocratie, personne ne devrait être prisonnier d’une étiquette politique. Un élu peut évoluer, revoir ses positions et choisir une nouvelle famille politique. Mais il existe une différence entre changer de conviction et changer d’étiquette. Et c’est précisément dans cet espace que s’installe le malaise. Quand l’étiquette prend le dessus sur le projet Un parti politique est censé être davantage qu’un logo, une investiture ou une…

Par Marouane Bichichi, Analyste politique
Publié le 09/09L’IA a envahi les bureaux avant les organigrammes

Les chiffres racontent un paradoxe. D’un côté, l’adoption explose : la moitié des cadres utilisent désormais l’IA au moins une fois par semaine, une hausse de 15 points en un an, avec une pratique encore plus marquée chez les jeunes actifs et les managers eux-mêmes. De l’autre, les dirigeants sous-estiment largement cette réalité : les études montrent que les salariés recourent à l’IA dans leurs tâches quotidiennes bien plus souvent que leurs responsables ne le pensent. Ce décalage n’est pas…

Par Dr. Bouamama Soukaina, Professeure en sciences de l’éducation – HEC Rabat, affiliée au Centre de rechercher en Sciences de Gestion et Economie (CEeSC)
Voir plus
Publié le 06/12Aux frontières du réel et de la fiction dans le roman social : le cas « Houris »

Cependant, cette pratique pose une question délicate : où s’arrête l’inspiration et où commence l’appropriation illégitime d’une histoire personnelle ? L’affaire entourant Kamel Daoud et son roman Houris illustre les tensions qui surgissent lorsque fiction et réalité s’entrelacent. Lauréat du prix Goncourt 2024, Daoud se voit reproché d’avoir utilisé, sans consentement, le récit d’une survivante de la guerre civile algérienne, ancienne patiente de son épouse psychiatre. Si l’écrivain réfute ces accusations en invoquant la fiction comme territoire libre, cette controverse…

Par Intissar Haddiya, Médecin et auteure marocaine
Publié le 30/12Les tendances et les défis du marché immobilier au Maroc

Dans les grandes agglomérations, les tendances sont tout aussi disparates. À Casablanca, l’IPAI a reculé de 1%, avec des baisses de 0,5% pour les biens résidentiels, de 2,7% pour les terrains, et de 2,2% pour les actifs professionnels. La ville a également enregistré une contraction significative de 30,1% des transactions, notamment pour les terrains (-41,7%) et les locaux professionnels (-33,3%). À Rabat, les prix ont diminué de 0,6% globalement, avec une baisse notable de 7,5% des actifs professionnels, mais les…

Par Karim Mabrour, Fondateur et CEO de MKM Immobilier
Publié le 23/11Le Maroc : pilier stratégique de la coopération sécuritaire et du renseignement dans un contexte géopolitique évolutif

Le rôle du Maroc s’étend bien au-delà de la simple défense de son intégrité territoriale face aux revendications désuètes du Polisario, il incarne une riposte systématique aux menaces qui gangrènent la stabilité de l’Europe, du Sahel et du Maghreb. La position géostratégique du Maroc, à la croisée de l’Atlantique, de la Méditerranée et du Sahel, confère au pays une fonction essentielle dans l’architecture sécuritaire mondiale. Les services de renseignement marocains, notamment la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST)…

Par Faiçal Marjani, Acteur associatif
Publié le 16/01L’intégration de l’année juive dans les célébrations marocaines : un pas vers l’équité culturelle

La célébration de l’année hégirienne incarne le socle islamique fondamental de l’identité marocaine, tandis que la commémoration de l’année grégorienne illustre l’ouverture du Royaume au monde moderne et son interaction avec la culture occidentale. La célébration de l’année amazighe, quant à elle, honore des racines ancestrales profondes liées à l’identité amazighe, un pilier fondamental du tissu social marocain. Bien que ces festivités témoignent d’une reconnaissance certaine de la diversité culturelle marocaine, elles révèlent néanmoins des lacunes criantes si elles n’incluent…

Par Faiçal Marjani, Acteur associatif
Publié le 28/01Green Impact Expo & Summit, un carrefour mondial pour une mobilité durable

Une ambition qui dépasse les frontières Au-delà de l’exposition et des conférences, le Green Impact Expo & Summit porte une vision : celle de créer une communauté marocaine de la mobilité durable, où chaque acteur, qu’il soit industriel, institutionnel, académique ou citoyen peut contribuer à construire les solutions de demain. Cet événement incarne une dynamique unique, où la collaboration transcende les simples enjeux commerciaux pour embrasser une responsabilité collective envers l’avenir de notre planète. Dans un contexte où les politiques…

Par Omar Amarouch, Chargé des partenariats et de la commercialisation du Green Impact Expo & Summit,
Publié le 22/11Asynchroni-Cités : quand les rythmes urbains se désaccordent

Dans ces environnements urbains, les rythmes de vie, les infrastructures et les dynamiques sociales ne sont plus en phase, créant une fragmentation de l’expérience urbaine. L’urbanisation rapide, souvent motivée par des impératifs économiques plutôt que par une vision cohérente de la ville, conduit à un désaccord entre les différents éléments qui composent la cité. Les transports fonctionnent à une cadence différente de celle des besoins résidentiels, les espaces de travail ne s’intègrent pas harmonieusement aux zones de loisirs, et les…

Par Mohammed Hakim Belkadi, Consultant architecte des écosystèmes urbains prédictifs et des milieux interconnectés expert judiciaire
Publié le 08/11Le Maroc exige de l’ONU une action décisive pour contrer les manœuvres déstabilisatrices dans la région

Ce régime, dont les pratiques empiètent systématiquement sur la souveraineté des nations voisines, s’appuie en interne sur une propagande mensongère visant à alimenter la haine, à détourner ses citoyens de leurs véritables aspirations, et à les priver de leur droit légitime au développement, à la justice sociale, et à la prospérité. Son objectif est évident : manipuler l’opinion publique pour la maintenir captive de projets idéologiques en décalage complet avec les besoins et les droits réels de ses citoyens. Après…

Par Faiçal Marjani, Acteur associatif
Publié le 07/02Green Impact Expo & Summit 2025 : une programmation scientifique pour penser la mobilité durable de demain

Une réflexion scientifique pour une mobilité durable La programmation scientifique du Green Impact Expo & Summit repose sur une approche transversale qui intègre les dimensions économiques, sociales et environnementales de la mobilité. L’objectif est clair : élaborer des solutions innovantes adaptées aux territoires et aux besoins des populations, tout en répondant aux impératifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le Maroc, acteur clé de cette dynamique, s’est fixé un objectif ambitieux de réduction de 45% de…

Par Mehdi Amarouch, Directeur du programme Green Impact Expo & Summit
pub