Soutien public à la presse : un décret qui divise
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Le décret publié le 18 novembre 2024, fixant les plafonds de soutien aux secteurs de la presse, de l’édition, de l’imprimerie et de la distribution, a suscité des réactions contrastées. Ce texte, signé conjointement par Mohamed Mehdi Bensaïd, ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, et Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget, établit de nouvelles règles d’attribution des aides publiques, visant à renforcer la transparence et la gouvernance.
Cependant, six organisations éditrices représentant plus de 800 entreprises médiatiques ont exprimé leur désaccord. Elles estiment que ces nouvelles dispositions excluent environ 95 % des entreprises médiatiques, notamment les petites structures et les médias régionaux, déjà fragilisés par un contexte économique difficile. Elles considèrent que ce décret pourrait porter atteinte au pluralisme médiatique et entraîner la fermeture de nombreuses entreprises.
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De leur côté, les défenseurs du décret mettent en avant la nécessité de rationaliser l’attribution des aides publiques, en les concentrant sur des acteurs respectant des critères précis de structuration et de professionnalisation. Pour eux, ce texte vise à mieux encadrer le secteur, tout en promouvant des pratiques transparentes et équitables.
Les organisations éditrices mécontentes appellent à un dialogue avec le gouvernement pour ajuster les modalités du décret. Elles prévoient également des démarches légales et institutionnelles pour défendre leur vision. Dans le même temps, certains experts estiment qu’un équilibre peut être trouvé entre les exigences de transparence et le besoin de préserver les médias indépendants, en particulier ceux opérant dans des zones marginalisées.
L’Union constitutionnelle (UC) charge son secrétaire général Mohamed Joudar de conduire les consultations avec la cheffe du gouvernement désignée, Fatima Ezzahra El Mansouri.
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