SIEL 2025 : 7 raisons de se perdre dans ce monde merveilleux
Epopée des Lions de l'Atlas, dessinée par Marvel-Dc Comics à l'occasion du SIEL 2024 © LeBrief
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En 2024, le SIEL a su marquer les esprits en ramenant des stars internationales et en réconciliant, une fois pour toutes, les Marocains avec la littérature. Ils étaient des milliers à se bousculer pour une dédicace. Quel souvenir plein de douceur ! Cette année, c’est donc un challenge que doit relever le ministère de tutelle pour faire mieux. Eh oui, il faut se surpasser d’année en année. Le programme officiel, riche et varié, laisse entrevoir un éventail de thématiques. Faisons un petit tour d’horizon des plus belles raisons d’y aller.
Amoureux de littérature, à vos plumes… ou à vos baskets, à vous de voir !
Le SIEL 2024 aurait-il réconcilié les Marocains à la littérature ?
1-Un billet d’avion pour quelques dirhams
Dès l’entrée, le ton est donné. Se rendre au SIEL ne coûte pas un bras, pourvu que la littérature soit assez vulgarisée pour plaire aux plus fâchés avec ce monde merveilleux. Et pour ceux qui n’aiment pas un genre ou une langue en particulier, vous voilà servis, le salon du livre, c’est avant tout un tour du monde littéraire. Dès les premières sessions, le SIEL 2025 ouvre le bal avec une réflexion sur le multilinguisme. Une table ronde intitulée « Pour un multilinguisme harmonieux – Plaidoyer pour plus de justice linguistique » réunit des figures telles que Jalal El Hakmaoui et Kaoutar Ghilani. Sous la modération incisive de Hicham Houdayfa, l’échange aborde les défis actuels d’une communication efficace dans un monde où la diversité linguistique s’impose comme une richesse à protéger. Ici, l’idée n’est pas simplement de célébrer la coexistence des langues, mais de comprendre comment la littérature peut constituer un outil d’émancipation et d’inclusion sociale.
2-L’écho poétique d’un monde en perdition
L’actualité littéraire se fait également ressentir dans le merveilleux espace dédié à la poésie. L’Anthologie de la poésie gazaouie d’aujourd’hui, présentée par Abdellatif Laâbi en collaboration avec Yassin Adnan, offre une plongée dans l’univers des mots qui résonnent avec force et sensibilité. Dans cette intervention, la poésie n’est pas qu’un art de la forme ou un assemblage de vers bien choisis, c’est un avant tout une véritable démarche identitaire, un cri poétique. Il s’agit de redécouvrir cette poésie qui, par sa musicalité et son engagement, se pose en vecteur de mémoire et de résistance.
3- L’art des sens
Au-delà des mots, le SIEL 2025 s’aventure sur des terrains plus sensibles avec une table ronde consacrée à « Le corps sur scène et le regard social ». Animée par des praticiens et des chercheurs tels qu’Asmaa Houri, Taoufiq Izeddiou et Nedjma Hadj, cette discussion questionne l’art de représenter le corps, entre performance théâtrale et expression artistique. Là, il ne s’agit pas de parler de la beauté ou de la vulnérabilité du corps, mais d’en explorer le lien symbolique dans notre rapport à l’identité et au vivre-ensemble.
4- Tradition et digitalisation
Livre papier ou e-book ? Ah le fameux débat. Il y a la team qui aime sentir l’odeur des vieux livres, et celle qui aime transporter sa bibliothèque dans une simple tablette. Au SIEL 2025, plusieurs conférences et ateliers sont consacrés à la dualité de l’édition traditionnelle et des nouvelles pratiques numériques. Les discussions portent sur l’avenir du livre imprimé face au développement des technologies : comment garantir que le savoir, la poésie et l’art littéraire puissent être transmis à travers les langues et les supports, sans jamais trahir leur essence ?
5- Diaspora et littérature
Un des aspects les plus fascinants du programme est sans nul doute son ouverture sur la diaspora marocaine. Le SIEL 2025 se fait le porte-parole des écrivains marocains à l’étranger, qui, en dépit de la distance géographique, continuent de nourrir la littérature nationale de leurs expériences et de leurs visions. Les sessions dédiées à cette dimension internationale adoptent une perspective interculturelle, en mettant en lumière des témoignages sur l’exil, le retour, ou encore la construction identitaire dans un contexte globalisé.
6- La discipline du livre
Le SIEL n’est pas qu’un temple du mot écrit, il se veut aussi un lieu de convergence des expressions artistiques. Des projections cinématographiques aux performances musicales en passant par le théâtre, chaque espace dédié à l’art offre une vision complémentaire du livre et de la culture. Cette interdisciplinarité, qui paraît parfois surprenante, montre que la littérature ne peut exister isolément : elle dialogue avec les images, avec les rythmes, avec les gestes.
7-Critique littéraire et intelligence collective
Le rôle du critique et de l’intellectuel prend également une place de choix dans le programme. Plusieurs panels invitent à réfléchir sur l’avenir du discours littéraire, en conjuguant expertise et passion. Ces moments d’analyse critique, loin des simples échanges courtois, se font l’écho d’une tradition intellectuelle forte, où le regard aiguisé sur l’évolution des pratiques culturelles est considéré comme essentiel. L’objectif est de décrypter, avec une honnêteté parfois déconcertante, les mutations qui s’opèrent dans le monde de l’édition. C’est là une invitation à la rigueur, sans pour autant renoncer à l’enthousiasme d’un débat nourri par la diversité des points de vue.
Un vrai carnet de routes littéraires.
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