PLF 2026 : le Maroc anticipe les défis et consolide sa reprise
Siège du ministère des Finances et de l'Economie à Rabat © DR
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Alors que l’économie mondiale devrait ralentir à 2,8% en 2025, le Maroc fait figure d’exception. Malgré les tensions géopolitiques, les chocs climatiques et les politiques protectionnistes, le pays maintient une trajectoire de croissance positive. Grâce à une diversification accrue, les secteurs non agricoles (comme l’industrie, le tourisme et les grands chantiers d’infrastructures) prennent le relais d’une agriculture pénalisée par la sécheresse.
Des prévisions revues à la hausse
La croissance économique marocaine devrait atteindre 4,5% en 2025, au lieu des 4,1% initialement annoncés. Cette révision est soutenue par la montée en puissance des investissements dans les énergies renouvelables, l’automobile et les phosphates. Le secteur touristique n’est pas en reste, avec une progression de 20% des arrivées sur les six premiers mois de l’année. L’inflation, quant à elle, est désormais contenue à 1,1%, après avoir culminé à 6,6% en 2022.
Le déficit public devrait reculer à 3,5% du PIB en 2025, contre 5,5% en 2020. Cette amélioration est le fruit d’une politique fiscale plus efficace : élargissement de l’assiette, simplification de l’impôt sur les sociétés, et modernisation de l’administration. Bien que la dette publique reste élevée (67,7%), elle suit une tendance baissière, avec une stabilisation attendue autour de 64% à l’horizon 2028.
À mi-parcours : focus sur 2026-2028
Trois grandes priorités guideront l’action économique du gouvernement dans les prochaines années :
• Stimuler l’investissement privé, en réduisant la bureaucratie et en accompagnant davantage les PME.
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• Accélérer les chantiers d’infrastructures, notamment dans les transports et les énergies vertes, à l’approche de la Coupe du Monde 2030.
• Renforcer la protection sociale, à travers l’élargissement de la couverture santé et le soutien aux ménages à faible revenu.
Défis climatiques et dépendance extérieure
Malgré ces avancées, plusieurs défis demeurent. Le Maroc reste tributaire des fluctuations économiques européennes, ses principaux partenaires commerciaux. Par ailleurs, les sécheresses récurrentes rappellent l’urgence de renforcer la gestion de l’eau et de moderniser l’agriculture. Ces vulnérabilités structurelles devront être traitées pour pérenniser la trajectoire actuelle.
La résilience économique du Maroc est reconnue sur la scène internationale. En 2025, le FMI a accordé au Royaume une ligne de crédit préventive de 5,4 milliards de dollars. Dans le même temps, une émission obligataire de 2 milliards d’euros a rencontré un franc succès sur les marchés, illustrant la confiance des investisseurs.
Le Maroc avance avec prudence mais détermination. Porté par des réformes de fond et une politique budgétaire maîtrisée, il se donne les moyens de ses ambitions. Les années à venir seront décisives pour transformer cette stabilité en progrès durable, au service de l’ensemble de la population.
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