Mouvement Damir : la gauche prend le chemin d’un renouveau politique
Conférence organisée par le mouvement Damir intitulée : Les voies d'un renouveau de la pensée de gauche, le 13 juin 2026, Casablanca © LeBrief
A
A
A
A
Lors d’une conférence organisée par le mouvement Damir intitulée : Les voies d’un renouveau de la pensée de gauche, il a été question de discuter de l’avenir de la gauche marocaine qui aujourd’hui traverse une période de doute sans précédent. En effet, dans un contexte marqué par une défiance croissante envers les institutions politiques, « de nombreux citoyens éprouvent un sentiment de désenchantement et de perte de repères », indique le communiqué de Damir. Ajoutant que l’action politique, autrefois perçue comme un levier de transformation sociale, peine désormais à susciter l’adhésion et l’espoir.
Cette situation traduit une rupture du lien entre le citoyen et le politique. Une partie de la population a le sentiment de ne plus maîtriser son destin collectif, tandis que les débats publics apparaissent souvent réduits à une gestion technique des affaires courantes, explique le mouvement. Dans ce contexte, la question du rôle et de l’avenir de la gauche se pose avec une acuité particulière.
Une famille politique fragmentée
Si la gauche marocaine partage historiquement des valeurs communes fondées sur la justice sociale, le progrès et l’égalité, elle se présente aujourd’hui sous la forme d’un ensemble de sensibilités dispersées, indique la même source. Regrettant que les divergences idéologiques, stratégiques et organisationnelles ont progressivement affaibli sa capacité à agir de manière concertée.
L’absence de dialogue structuré entre les différentes composantes de cette famille politique a contribué à son recul sur la scène nationale. Incapables de construire des alliances durables ou de fédérer leurs forces autour de projets communs, les formations de gauche peinent à convaincre qu’elles représentent une alternative crédible.
Lire aussi : L’union, la carte de la dernière chance pour la gauche marocaine ?
Face à cette situation, l’idée d’un renouveau apparaît comme une nécessité. Discuté lors de cette rencontre, celui-ci suppose un travail collectif de réflexion et de remise en question afin de dépasser les logiques de division et les intérêts partisans. L’enjeu consiste à construire une vision commune capable de répondre aux défis sociaux, économiques et démocratiques du pays, souligne le mouvement Damir.
De plus, cette démarche implique également de s’interroger sur la capacité des acteurs de gauche à sortir de leurs zones de confort pour élaborer un projet de transformation ambitieux. À défaut, le risque est de laisser le champ libre à des orientations politiques qui accordent une place insuffisante aux inégalités sociales, territoriales et générationnelles.
Réconcilier les citoyens avec l’action politique
D’ailleurs, «l ’ambition d’un renouveau de la gauche ne se limite pas à la recomposition d’un espace partisan. Elle vise avant tout à rétablir la confiance entre les citoyens et la vie publique », ajoute-t-on lors de cette conférence. Cela passe par la promotion d’un dialogue ouvert, fondé sur l’écoute, le respect de la pluralité des opinions et la recherche de solutions concrètes aux préoccupations des Marocains.
Ainsi, la réflexion engagée autour du renouveau de la gauche marocaine constitue ainsi une invitation à repenser les fondements de l’engagement politique. Il s’agit de dépasser la nostalgie pour reconstruire une perspective d’avenir, capable de redonner du sens à l’action collective.
L’objectif est de faire émerger une gauche moderne, réaliste, plurielle et solidaire, en mesure de porter un projet de démocratisation et de modernisation du Maroc. Plus qu’une simple recomposition politique, ce chantier vise à réconcilier les citoyens avec la promesse démocratique et à redonner à la pensée progressiste sa vocation première : être une force de transformation du réel, conclut le communiqué.
La commission provisoire du CNP lance le processus de renouvellement de l'instance en promettant transparence, neutralité et respect de la loi.
Mouna Aghlal - 27 juillet 2026Le Maroc accélère l’aménagement des bassins versants pour lutter contre l’érosion, protéger les barrages et renforcer durablement sa sécurité hydrique.
Mouna Aghlal - 27 juillet 2026Le président élu de la Colombie prévoit de fermer les ambassades en Algérie et en Afrique du Sud tout en renforçant les relations avec le Maroc, à partir du 7 août prochain.
El Mehdi El Azhary - 27 juillet 2026Des rencontres régionales réunissent institutions, universités, médias et société civile afin de renforcer l’accès à l’information et lutter contre les fausses informations.
Ilyasse Rhamir - 27 juillet 2026Le nom de la voie express Tiznit-Dakhla dépasse le symbole. Entre diplomatie, grands chantiers et ambitions africaines, les enjeux sont multiples.
Ilyasse Rhamir - 27 juillet 2026Le monde contemporain attend désormais davantage de ses diplomates. Il attend des femmes et des hommes capables de créer des passerelles entre les cultures...
Rédaction LeBrief - 27 juillet 2026Politique - Le gouvernement fait le point sur la réforme de l'enseignement supérieur et son impact sur la recherche scientifique.
Mouna Aghlal - 12 mars 2026Politique - Le Conseil de gouvernement approuve des décrets sur la pêche continentale et les OPCVM pour une meilleure organisation sectorielle.
Mouna Aghlal - 12 mars 2026Politique - Le CCG réaffirme son appui à la marocanité du Sahara lors de la 8e réunion ministérielle conjointe.
Mouna Aghlal - 12 mars 2026Politique – Comment la télémédecine transforme l’accès aux soins, notamment dans les zones rurales ou enclavées ?
Sabrina El Faiz - 12 mars 2026Politique - Le CCG salue l'engagement du roi Mohammed VI lors de la réunion ministérielle conjointe. Un moment fort pour le Maroc et la région.
Mouna Aghlal - 12 mars 2026Politique - Le ministre lance des projets pour renforcer la connectivité à Khénifra et améliorer les infrastructures routières locales.
Mouna Aghlal - 10 mars 2026