Location saisonnière : fin de l’arbitraire dans le secteur, selon Fatim-Zahra Ammor

profil ElMedhi El Azhary

Temps de lecture :

Revenus locatifsImage d'illustration © DR

A
A
A
A
A

Le gouvernement marocain a posé un cadre légal clair pour l’accueil touristique à courte durée et la profession d’agent de voyages, en publiant les textes qui encadrent désormais la location saisonnière et les activités connexes, a indiqué la ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, Fatim-Zahra Ammor, en réponse à une question écrite du député Nabil Dakhch (Mouvement populaire).

Selon la ministre, la réforme s’est traduite par la promulgation de la loi n°80.14 relative aux établissements touristiques et aux autres formes d’hébergement, accompagnée de l’ensemble de ses décrets d’application, tous publiés au Bulletin officiel. Ce nouveau dispositif vise, d’après le ministère, à améliorer la qualité des prestations, à renforcer la compétitivité des structures et à aligner l’offre nationale sur les standards internationaux en matière de qualité, d’hygiène, de sécurité et de développement durable.

Le texte instaure notamment une révision du système de classement des hébergements pour mieux répondre aux attentes des touristes en matière de qualité et de protection sanitaire. La ministre a souligné que tous les décrets d’application afférents avaient été rendus publics, précisant que l’objectif est d’encadrer les pratiques professionnelles du secteur et d’élever le niveau global de l’offre touristique.

Lire aussi : Tourisme : record mondial en 2025 malgré des « incertitudes »

Réforme de la profession d’agent de voyage

Parallèlement, le gouvernement a achevé la réforme du cadre juridique régissant la profession d’agent de voyages. La loi n°11.16 portant organisation de cette activité et son décret d’application n°2.21.80, qui précise les procédures d’octroi et d’exploitation des licences, ont été publiés. Le dispositif entend accompagner les évolutions du secteur en simplifiant et en digitalisant les formalités d’accès et d’exercice de la profession.

Le nouveau régime introduit un système de licences différenciées pour encadrer juridiquement les nouveaux entrants et limiter la prolifération d’activités non réglementées. La loi définit, dès son article 1, les activités soumises à l’obligation de licence et prévoit, dans son article 31, des sanctions pour l’exercice sans autorisation. Les opérations de distribution de voyages à distance et via internet sont expressément intégrées aux prestations relevant des agents de voyages.

Selon Ammor, l’ensemble de ces mesures participe à « l’encadrement des activités d’hébergement et des services touristiques », en vue d’assurer une professionnalisation des acteurs et une montée en qualité de l’offre nationale. Le cadre légal adopté ouvre la voie à une régulation plus stricte de la location saisonnière et des services associés, ce qui devrait, selon les autorités, réduire l’informalité et les pratiques dispersées qui caractérisaient jusqu’à présent une partie du marché.

JEUX Nouveau
🎯 Mot du Jour chargement...

Devine le mot français du jour et apprends son équivalent en Darija 🇲🇦

Appuie sur Entrée pour jouer avec ton essai déjà rempli !

Dernier articles
Les articles les plus lu
Automobile : le marché marocain progresse de 15,7% à fin juillet

Le marché automobile marocain progresse de 15,7% à fin juillet. L’électrification accélère et les marques chinoises doublent leur part de marché à 11,2%.

El Mehdi El Azhary - 4 août 2026
Retraites : le répit trompeur des hausses salariales

Les hausses salariales ont dopé les cotisations de retraite au Maroc en 2025. Mais les déficits structurels persistent, notamment à la CMR, dont la viabilité reste limitée.

El Mehdi El Azhary - 4 août 2026
Le Maroc reste-t-il un pilier des agrumes en Europe ?

Le Maroc demeure un fournisseur majeur d’agrumes de l’Union européenne malgré un recul des volumes exportés durant la campagne 2025/2026.

Ilyasse Rhamir - 4 août 2026
HCP : le marché du travail s’améliore au deuxième trimestre 2026

Le HCP fait état d'une amélioration du marché du travail au T2-2026, avec 279.000 emplois créés et un recul du chômage strict à 9,5%.

Mouna Aghlal - 4 août 2026
Cinéma : l’année 2025 marquée par un regain de dynamisme

Cinéma marocain 2025 : production nationale, tournages étrangers et fréquentation des salles progressent, confirmant la reprise et l'attractivité du secteur.

Mouna Aghlal - 31 juillet 2026
Financement : le secteur financier face au défi du « Maroc émergent »

Le Maroc veut diversifier ses sources de financement pour accompagner ses grands investissements. Épargne nationale, marchés de capitaux et PME seront au cœur de cette stratégie.

El Mehdi El Azhary - 31 juillet 2026
Voir plus
Le Made in Morocco est-il en danger ?

Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.

Sabrina El Faiz - 14 mars 2026
Viandes, poissons : la danse des prix ramadanesques

Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !

Sabrina El Faiz - 7 mars 2026
Indemnités CNSS 2025 : nouveaux plafonds et conditions d’exonération

Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.

Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025
Pilotage énergétique : pourquoi la data est un levier de compétitivité pour les entreprises ?

Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.

Rédaction LeBrief - 13 mars 2026
Ramadan 1447 : la grande bataille des dattes

Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.

Sabrina El Faiz - 21 février 2026
Crise au Moyen-Orient : vers une hausse de la facture d’électricité au Maroc ?

Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.

El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026
pub

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire