La dette des ménages au plus haut depuis 2012
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L’endettement des ménages marocains a enregistré en 2024 sa plus forte progression depuis 2012, atteignant 456 milliards de dirhams, soit l’équivalent de 27% du produit intérieur brut (PIB). C’est ce qui ressort d’un rapport conjoint publié par Bank Al-Maghrib (BAM), l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) et l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS), qui met en évidence une accélération des crédits immobiliers et des prêts à la consommation.
Selon les auteurs du rapport, cette hausse s’est accompagnée d’une légère augmentation du taux d’endettement moyen des nouveaux emprunteurs. La proportion des ménages dont le niveau d’endettement dépasse 40% de leurs revenus a également progressé, traduisant un recours plus important au crédit dans un contexte économique marqué par des besoins de financement persistants.
Parallèlement, le taux de défaut de paiement des ménages demeure relativement élevé. Il s’est établi à 10,3%, un niveau qui reflète la fragilité financière d’une partie des emprunteurs malgré la reprise observée sur certains segments de l’économie.
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Un portefeuille de crédits globalement stable
Le rapport s’intéresse également à la situation des entreprises non financières. L’encours des crédits bancaires accordés à ce secteur a progressé pour atteindre 657 milliards de dirhams, représentant 39% du PIB. Les émissions de dette obligataire totalisent, quant à elles, 124 milliards de dirhams. Malgré cette évolution, la qualité du portefeuille de crédits reste globalement stable, avec un taux de créances en souffrance maintenu à 11,2%.
L’analyse de la structure financière d’un échantillon de 116.406 entreprises montre, par ailleurs, une réduction du poids de la dette financière à moyen et long terme. Celle-ci représente désormais 43% des capitaux permanents en 2024, contre 46% un an auparavant. La dette financière à court terme s’est également légèrement contractée, s’établissant à environ 11% du chiffre d’affaires.
Le rapport relève enfin une amélioration continue des délais de paiement entre entreprises, prolongeant une tendance amorcée depuis 2021. Le délai moyen de règlement des créances clients est ainsi passé de 123 jours en 2023 à 98 jours en 2024. De leur côté, les délais de paiement des fournisseurs ont reculé de 80 à 70 jours. Les institutions signataires soulignent toutefois que des disparités subsistent selon la taille des entreprises et les secteurs d’activité, malgré cette évolution favorable.
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