Intempéries : lancement de campagnes médicales mobiles pour soutenir les sinistrés

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Une caravane médicale polyvalente a été lancée, ce jeudi, à la commune de Tanaqoub, dans la province de Chefchaouen, afin de renforcer l’offre sanitaire en faveur des habitants des zones touchées par les récentes intempéries.
La démarche, organisée par la Délégation provinciale de la Santé de Chefchaouen en partenariat avec l’hôpital Mohammed V et l’Association nationale des médecins de santé publique, se déroule sous la supervision de la préfecture de la province. Après sa première halte à Tanaqoub, la caravane doit poursuivre ses opérations à Bab Taza (vendredi 13 février), au village Oulasen dans la commune d’Ounan (17 février) puis à la commune de Tamorot (20 février).
Une offre de soins large et ciblée
Sur place, le dispositif propose des consultations en médecine générale, gynécologie-obstétrique, endocrinologie (diabète), cardiologie, rhumatologie, et psychiatrie. Des examens par échographie, des bilans de tension artérielle et des prescriptions d’antalgiques ou autres médicaments essentiels sont assurés gratuitement. Le camp installé à la maison multifonction de Tanaqoub a permis au personnel soignant d’assurer des bilans cliniques à une population qui, parfois, ne peut plus se déplacer en raison des tronçons routiers endommagés par les crues.
Parmi les localités ciblées figure le village d’Aghbalou, récemment frappé par l’effondrement de plusieurs habitations. Des femmes, des personnes âgées et des enfants, certains hébergés au centre provisoire d’accueil installé dans le foyer étudiant adjacent, se sont présentés massivement pour obtenir des soins et, surtout, un accompagnement psychologique.
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Accompagnement psychologique et prise en charge des femmes enceintes
La composante psychiatrie a été particulièrement mise en avant par les autorités sanitaires. La pression psychologique subie par les sinistrés, l’angoisse liée aux pertes de logements et l’isolement accru par la coupure de certains axes routiers rendent nécessaire une prise en charge mentale rapprochée. Le chef du service social de la préfecture a confirmé que la première étape de la caravane avait été organisée en coordination avec les autorités locales pour suivre et soutenir les familles évacuées d’Aghbalou et d’autres villages victimes de glissements de terrain.
Un volet maternité a également été développé. Les équipes procèdent en effet à des échographies et au suivi prénatal sur place. 68 femmes enceintes ont déjà bénéficié, à Chefchaouen, d’un hébergement, de la nourriture et d’un suivi médical régulier, mesure renforcée par l’action de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) qui, sous la supervision de la préfecture, a pris en charge l’hébergement et la logistique destinée aux familles sinistrées.
Si l’organisation et la diversité des prestations témoignent d’une volonté d’intervention rapide et adaptée, les acteurs locaux reconnaissent les limites imposées par l’état des routes et l’étendue des dégâts. Les équipes médicales ont dû déployer des équipements portables et improviser des circuits de consultation pour atteindre des hameaux isolés. Les autorités insistent sur la nécessité d’un suivi dans les semaines à venir, tant pour les traitements que pour l’accompagnement psychosocial.
La caravane médicale, conçue comme une réponse d’urgence, constitue pour les habitants une bouffée d’oxygène, permettant de détecter des cas nécessitant une prise en charge en centre hospitalier, d’assurer la distribution de médicaments essentiels et d’apporter un soutien psychologique immédiat à des familles qui, pour certaines, ont perdu une part importante de leurs biens.
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