Tomate : les exportations marocaines en recul
Image d'illustration © DR
A
A
A
A
La filière marocaine de la tomate connaît un net ralentissement pour la campagne 2025-2026, après plusieurs années de progression soutenue qui avaient placé le Maroc parmi les trois premiers exportateurs mondiaux. Selon des données présentées lors de la Morocco Tomato Conference à Agadir, les expéditions sont affectées par la combinaison de contraintes climatiques, logistiques, phytosanitaires et réglementaires.
Entre 2021 et 2025, la valeur des exportations marocaines de tomates fraîches est passée de 856 millions à près de 1,4 milliard de dollars, soit une croissance annuelle moyenne de 11%. Cette dynamique a permis au Maroc d’atteindre une part de marché mondiale de 11,2% et de consolider sa position en Europe, première destination des ventes avec 93% des expéditions. Le Maroc y occupe désormais le deuxième rang des fournisseurs de l’Union européenne, derrière les Pays-Bas et devant l’Espagne. Il figure également parmi les principaux fournisseurs du Royaume-Uni.
Lire aussi : Tomate : record historique des exportations vers la Finlande
Un repli de 11% sur un an
Mais la tendance s’est inversée cette saison. Au 30 avril 2026, les exportations globales ont reculé à 549.000 tonnes, en baisse de 11% sur un an. Ce repli touche la quasi-totalité des débouchés, avec une contraction de 12% vers l’Europe, de 46% vers les pays du Golfe et de 5% vers l’Afrique subsaharienne. Les tomates rondes figurent parmi les plus touchées, notamment sur le marché du Golfe, tandis que les tomates de segmentation enregistrent elles aussi des baisses sensibles.
Les professionnels attribuent cette inflexion à une pression accrue sur la production et la commercialisation. La filière fait face à des épisodes climatiques de plus en plus marqués, à la propagation du virus ToBRFV, ainsi qu’à la hausse des coûts de l’énergie, de la main-d’œuvre et des intrants. À cela s’ajoutent des exigences réglementaires plus strictes sur les pesticides, les pratiques durables et les futures contraintes carbone européennes.
La logistique constitue un autre point de fragilité. La dépendance au transport routier et les tensions sur les conteneurs réfrigérés fragilisent la chaîne du froid et renchérissent les coûts, dans un marché international devenu plus concurrentiel.
Selon le HCP, les chefs d'entreprise anticipent une hausse de leur activité au troisième trimestre 2026, dans le prolongement de la tendance observée au trimestre précédent.
Souhayla BOUARFA ( Stagiaire ) - 3 septembre 2026La CEMC réunira le 19 septembre à Montréal entrepreneurs et investisseurs du Maroc et du Canada pour favoriser les partenariats et transformer les projets en investissements.
El Mehdi El Azhary - 3 septembre 2026OCP poursuit son projet Solar #2 à Benguerir et Khouribga, avec 400 MWc de photovoltaïque et 100 MWh de stockage pour renforcer son autonomie énergétique.
Ilyasse Rhamir - 3 septembre 2026CR20 poursuit l’équipement du lot 5 de la LGV Kénitra-Marrakech avec de nouveaux matériels chinois pour un tronçon de 35,4 km.
Ilyasse Rhamir - 3 septembre 2026Le marché automobile marocain ralentit en août avec 14.979 ventes. Dacia conserve la tête, tandis que les marques chinoises et les véhicules électrifiés accélèrent.
Ilyasse Rhamir - 2 septembre 2026Le Maroc figure parmi les économies industrielles africaines les plus intégrées aux chaînes mondiales, mais reste davantage connecté à l’Europe qu’aux réseaux productifs africains.
El Mehdi El Azhary - 2 septembre 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.
Sabrina El Faiz - 21 février 2026Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.
El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026