« Escobar du Sahara » : le procès en appel s’ouvre à Casablanca

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Escobar du Sahara : jusqu’à 12 ans de prison et des milliards d’amendesSaïd Naciri au premier plan, avec en arrière-plan Latifa Raâfat et Mohamed Benbrahim, dit "Escobar du Sahara"© DR

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Le dossier « Escobar du Sahara », dans lequel sont notamment poursuivis l’ancien président du Wydad de Casablanca Saïd Naciri et l’ex-président de la région de l’Oriental, Abdenbi Bioui, entre dans une nouvelle phase judiciaire. Le dossier a été transmis à la chambre criminelle d’appel de la Cour d’appel de Casablanca, après les lourdes condamnations prononcées en première instance.

Selon les informations judiciaires rapportées le 3 août, le dossier a été transféré à la chambre criminelle d’appel le 29 juillet. Une première audience consacrée aux recours est programmée mercredi à 9 heures, dans la salle n°8, devant la première formation de la chambre criminelle d’appel.

Cette audience pourrait toutefois être reportée. La préparation de la défense, la poursuite de la grève d’une partie des avocats ainsi que la période des vacances judiciaires figurent parmi les éléments susceptibles de conduire la juridiction à accorder un délai supplémentaire aux parties avant l’examen du fond du dossier.

En première instance, la chambre criminelle chargée des crimes financiers avait prononcé des peines allant jusqu’à 12 ans de prison ferme. Abdenbi Bioui avait été condamné à cette peine, assortie d’une amende de 150.000 dirhams. Saïd Naciri et Belkacem Mir avaient, eux, écopé de dix ans de prison ferme chacun.

Lire aussi : Escobar du Sahara : la justice condamne Naciri et Bioui à de lourdes peines

Entre 2 et 9 ans de prison pour d’autres prévenus

D’autres prévenus avaient été condamnés à des peines comprises entre deux et neuf ans de prison, selon les faits qui leur étaient reprochés. Le tribunal avait, parallèlement, acquitté Nasreddine Bettaïeb, estimant que les faits qui lui étaient imputés n’étaient pas établis.

Les jugements comportaient également d’importantes sanctions financières. La justice avait notamment ordonné la confiscation de plusieurs sommes, dont dix millions de dirhams concernant Abdenbi Bioui, huit millions pour Abderrahim Bioui et six millions pour Saïd Naciri.

Le volet financier du dossier comprenait par ailleurs des condamnations au profit de l’administration des douanes et impôts indirects, liées notamment aux quantités de résine de cannabis retenues dans les poursuites. Certaines sommes réclamées au titre des droits et réparations atteignaient plusieurs milliards de dirhams. Le jugement avait aussi traité des infractions à la réglementation des changes et d’un volet relatif au commerce de l’or.

La phase d’appel permettra désormais aux différentes parties de contester, le cas échéant, les décisions rendues en première instance. Les prochaines audiences devront notamment permettre à la défense de soulever ses éventuelles exceptions de procédure avant l’examen du fond.

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