Déficit budgétaire de 15,5 MMDH à fin avril 2026
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La situation des finances publiques continue de se creuser. À fin avril 2026, le déficit budgétaire du Maroc atteint 15,5 milliards de dirhams, contre 11,8 milliards un an auparavant, selon les données publiées par la Trésorerie générale du Royaume (TGR).
Cette aggravation intervient malgré la contribution positive des comptes spéciaux du Trésor et des services de l’État gérés de manière autonome, qui affichent un excédent global de près de 28 milliards de dirhams.
Les recettes ordinaires ont, de leur côté, progressé de 7% pour atteindre 154,3 milliards de dirhams. Cette hausse est notamment portée par la bonne dynamique des recettes fiscales, avec une augmentation des impôts directs, des taxes indirectes, des droits de douane ainsi que des droits d’enregistrement. En revanche, les ressources non fiscales enregistrent un net repli.
Lire aussi : Finances publiques : un déficit budgétaire de 9,6 milliards de dirhams à fin janvier 2026
Des dépenses en nette accélération
En parallèle, les dépenses du budget général ont connu une hausse significative de 12,2%, s’établissant à 219,4 milliards de dirhams. Cette évolution s’explique par l’augmentation des charges de fonctionnement et surtout des investissements publics, tandis que le poids de la dette budgétisée recule légèrement.
Dans le détail, la baisse des charges de la dette résulte d’un recul des remboursements du principal, malgré une progression des intérêts. Par ailleurs, les engagements de dépenses ont atteint près de 370 milliards de dirhams, avec un taux d’engagement en amélioration par rapport à l’année précédente.
Malgré ce contexte, le solde ordinaire demeure légèrement excédentaire, dépassant 1,6 milliard de dirhams. Les comptes spéciaux du Trésor conservent également un solde positif, tout comme les SEGMA, dont les dépenses ont fortement diminué.
Le financement participatif de l’habitat a atteint 31,5 milliards de dirhams fin juin 2026, en hausse de 16,7% sur un an, selon Bank Al-Maghrib.
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