Le dernier congrès provincial de l’USFP à Nador n’aura laissé personne indifférent. Ce qui devait être un moment d’organisation interne s’est rapidement transformé en scène de tension politique, révélant au grand jour un conflit larvé entre deux figures locales : le président de la Commune de Nador et le député vétéran du parti. Le tout sous les yeux du patron du parti de la rose, contraint de jouer les équilibristes.
Une passe d’armes presque physique, à deux doigts de dégénérer, qui en dit long sur l’état du parti dans la région. Car si le congrès a abouti à un compromis apparent avec la reconduction du député en tant que secrétaire provincial alors que le président de la commune occupe désormais le poste de secrétaire provincial. Devant les caméras : sourires crispés et poignées de main tièdes. Les couteaux restent affûtés sous les tables.
À l’origine du malentendu, ou plutôt du mal tout court : des ambitions mal digérées. Le maire voit déjà plus loin. Il rêve d’un ticket parlementaire pour 2026, et d’un parti à sa main. En face, le vieux briscard du Rif, préfère l’influence discrète, les réseaux internes et les arbitrages de coulisses. Il n’a peut-être plus la fougue des années 90, mais il connaît trop bien les règles du jeu pour lâcher prise.
Et puis, il y a ce que tout le monde comprend sans le dire : dans les équilibres locaux, l’USFP ne peut pas se permettre deux têtes, deux agendas, deux stratégies. Ce genre de guerre larvée finit toujours par se traduire dans les urnes, en pertes sèches.
Le premier secrétaire, lui, a tenté de sauver la façade. Louanges pour l’honorable maire, présenté comme « un modèle de gestion communale », clin d’œil appuyé à le distingué député, et en prime, l’annonce de la candidature de ce dernier aux prochaines élections. Un pas de côté stratégique, pour réinjecter de la discipline dans les rangs et envoyer un signal : le parti choisit ses champions, pas l’inverse.
Mais la fracture est là. Politique, humaine, générationnelle. Ce qui s’est joué à Nador, ce n’est pas seulement un affrontement local. C’est une métaphore du dilemme plus large que vit la gauche marocaine : entre fidélité aux appareils et tentation du renouveau, entre héritiers de l’ancienne garde et élus ancrés dans la nouvelle réalité territoriale.
Si l’USFP veut encore peser, il lui faudra autre chose que des compromis fragiles. Il lui faudra du courage, de la clarté, et peut-être, un peu moins de calcul.
Mardi 7 juillet, 13h30. Cour d’appel de Paris. Coup de théâtre. Marine Le Pen est bien reconnue coupable de « faits particulièrement graves » dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national. Cependant, la…
Le suspense électoral au Maroc a toujours quelque chose de particulier. On vote dans les urnes mais les arrière-salles bouillonnent pour faire émerger le profil du prochain chef du gouvernement. L’article 47 de la Constitution…
A ce rythme-là, franchement, la Mission française devrait peut-être proposer des cartes de fidélité aux parents. Dix augmentations des frais de scolarité, la onzième offerte. Ou un programme de points, une hausse en septembre, un…
Il y a des victoires qui procurent de la joie et puis il y a celles qui rendent tout un peuple fier. En éliminant les Pays-Bas avec autorité, en dominant le match dans la possession…
Le 24 juin, le Venezuela a subi le plus puissant séisme de son histoire contemporaine. Deux secousses de magnitude 7,2 puis 7,5, séparées de seulement 39 secondes, ont fait, au dernier bilan, 1.943 morts, 10.500…
Deux moutons, deux années, deux fêtes ratées. Voilà le vrai bilan d’une coalition, celle qui devait tenir bon, gouverner sérieusement et livrer des résultats. Elle a surtout livré des files d’attente interminables, des prix qui…
En apprenant que le Maroc allait enfin revenir au GMT, à vrai dire, on a tous soupiré de soulagement. On a souffert depuis 2018, il était temps quand même ! Chaque changement d’heure ramenait les…
Il fut un temps où participer à une Coupe du monde relevait de l’exploit. 32 équipes, un billet difficile à décrocher et la certitude de retrouver l’élite du football mondial. Puis la FIFA a estimé…
24 heures avant les dix ans du référendum sur le Brexit, le chef du parti travailliste Keir Starmer a annoncé sa démission. La veille, Donald Trump l’avait annoncé à sa place sur Truth Social. Une…