Chronique CADENCE
Sabrina El Faiz Publié le 03/07/26 à 12:19
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Malaise à la Mission

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A ce rythme-là, franchement, la Mission française devrait peut-être proposer des cartes de fidélité aux parents. Dix augmentations des frais de scolarité, la onzième offerte. Ou un programme de points, une hausse en septembre, un droit d’inscription en bonus, et au bout de cinq rentrées, un café offert à la réunion des parents d’élèves. On force le trait, évidemment, quoique…

Depuis quelques années, les familles reçoivent la même surprise pour l’année suivante, les frais augmentent et pas qu’un peu. Toujours pour de bonnes raisons, bien sûr, qui sommes-nous pour remettre leur parole en cause sans preuve ? Les budgets sont sous tension et évidemment l’Etat français se désengage de toute responsabilité. Les explications changent chaque année, on ne peut pas leur reprocher de ne pas faire preuve d’imagination. Et le montant change avec, en fonction de l’excuse choisie.

Le plus navrant, c’est que la colère des parents ne vient plus seulement de l’augmentation. Elle vient de cette sensation d’être devenus le plan A de toutes les difficultés financières du réseau. Un trou dans les comptes ? Les parents. Un nouvel investissement ? Les parents. Une charge supplémentaire ? Les parents. Pourquoi s’inquiéter quand on sait que les parents paieront coûte que coûte ?

Ok, ça c’est dit, et redit, mais ce qui est vraiment problématique, c’est que personne ne remet sérieusement en cause la qualité de l’enseignement français au Maroc. Et ça vient d’une journaliste issue à 100% de ce système ! Les résultats restent excellents, les diplômes sont reconnus et les établissements continuent d’attirer. C’est précisément parce que cette école est respectée que les familles refusent de la voir glisser vers un modèle où l’on parle davantage de rentabilité que de pédagogie.

Mais bon, à un moment, ils n’ont pas le monopole de l’éducation et du savoir. Il y a de la concurrence et de nouvelles pousses tellement plus novatrices et en phase avec les attentes actuelles du marché. Que ça soit en termes de langues, de tech’, d’innovation, les établissements redoublent d’efforts pour rivaliser avec les vieux de la vieille en place depuis la colonisation.

Après, lorsqu’on voit tout le monde se plaindre, menacer de retirer son enfant et que parallèlement, de nouvelles écoles ouvrent ou reçoivent l’homologation AEFE de mois en mois… on est en droit de se poser des questions. Arrêtons de nourrir le monstre aussi !

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Un commentaire

  1. Bonjour,
    Ne pas oublier que les résultats scolaires sont aussi largement le fruit des cours particuliers pris dans diverses matières!

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