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Anass Hajoui Publié le 25/06/26 à 12:05
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Cupidité quand tu nous tiens

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Il fut un temps où participer à une Coupe du monde relevait de l’exploit. 32 équipes, un billet difficile à décrocher et la certitude de retrouver l’élite du football mondial.

Puis la FIFA a estimé que 32 ne suffisaient plus. Le Mondial 2026 en accueille désormais 48. Une évolution présentée comme une ouverture du football à de nouveaux horizons. L’argument se défend.

Mais voilà qu’avant même d’avoir tiré les enseignements de cette réforme, l’idée d’un Mondial à 64 équipes en 2030 est déjà sur la table. Cette fuite en avant interroge !

Nous vivons dans une époque où tout semble devoir être plus grand : plus de participants, plus de matchs, plus de contenu, plus de spectacles. Comme si la quantité était devenue une preuve automatique de progrès.
Pourtant, la valeur d’un événement repose souvent sur sa rareté. Ce qui est difficile à atteindre est généralement ce qui est le plus apprécié. Une qualification pour la Coupe du monde avait un goût particulier précisément parce qu’elle n’était pas accessible à tout le monde.

À vouloir toujours élargir, il existe un risque de banaliser ce qui faisait l’exception.

Le centenaire de la Coupe du monde mérite évidemment une édition mémorable. Mais l’histoire du football s’est construite sur l’excellence, pas sur l’accumulation.

À force de vouloir accueillir toujours plus de monde, la FIFA pourrait finir par découvrir qu’il existe une différence entre rendre un tournoi plus inclusif… et le rendre moins prestigieux.

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