Ecrire dans une rubrique telle que Société, c’est s’ouvrir à l’horreur du monde, semaine après semaine. Rien ne s’arrête jamais, ni l’horreur, ni le dégoût. Cette semaine, c’est l’histoire d’une fillette de 14 ans mariée à un homme plus âgé, quelque part dans la province de Kénitra.
Alors pour se remettre un peu dans le contexte, que chacun se rappelle où il était le jour de ses 14 ans. L’âge où l’on apprend encore à écrire une dissertation, à rêver d’avenir, en tout cas pas à signer un acte de soumission maquillé en « mariage de la Fatiha ». Quel détournement abject d’une aussi belle religion.
La scène a fait le tour des réseaux et l’indignation a évidemment explosé. Puis, comme toujours, le silence a repris sa place. Eh bien oui, on s’indigne et on estime avoir assez fait, comme chaque semaine. Pendant que la société s’émeut, que les associations s’égosillent, que la justice « saisit le dossier », les petites filles continuent d’être livrées à des traditions qu’on baptise pudiquement « exceptions ».
On appelle ça une union… mais entre un adulte et une enfant, c’est une abdication collective ! Chaque autorisation signée par un juge, et il y en a eu plus de 16.000 rien qu’en 2024, est une pelle de plus sur la tombe de l’enfance de ces très jeunes filles.
On dira que les chiffres baissent. Baisser quoi ? Les bras, peut-être ! Parce que même en recul, le phénomène reste scandaleux dans un pays qui se veut en fort développement. Plus de 60% des demandes de mariages de mineurs sont encore acceptées et 9 filles sur 10 concernées ne sont même pas scolarisées !
Arrêtons de délirer !
Le Maroc de 2025, celui qui rêve d’intelligence artificielle et de start-up, continue donc de négocier le destin de ses filles à coups de bénédictions et de signatures notariales. Des « cas particuliers », disent-ils ! A 14 ans, peu importe l’honneur familial, on ne « donne » pas sa fille, on lui vole sa vie ! Parce qu’un mariage forcé n’est pas une union, c’est tout bonnement un enterrement.
Et dites-vous que cela ne concerne pas seulement ces petites filles, non, non, à chaque fois qu’on autorise l’un de ces mariages, on enterre aussi un peu ce Maroc que l’on désire moderne. On s’enterre tous… et notre honneur avec !
Nous reste plus qu’à enterrer notre conscience.
A quatre semaines du scrutin législatif, la fièvre électorale n’a pas atteint son paroxysme, mais les promesses pour les cinq prochaines années fusent de toutes parts. Les rencontres partisanes s’enchaînent avec leurs discours, leurs chiffres.…
Il faut reconnaître une chose à notre jeunesse, elle sait nous faire rire tbarkelah ! Le Maroc ne produit peut-être pas assez d’emplois, mais il produit beaucoup de fous rires. On croyait que cette jeunesse…
Lors d’un récent recrutement, plusieurs candidats avaient été sélectionnés et convoqués pour un entretien. À peine 45% se sont finalement présentés. Pas 45% retenus. 45% présents au rendez-vous. Ce chiffre ne permet évidemment pas de…
Le 28 juillet, c’est Reuters qui révèle que la Chine produit en série ses propres machines de lithographie DUV à immersion, cœur de la production des puces avancées. L’entreprise s’appelle Shanghai Aishengna, société d’État créée…
Sans qu’il l’ait cherché, sa trajectoire finit par éclairer les failles de notre système politique. Lui, c’est le ministre délégué chargé du Budget, président de la FRMF et nouveau membre du bureau politique du PAM.…
Il paraît qu’il ne faut surtout pas regarder l’éclipse sans lunettes. Certains, visiblement, ont trouvé une autre technique, comme mettre des lunettes de soleil, monter dans une très belle voiture, allumer la climatisation… et continuer…
Le Maroc célébrait le 10 août sa Journée nationale du migrant, consacrée à ces millions de Marocains établis à l’étranger qui continuent de participer à la vie économique, sociale et culturelle du Royaume. Une diaspora…
Le 18 juillet, veille de la finale du Mondial, Gianni Infantino, président de la FIFA, savoure son sommet. Le cycle 2023-2026 doit dépasser 15 milliards de dollars de recettes et plus de 200 fédérations lui…
Après avoir longuement parlé des collégiens, NEET, mères et pères de famille et d’autres catégories de nos concitoyens ayant tenté la traversée périlleuse vers Sebta ou Melilia, le Maroc est à nouveau en état d’alerte…