Elle n’est pas passée inaperçue. L’annonce d’Aziz Akhannouch de ne pas briguer un troisième mandat à la tête du Rassemblement national des indépendants a été lue comme un signal. Pas une crise, mais un moment de vérité pour une organisation longtemps structurée autour d’une seule figure centrale.
Dans le monde des affaires, ce type d’annonce est rarement anodin. Lorsqu’un système repose fortement sur une personne, la lisibilité est forte, la communication fluide, la décision rapide. Mais cette efficacité a un revers important, car elle concentre le risque. Le jour où la figure centrale se retire, même partiellement, l’organisation doit prouver qu’elle sait fonctionner autrement que par incarnation.
Ce risque de dépendance est bien connu. Tant que le leader est là, tout tient, mais cette concentration empêche souvent l’émergence de relais solides. On gagne en vitesse ce qu’on perd en résilience.
La question dépasse le cas marocain. En France, le Rassemblement national reste étroitement associé à la famille Le Pen. Cette personnalisation a donné au parti une visibilité et une cohérence fortes. Mais elle pose aujourd’hui une question classique en stratégie, que vaut une organisation quand sa marque est indissociable d’une seule personne ?
Dans le business, on appelle cela un test de continuité. La réussite portée par une figure doit, à un moment, se transformer en structure capable de durer sans elle. Peu d’organisations réussissent cette transition sans ralentissement, parfois sans heurts.
L’annonce d’Akhannouch n’est donc pas un retrait ordinaire. C’est le passage obligé d’un modèle centré sur une personne à un modèle qui devra prouver sa capacité à distribuer le pouvoir, la parole et la légitimité. Exactement comme une entreprise qui passe d’un dirigeant fondateur à une gouvernance partagée.
Un bon dirigeant n’est pas seulement celui qui incarne. C’est aussi celui qui prépare l’après.
C’est souvent à ce moment précis, et pas avant, que l’on découvre si l’on avait construit une organisation… ou simplement prolongé une présence.
On a pris l’habitude à Casablanca, toujours des chantiers, des travaux, des projets… ! Un vrai jeu vidéo digne de Super Mario… Pardon, Mario Kart World, bonjour la référence qui en révèle trop sur nos…
Au GITEX Africa 2026, tout est pensé pour aller vite. Optimisation, fluidité, gain de temps. Et pourtant, dès l’entrée, une file. Une longue, longue file. Des badges à imprimer, des gens qui attendent, un flux…
Ainsi donc, quatre-vingt-dix minutes avant l’expiration de son ultimatum, Donald Trump a finalement reculé et n’effacera pas la civilisation iranienne. Une médiation venue du Pakistan a permis d’arracher deux semaines de cessez-le-feu et l’ouverture de…
Des rounds de pourparlers confidentiels sur le Sahara, entre fin janvier et fin février 2026 aux Etats-Unis et en Espagne. Pour la première fois depuis 2019, toutes les parties – Maroc, Polisario, Algérie, Mauritanie –…
Il est beau, non ? Qui donc ? Eh bien le nouvel hôpital Moulay Youssef, celui qui a coûté 580 millions de dirhams. Celui qui a fait vivre une véritable « nuit en enfer ».…
Les textes sont adoptés, les décisions validées et le système se met naturellement en place. Enfin, naturellement, il se fait, comme à son habitude, sans réel débat. La réforme de l’aquaculture, couplée à celle de…
Le 30 mars, la Knesset a adopté une loi étendant la peine de mort pour les auteurs d’attaques qualifiées de « terrorisme ». Dans les faits, elle vise presque exclusivement les Palestiniens accusés d’avoir tué…
Le 17 mars, le jury d’appel de la CAF a tranché. Forfait du Sénégal, 3-0, Lions de l’Atlas champions d’Afrique. Les articles 82 et 84 du code disciplinaire sont sans ambiguïté sur ce point :…
Franchement, j’ai failli m’étouffer. On est à Paris, conférence de presse dite « sérieuse », on parle de foot, de litige au TAS… Et là, Maître Juan de Dios Crespo, l’avocat « prestigieux » aux…