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Anass Hajoui Publié le 16/07/26 à 12:23
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Grandir dans la défaite

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Face à la France, les Lions de l’Atlas sont passés à côté de leur rendez-vous. Plus qu’une défaite, c’est une identité qui s’est effacée. Cette équipe nous avait habitués à imposer son rythme, à jouer avec personnalité et à regarder les plus grandes nations dans les yeux. Cette fois, elle n’a jamais vraiment trouvé son tempo.

La frustration est immense. Elle est à la hauteur des attentes.

En 2022, une élimination face à la France aurait été accueillie comme la fin d’un parcours historique. En 2026, elle laisse un goût d’inachevé. Non pas parce que le Maroc a perdu, mais parce qu’il n’a pas joué le football dont il est capable.

C’est pourtant dans ce type de soirée que se construisent les grandes équipes.

Les meilleures sélections du monde ne progressent pas en célébrant leurs victoires. Elles grandissent en disséquant leurs défaites, en acceptant leurs erreurs et en revenant plus fortes.

Le Maroc est désormais la sixième nation au classement FIFA. Ce statut est une fierté, mais il impose aussi une exigence : celle de rester fidèle à son identité, même face aux plus grands.

Perdre un match n’efface ni les progrès accomplis, ni le travail de ces dernières années. À condition de ne pas considérer cette élimination comme une fin, mais comme une étape.

Les Lions n’ont plus rien à prouver au monde. Ils ont désormais un défi plus difficile : confirmer, année après année, que leur place parmi les meilleures nations n’est pas le fruit d’une génération exceptionnelle, mais le début d’une nouvelle histoire.

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