Le tirage du Mondial 2026 a un parfum de déjà-vu pour le Maroc : Brésil, Écosse, Haïti. Trois styles, trois histoires. Mais le plus intéressant n’est pas dans les noms, plutôt dans la manière dont les Lions de l’Atlas les abordent. Car ce Maroc-là n’a plus grand-chose à voir avec celui d’hier. Depuis le Qatar, il avance avec une conviction simple et assumée, il peut rivaliser avec n’importe qui, n’importe où.
Le Brésil reste le Brésil, avec ses étoiles et son aura. Mais le Maroc n’arrive plus en victime annoncée. L’époque où la Seleçao symbolisait automatiquement l’intouchable est derrière nous. Depuis la demi-finale mondiale, les Lions ont changé de dimension, et surtout d’attitude. On respecte la puissance brésilienne, mais on ne s’y soumet plus. Quand Carlo Ancelotti lui-même désigne le Maroc comme l’adversaire le plus dangereux du groupe, c’est qu’une bascule s’est opérée, celle d’une équipe qui n’a plus peur.
L’Écosse, elle, ramène 1998 sur la table. Ce fameux 3-0 resté dans toutes les mémoires. Mais là encore, le Maroc n’aborde pas cette opposition avec nostalgie. Il la regarde comme ce qu’elle est aujourd’hui, un duel physique, où il faudra être lucide et propre techniquement. Sauf que, désormais, Regragui dispose d’un groupe qui a l’habitude des grandes scènes, de la gestion des moments forts, de la pression qui pèse dans les rencontres où tout se joue en quelques minutes.
Haïti, c’est le match que tout le monde pense qu’il sera simple. Pour moi ce sera le match piège. Une équipe imprévisible, qui joue sans complexes et qui adore surprendre les « gros ». Mais si le Maroc a vraiment grandi, c’est justement dans sa capacité à aborder ce type de rendez-vous avec sérieux. Pas d’excès de confiance, pas de relâchement : juste la conscience que le haut niveau ne pardonne pas une seconde d’inattention.
Bref, ce tirage raconte surtout l’évolution mentale du Maroc qui, pendant longtemps, a souffert d’un complexe invisible, celui de l’équipe qui se battait surtout pour ne pas perdre. Ce temps est révolu. Merci alors au Qatar d’avoir fissuré ce plafond de verre : les Lions de l’Atlas s’y sont engouffrés sans hésiter. Ils ne se demandent plus s’ils ont le droit d’y croire, ils avancent comme une sélection qui connaît désormais sa valeur. Et c’est peut-être là que se joue leur véritable chance pour 2026.
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