En quelques heures, le sujet d’une disparition d’une Ecossaise enflamme la toile. Les scénarios se sont d’emblée emballés. C’est proprement occidental lorsqu’il s’agit d’un pays arabe, on lâche l’émotion, le pire scénar’ possible et on observe la panique.
Parce que, qu’on soit d’accord, disparaître au Maroc n’est jamais une disparition comme les autres. Il y a, dans la manière dont l’information circule, une différence de lecture. Le doute s’installe, les sous-entendus font le reste. Parce que, selon les médias étrangers, et ça ils n’ont nullement besoin de l’écrire noir sur blanc, le Maroc porte encore, malgré lui, une forme de présomption d’insécurité.
Ce que peu ont pris le temps de relever, en revanche, et franchement, ce n’est pas un petit détail, c’est qu’il s’agissait d’une adulte. Une femme d’une trentaine d’années. Et pourtant, la réaction a été immédiate, l’image de la touriste étrangère, jeune, occidentale, active immédiatement des relais, une attention qui dépasse largement le cadre du fait divers.
Parallèlement, au Maroc, des mineurs disparaissent aussi, si ça intéresse quelqu’un. Des cas existent, chaque année, avec leur lot d’angoisse. Mais ces histoires là ne franchissent que rarement les murs des quartiers où elles se produisent.
Il y a une sorte de hiérarchie implicite de l’émotion, où toutes les disparitions ne se valent pas dans l’espace public. Non pas en fonction de leur gravité, mais en fonction de leur potentiel à susciter l’attention. Une étrangère disparaît, et l’affaire s’internationalise. Un enfant marocain disparaît, et l’information reste, le plus souvent, confinée.
Non, mais on ne va pas accuser la toile de s’inquiéter, c’est bien d’être humain, c’est juste que le problème, c’est cette façon de regarder certains territoires à travers un prisme particulier. Dès qu’un fait divers survient dans un pays comme le Maroc, il s’accompagne d’un soupçon !
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