2022 : la croissance en panne
Banque mondiale (BM) © DR
A
A
A
A
Les chiffres s’accumulent et se ressemblent. 2022 est une année à oublier pour la croissance de l’économie nationale. Annus horribilis, tel est le qualificatif pour un exercice qui souffre d’un tas de problèmes conjoncturels (déficit pluviométrique, explosion des prix des produits alimentaires et énergétiques, etc). Après les projections du Fonds monétaire international (FMI) présentées il y a un mois, celles de la Banque mondiale (BM) ont été dévoilées ce mardi. Les deux institutions de Bretton Woods s’accordent à dire que l’économie marocaine progressera de 1,1% seulement en 2022.
Lire aussi : Échanges extérieurs : les exportations et importations toujours en hausse
Croissance atone
Une croissance limitée à 1,1% doit donner du fil à retordre au gouvernement. Ce taux ne permettra pas d’atteindre les objectifs fixés, notamment en matière de création d’emplois. «Au Maroc, la croissance devrait accuser un net ralentissement à 1,1% en 2022, les effets conjugués de la sécheresse et de la guerre en Ukraine l’emportant sur la timide reprise du secteur des services», peut-on lire dans l’édition de juin du rapport sur « Les perspectives de l’économie mondiale ». Selon les experts de l’institution financière basée à Washington, le Maroc «subit une nouvelle période de grave sécheresse qui pénalisera la production agricole».
Lire aussi : Nadia Fettah Alaoui et Abdellatif Jouahri reçoivent une délégation de la Banque mondiale et du FMI
Fin connaisseur de l’importance de la valeur ajoutée agricole, le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, avait estimé mi-avril que l’économie marocaine devrait enregistrer un taux de croissance entre 1,5% et 1,7% en 2022, au lieu d’une progression de 3,2%, comme prévu par la Loi de finances.
Lire aussi : Rabat : Akhannouch reçoit le haut-commissaire au plan
Ce constat plutôt optimiste intervenait quelques jours après la tenue de la réunion trimestrielle du Conseil de la banque centrale. Ce dernier avait jugé que la croissance de l’économie nationale devrait se situer à 0,7% en 2022. «Pâtissant de conditions climatiques particulièrement défavorables, la campagne agricole devrait enregistrer, selon les prévisions de Bank Al-Maghrib (BAM), une production céréalière autour de 25 millions de quintaux, et ce, après 103,2 millions de quintaux un an auparavant. La valeur ajoutée agricole devrait ainsi baisser de 19,8%, ramenant la croissance économique à 0,7% en 2022 après un rebond qui aurait atteint 7,3% en 2021», avait précisé la banque centrale.
Rebond attendu en 2023
Tous les organismes nationaux et internationaux tablent sur un redécollage économique l’année prochaine. En 2023, sous l’hypothèse d’une récolte moyenne de 75 millions de quintaux, la valeur ajoutée agricole augmenterait de 17%, portant la croissance à 4,6%, avait souligné BAM. De son côté, la BM anticipe un rebond à 4,3% pour l’économie marocaine en 2023. Enfin, dans son rapport semestriel sur les « Perspectives de l’économie mondiale », publié le 19 avril, le FMI anticipait une croissance de 4,6% pour le Maroc en 2023. L’institution de Bretton Woods prévoit, par ailleurs, une baisse du chômage à 11,1% en 2023. L’inflation devrait aussi retomber à 2,3% en 2023. Qui vivra verra…
Lire aussi : Flambée des prix : les explications de Fouzi Lekjaa
Le Maroc réactive jusqu’à fin décembre le soutien aux importations de blé tendre, avec une aide calculée selon les cours internationaux et un prix de référence.
Ilyasse Rhamir - 23 août 202610.000 ou 50.000 pertes d’emplois dans les centres d’appels ? Là où le patronat ne voit que 15%, le gouvernement craint un effondrement des TPME.
Sabrina El Faiz - 22 août 2026La liaison directe entre Israël et Marrakech reprend après près de trois ans d’interruption, avec deux vols hebdomadaires opérés par Arkia.
Ilyasse Rhamir - 19 août 2026Les exportations turques vers le Maroc ont progressé de 11,7% à fin juillet, malgré un recul marqué des ventes en juillet, à 277,5 millions de dollars.
Ilyasse Rhamir - 19 août 2026Le Maroc confirme sa dynamique aérienne en août avec 2,21 millions de sièges programmés, tandis que Royal Air Maroc et Casablanca renforcent leurs positions.
Ilyasse Rhamir - 19 août 2026Les achats marocains de sucre brut brésilien ont bondi de 138,3% en juillet à 91,6 millions de dollars, faisant du Maroc le deuxième marché du Brésil.
Ilyasse Rhamir - 19 août 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.
Sabrina El Faiz - 21 février 2026Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.
El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026