2022 : la croissance en panne

Avatar de Rédaction LeBrief

Temps de lecture :

Banque mondiale : les réformes renforcent les perspectives du MarocBanque mondiale (BM) © DR

A
A
A
A
A

L’année 2022 va enregistrer l’un des pires taux de croissance des dix dernières années si l’on exclut la parenthèse de récession en 2020. Ce mardi, la Banque mondiale (BM) a maintenu sa prévision de croissance pour le Maroc à 1,1% en 2022 contre 7,4% l’année dernière. Cette projection de la BM est en phase avec les perspectives sombres du Fonds monétaire international (FMI).

Les chiffres s’accumulent et se ressemblent. 2022 est une année à oublier pour la croissance de l’économie nationale. Annus horribilis, tel est le qualificatif pour un exercice qui souffre d’un tas de problèmes conjoncturels (déficit pluviométrique, explosion des prix des produits alimentaires et énergétiques, etc). Après les projections du Fonds monétaire international (FMI) présentées il y a un mois, celles de la Banque mondiale (BM) ont été dévoilées ce mardi. Les deux institutions de Bretton Woods s’accordent à dire que l’économie marocaine progressera de 1,1% seulement en 2022.

Lire aussi : Échanges extérieurs : les exportations et importations toujours en hausse

Croissance atone

Une croissance limitée à 1,1% doit donner du fil à retordre au gouvernement. Ce taux ne permettra pas d’atteindre les objectifs fixés, notamment en matière de création d’emplois. «Au Maroc, la croissance devrait accuser un net ralentissement à 1,1% en 2022, les effets conjugués de la sécheresse et de la guerre en Ukraine l’emportant sur la timide reprise du secteur des services», peut-on lire dans l’édition de juin du rapport sur « Les perspectives de l’économie mondiale ». Selon les experts de l’institution financière basée à Washington, le Maroc «subit une nouvelle période de grave sécheresse qui pénalisera la production agricole».

Lire aussi : Nadia Fettah Alaoui et Abdellatif Jouahri reçoivent une délégation de la Banque mondiale et du FMI

Fin connaisseur de l’importance de la valeur ajoutée agricole, le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, avait estimé mi-avril que l’économie marocaine devrait enregistrer un taux de croissance entre 1,5% et 1,7% en 2022, au lieu d’une progression de 3,2%, comme prévu par la Loi de finances.

Lire aussi : Rabat : Akhannouch reçoit le haut-commissaire au plan

Ce constat plutôt optimiste intervenait quelques jours après la tenue de la réunion trimestrielle du Conseil de la banque centrale. Ce dernier avait jugé que la croissance de l’économie nationale devrait se situer à 0,7% en 2022. «Pâtissant de conditions climatiques particulièrement défavorables, la campagne agricole devrait enregistrer, selon les prévisions de Bank Al-Maghrib (BAM), une production céréalière autour de 25 millions de quintaux, et ce, après 103,2 millions de quintaux un an auparavant. La valeur ajoutée agricole devrait ainsi baisser de 19,8%, ramenant la croissance économique à 0,7% en 2022 après un rebond qui aurait atteint 7,3% en 2021», avait précisé la banque centrale.

Rebond attendu en 2023

Tous les organismes nationaux et internationaux tablent sur un redécollage économique l’année prochaine. En 2023, sous l’hypothèse d’une récolte moyenne de 75 millions de quintaux, la valeur ajoutée agricole augmenterait de 17%, portant la croissance à 4,6%, avait souligné BAM. De son côté, la BM anticipe un rebond à 4,3% pour l’économie marocaine en 2023. Enfin, dans son rapport semestriel sur les « Perspectives de l’économie mondiale », publié le 19 avril, le FMI anticipait une croissance de 4,6% pour le Maroc en 2023. L’institution de Bretton Woods prévoit, par ailleurs, une baisse du chômage à 11,1% en 2023. L’inflation devrait aussi retomber à 2,3% en 2023. Qui vivra verra…

Lire aussi : Flambée des prix : les explications de Fouzi Lekjaa

JEUX Nouveau
🎯 Mot du Jour chargement...

Devine le mot français du jour et apprends son équivalent en Darija 🇲🇦

Appuie sur Entrée pour jouer avec ton essai déjà rempli !

Dernier articles
Les articles les plus lu
Casablanca : recul des prix de la viande bovine au marché de gros

A Casablanca, les prix de la viande bovine ont reculé de trois dirhams le kilo au marché de gros entre le 1er et le 8 juillet. La viande ovine baisse aussi légèrement.

Rédaction LeBrief - 8 juillet 2026
Le Maroc, nouvel « État connecteur » dans un monde fragmenté ?

Le Maroc, nouvel « État connecteur », tire profit des recompositions économiques mondiales, mais doit renforcer la productivité pour maintenir sa croissance. Les détails.

El Mehdi El Azhary - 8 juillet 2026
Casablanca accueille trois grands salons internationaux dédiés au plastique, à l’emballage et au recyclage

FEIP 2026, PACK EXPO et Global Green Plast réuniront à Casablanca plus de 320 exposants de 32 pays pour promouvoir innovation, recyclage et industrie durable.

Mouna Aghlal - 8 juillet 2026
Peugeot 308 : design affirmé, technologies de pointe et plaisir de conduite au rendez-vous

La nouvelle Peugeot 308 se réinvente avec un design modernisé, des technologies avancées, un confort renforcé et une motorisation diesel pensée pour le marché marocain.

Mouna Aghlal - 8 juillet 2026
Le Crédit Agricole du Maroc et Visa scellent un partenariat stratégique de long terme

Le Crédit Agricole du Maroc et Visa ont signé, ce mardi 7 juillet, un accord de partenariat de long terme destiné à accélérer la transformation…

Wissal Bendardka - 7 juillet 2026
L’ONEE lance l’appel d’offres pour la station de transfert d’énergie par pompage « El Menzel », d’une capacité de 362 mégawatts

L'ONEE lance un appel d'offres international pour la STEP « El Menzel » (362 MW) près de Séfrou, renforçant le stockage énergétique et la transition électrique nationale.

Wissal Bendardka - 7 juillet 2026
Voir plus
Le Made in Morocco est-il en danger ?

Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.

Sabrina El Faiz - 14 mars 2026
Viandes, poissons : la danse des prix ramadanesques

Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !

Sabrina El Faiz - 7 mars 2026
Indemnités CNSS 2025 : nouveaux plafonds et conditions d’exonération

Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.

Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025
Pilotage énergétique : pourquoi la data est un levier de compétitivité pour les entreprises ?

Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.

Rédaction LeBrief - 13 mars 2026
Ramadan 1447 : la grande bataille des dattes

Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.

Sabrina El Faiz - 21 février 2026
Crise au Moyen-Orient : vers une hausse de la facture d’électricité au Maroc ?

Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.

El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026
pub

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire