Le Maroc impose la TVA aux plateformes numériques étrangères
Netflix © DR
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Le Maroc franchit une nouvelle étape dans l’encadrement de son économie numérique. Depuis le 11 juin 2026, les entreprises étrangères proposant des services numériques aux consommateurs marocains sont tenues de respecter de nouvelles obligations fiscales, même lorsqu’elles ne disposent d’aucune implantation physique dans le Royaume.
Ce dispositif concerne notamment les grandes plateformes internationales telles que Netflix, Google, Meta, Spotify, Airbnb ou encore Uber. Désormais, ces sociétés doivent s’immatriculer auprès de la Direction générale des impôts (DGI), déclarer les revenus générés sur le marché marocain et s’acquitter de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
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Une procédure entièrement dématérialisée
Les nouvelles dispositions prévoient que chaque entreprise concernée obtienne un identifiant fiscal marocain via la plateforme électronique SIMPL. Elle devra ensuite transmettre une déclaration de TVA tous les trois mois et effectuer le règlement correspondant avant la fin du premier mois suivant chaque trimestre.
Les opérateurs sont également appelés à conserver un historique détaillé des opérations réalisées avec les clients marocains. Ces documents pourront être sollicités par l’administration fiscale dans le cadre d’éventuels contrôles ou vérifications.
Afin d’accompagner les entreprises dans cette démarche, la DGI a publié un guide numérique détaillant les différentes étapes d’inscription, de déclaration et de paiement via la plateforme SIMPL.
Cette réforme s’inscrit dans la volonté des autorités d’adapter le système fiscal à l’essor des services numériques. L’objectif est de soumettre les acteurs internationaux aux mêmes règles que les entreprises établies au Maroc, de renforcer l’équité fiscale et d’élargir les recettes de l’État grâce à la taxation des prestations numériques fournies depuis l’étranger.
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