La collecte d’assurance vie se ressaisit

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Les placements des Marocains en assurance-vie ont poursuivi leur baisse en mai. Mais, la bonne nouvelle est que le repli est moins violent que les mois précédents. Le choc de la pandémie sur la situation financière des ménages et la diminution des interactions avec les institutions financières à cause du confinement ont fait plonger les cotisations de 22% en février, 17% en mars et 20% en avril. La baisse s’est limitée à 1,2% en mai. Au total, les compagnies ont collecté 1,8 milliard de DH dont 1,5 milliard de DH pour les produits Épargne (en baisse de 4,3%). Un montant de 200 millions de DH, en recul de 5,5%, a été placé dans les contrats Décès.
En revanche, les versements sur les supports unités de compte continuent de cartonner: +58% en mai après une hausse moyenne de 107% les trois mois précédents. Ces produits sont plus risqués et commercialisés auprès d’une clientèle avisée. La prise de risque est récompensée par des rendements plus intéressants. Les pertes peuvent être aussi importantes en fonction des supports d’investissement. Ces supports sont conseillés pour les placements longs termes (au-delà de 10 ans) ou bien pour les spéculateurs avertis.
Un moindre mal pour les assureurs
La crise du coronavirus et ses dégâts dans le tissu productif et sur l’emploi ont mis en évidence l’importance de l’épargne pour faire face aux coups durs de la vie. Cette prise de conscience bénéficierait aux assureurs. Pour l’instant, la crise a permis aux compagnies d’expérimenter de nouveaux modes d’interactions avec les assurés. Elle va aussi entrainer une accélération de l’innovation notamment dans la branche non-vie pour quelque part aussi limiter la fraude qui coûte plusieurs milliards de DH aux assureurs chaque année. Justement sur le segment non-vie, les primes émises en mai ont baissé de 8,3% à 1,7 milliard de DH. L’assurance auto est en repli de 9,7% à 814 millions de DH. Les primes accidents corporels sont en hausse de 8,4% à 429 millions de DH.
Les syndicats du BPO de France, du Maroc et de Tunisie se réunissent le 21 juin à Casablanca pour débattre de l’IA, de l’emploi et des nouvelles contraintes réglementaires.
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