Enseignants contractuels : seule une intégration dans la fonction publique mettra fin à leur grève

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Le dialogue social lancé depuis plusieurs semaines par le ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports avec lessyndicats représentant les enseignants contractuels est loin de satisfaire les attentes de la Coordination de ces derniers. En effet, la Coordination nationale des enseignants-cadres (CNEC) des Académies régionales de l’éducation et de la formation (AREF)a martelé une nouvelle fois que toute négociation est inutile si elle n’aboutit pas sur une intégration de ses membres dans la fonction publique. Cette déclaration, datée du mardi 15 mars, intervient alors que la tutelleprévoit d’échanger davantage avec les cinq centrales syndicales les plus représentatives du secteur sur la mise en place d’un statut unifié des fonctionnaires de l’Éducation nationale.
Outre son refus de participer au dialogue social, la CNEC s’est également dite contre une contribution àl’élaboration du nouveau statut unifié pour les enseignants. Selon elle, ce statut ne fera qu’accentuer les disparités entre les enseignants contractuels et ceux relevant du ministère de tutelle.
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Troubles judiciaires
S’adressant à la presse nationale, Mohamed Bousrid, membre de la Commission chargée des médias relevant de la CNEC, a de son côté lancé : «si le ministère de l’Éducation nationale est réellement animé de bonnes intentions, il n’a qu’à intervenir auprès du gouvernement pour abandonner les poursuites judiciaires à l’encontre des enseignants et annuler les jugements déjà prononcés à leur encontre». Ce dernier fait référence au verdict, prononcé jeudi dernier par le tribunal de première instance de Rabat, qui a condamné 44 professeurs contractuels àdeux mois de prison avec sursis et à une amende de 1.000 DH chacun. Le jour même, l’enseignante Nezha Majdi, qui avait accusé certains éléments des forces de l’ordre de l’avoir “harcelée sexuellement”, a écopé de trois mois de prison pour “insulte à un corps organisé”.
Rappelons que cesenseignants ont tous été poursuivis et accusés de “violation de l’état d’urgence sanitaire”, “coups et blessures et injures à l’encontre des membres des forces de l’ordre” et “participation à une manifestation non autorisée”.
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Nouvelle prolongation de la grève
Rejetant le dialogue social et exigeant la libération de ses membres, la Coordinationa annoncé une nouvelle prolongation des grèves entamées depuis le 28 février ainsi que l’organisation de rassemblements régionaux et de sit-in. En protestation contre la «sourde oreille» du gouvernement face à ses revendications, la CNEC souligne qu’une nouvelle grève sera observée du 23 au 26 mars. Elle seraaccompagnée d’autres activités de protestation, notamment des manifestationsle 6 avril prochain devant les tribunaux, où auront lieu les procès des enseignants contractuels. Dans son communiqué de presse, cette dernière dénonce aussi les prélèvements sur les salaires des enseignants-cadres, qui ont atteint 1.500 DH pour certains d’entre eux.
Face à la (nouvelle) détérioration de la situation entre le département de Chakib Benmoussa et des enseignants contractuels, la Fédération nationale des associations de parents d’élèves a exprimé ses préoccupations quant au sort des apprenants. Elle a condamné dans un communiqué de presse «l’insouciance par rapport au programme scolaire des élèves, suite aux grèves incessantes des enseignants contractuels». Dans sa missive, la Fédération indique que les parents des élèvesdénoncent «une atteinte au droit des élèves à l’enseignement» et réclame une intervention urgente de la tutelle. Elle appelle enfin à l’ouverture d’un dialogue sérieux et responsable pour résoudre cette crise, tout en priant les autorités compétentes de «prendre des mesures urgentes pour soutenir les élèves et rattraper les cours perdus».
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