Tomates : protestations des agriculteurs français contre la concurrence marocaine
Image d'illustration © DR
A
A
A
A
Des agriculteurs ont organisé des actions de protestation le vendredi pour étiqueter les tomates marocaines dans plusieurs grandes surfaces en France, dont Agen, Rennes, Brest et Avignon. Leur objectif était de mettre en lumière ce qu’ils considèrent comme une « concurrence déloyale », qui serait, selon eux, causée par la surabondance de produits marocains sur les étals.
Les producteurs de tomates dénoncent une « situation largement favorisée par des accords douaniers inopérants » et par « une législation sur l’information de l’origine des fruits et légumes largement insuffisante », dans un communiqué de l’organisation Légumes de France, association spécialisée de la FNSEA.
Dans le Lot-et-Garonne, une poignée de producteurs ont apposé des autocollants « Maroc » sur les tomates en vente à Intermarché à Bon-Encontre. Selon Nathalie Binda, agricultrice du Lot-et-Garonne, il faudrait « sensibiliser le consommateur et mettre en avant la production française », elle déclare regretter l’origine des tomates cerises soit « marquée en tout petit sur le côté de la barquette ».
Lire aussi : Comment le Maroc déstabilise la tomate espagnole
Des tomates moins chères
Les producteurs ont critiqué le coût de la main-d’œuvre marocaine, beaucoup moins élevé que celui en France. À Brest, une vingtaine d’agriculteurs ont mené une action similaire, tout comme une dizaine d’autres à Rennes. Ils ont apposé des étiquettes « Origine Maroc » sur les barquettes de tomates pour attirer l’attention sur l’origine des produits.
Ronan Collet, président de la section légumes de la FDSEA 35, a également critiqué l’accord de libre-échange entre l’Europe et le Maroc, qui permet à ce pays d’exporter des tomates en Europe avec des droits de douane très bas, ce qui, selon lui, aggrave la concurrence pour les producteurs français.
Les syndicats du BPO de France, du Maroc et de Tunisie se réunissent le 21 juin à Casablanca pour débattre de l’IA, de l’emploi et des nouvelles contraintes réglementaires.
El Mehdi El Azhary - 18 juin 2026À Merzouga, experts et décideurs débattent des priorités de l’IA au Maroc, entre souveraineté, accès à la data, cybersécurité et cadre réglementaire.
Ilyasse Rhamir - 18 juin 2026La campagne agricole 2025/2026 au Maroc est marquée par le rebond des fruits rouges, des agrumes et de l’olivier grâce au retour des pluies.
Mouna Aghlal - 18 juin 2026À Merzouga, experts et décideurs identifient les priorités pour accélérer l’IA au Maroc, entre souveraineté, accès à la data, cybersécurité et régulation.
Ilyasse Rhamir - 18 juin 2026À Merzouga, la ministre Amal El Fallah Seghrouchni lance le Rally IA Future Lab, réunissant 1.000 talents pour accélérer l’intelligence artificielle au Maroc.
Ilyasse Rhamir - 17 juin 2026La campagne céréalière 2026 affiche de bons rendements. La production est estimée à 90 millions de quintaux, portée par des pluies abondantes et des mesures de soutien.
El Mehdi El Azhary - 16 juin 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.
Sabrina El Faiz - 21 février 2026Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.
El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026