Taxe carbone : un levier stratégique pour l’évolution écologique au Maroc
Taxe carbone illustration © DR
A
A
A
A
L’introduction d’une taxe carbone représente un tournant stratégique dans l’engagement écologique du Maroc. Dans sa récente publication «Flash Strategy», BMCE Capital Global Research (BKGR) souligne que, bien qu’imparfaite, cette mesure constitue un outil essentiel pour la transition énergétique du pays.
La taxe carbone, qui repose sur le principe du «pollueur-payeur», vise à réduire les émissions de CO2 tout en consolidant les finances publiques. Avec une contribution potentielle de +0,8% au PIB, elle s’inscrit dans une vision stratégique de développement durable. BKGR rappelle que cette taxe, prévue initialement dans la loi de finances 2025, pourrait être reportée à 2026 afin d’assurer une mise en œuvre optimale.
Cependant, plusieurs défis doivent être relevés. Les industries à forte émission de carbone risquent de voir leurs coûts opérationnels augmenter, compromettant leur compétitivité sur le marché international. Par ailleurs, la perception publique de cette taxe demeure complexe, notamment pour les ménages à faible revenu, susceptibles de subir les hausses de coûts énergétiques.
Lire aussi : Taxe carbone européenne : une perte de 25 milliards de dollars par année pour l’Afrique
Pour surmonter ces obstacles, BKGR insiste sur la nécessité de mesures d’accompagnement, telles que des campagnes d’information et des dispositifs compensatoires comme des crédits d’impôt ou des subventions. Ces actions visent à garantir une transition équitable et une adhésion sociale accrue.
Cette démarche s’intègre dans la stratégie climatique ambitieuse du Maroc à l’horizon 2030, articulée autour de trois axes : un marché financier intégré, la promotion des investissements verts et l’innovation financière, incluant les Fintechs et les marchés de carbone.
L’introduction de la taxe carbone devrait également encourager l’innovation dans les énergies renouvelables et renforcer des pratiques industrielles durables. Le Maroc, fort de réalisations telles que le projet Noor Ouarzazate, confirme son engagement à orienter son mix énergétique vers des ressources renouvelables, plus économiques et respectueuses de l’environnement.
Ainsi, la taxe carbone représente une étape cruciale pour le Maroc, à condition d’être intégrée dans une vision globale, équilibrant les impératifs économiques, sociaux et environnementaux.
Premier au classement industriel africain de la Banque africaine de développement, le Maroc cherche désormais à convertir cette avance en croissance durable.
Ilyasse Rhamir - 1 juillet 2026Les syndicats du transport routier de marchandises menacent d'une grève nationale si le gouvernement tarde encore à verser une nouvelle aide au carburant.
El Mehdi El Azhary - 1 juillet 2026Les produits agricoles restent les plus taxés à l’importation, tandis que les équipements industriels bénéficient d’un régime douanier plus favorable au Maroc.
Ilyasse Rhamir - 1 juillet 2026Pour le Maroc, et plus particulièrement pour l'OCP, cette dernière avancée illustre la place prise par le groupe dans les grands équilibres agricoles mondiaux.
Rédaction LeBrief - 30 juin 2026Le Maroc réaffirme à Abuja son soutien à la ZLECAf et appelle à accélérer l'intégration économique africaine pour stimuler le commerce et l'investissement.
Mouna Aghlal - 30 juin 2026Face à la concurrence chinoise, Stellantis redéfinit sa stratégie mondiale et fait du Maroc un hub industriel pour soutenir sa croissance à l'horizon 2030.
Sabrina El Faiz - 30 juin 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.
Sabrina El Faiz - 21 février 2026Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.
El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026