Réforme du métier d’avocat : consensus pour revoir l’âge d’accès
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Les groupes parlementaires, qu’ils appartiennent à la majorité ou à l’opposition, ont convergé vers une même position : revoir certaines dispositions du projet de loi encadrant la profession d’avocat. Réunis en commission de la Justice en présence du ministre Abdellatif Ouahbi, les députés ont insisté sur la nécessité d’assouplir les conditions d’accès, en particulier celles liées à l’âge et à l’égalité des chances.
Au cœur des discussions, la limite fixée à 40 ans a suscité de vives critiques. Plusieurs élus ont plaidé pour un relèvement à au moins 45 ans, estimant que cette contrainte pourrait pénaliser des profils ayant connu des parcours académiques ou professionnels atypiques. Certains ont également pointé un risque de discrimination, en contradiction avec les principes constitutionnels garantissant l’accès équitable à l’emploi.
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Un équilibre à trouver entre exigence et équité
Le débat s’est aussi étendu à l’exigence d’un diplôme de master pour exercer. Si une partie des députés y voit un levier pour renforcer la qualité de la formation juridique, d’autres redoutent une barrière supplémentaire pour les candidats. La question des conditions physiques a, elle aussi, suscité des interrogations quant à son impact sur les personnes en situation de handicap.
Concernant la création d’un institut dédié à la formation des avocats, les avis divergent. Tandis que certains saluent une avancée structurante, d’autres craignent un chevauchement avec les instances professionnelles existantes.
En réponse, le ministre de la Justice s’est montré ouvert aux amendements, affirmant que la sélection par concours restera le principal critère d’évaluation. Il a également annoncé l’ouverture prochaine de l’institut à Tanger, avec une formation de deux ans combinant pratique et éthique.
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