Rabat : organisation d’un coloque sur les enjeux juridiques et politiques des élections législatives de 2026

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Élections 2026 : qu’est-ce qui change vraiment ?Un électeur glisse son bulletin de vote dans une urne © DR

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Les enjeux juridiques et politiques des prochaines élections législatives ont été au centre d’un colloque organisé, mercredi à Rabat, sous le thème « Les élections législatives de 2026 : lois et enjeux de représentativité et de participation ».

Cette rencontre, organisée à l’initiative des filières de droit public aux Facultés des sciences juridiques, économiques et sociales (FSJES) d’Agdal et de Souissi, en partenariat avec le laboratoire de droit public et sciences politiques et l’équipe de recherche sur la performance politique et constitutionnelle, se veut un espace de débat et d’analyse combinant approches de science politique et de droit constitutionnel et expertise sur le terrain.

Dans une allocution lue au nom du président de l’Université Mohammed V (UM5) de Rabat, le professeur Mohamed Benhamou a affirmé que le processus électoral au Maroc a accumulé une expérience institutionnelle distinguée en matière de gestion du pluralisme depuis les premières législatives de 1963, jusqu’à l’étape phare de l’adoption de la constitution de 2011.

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Benhammou a estimé que les élections de 2026, loin d’être un simple rendez-vous électoral, s’annoncent comme une halte importante reflétant la profondeur de la relation entre la société et l’Etat, notant que le citoyen, « quand il exprime sa voix aux urnes, ne choisit pas seulement une personne mais place sa confiance dans l’Etat et les institutions ».

Pour sa part, le doyen de la FSJES – Agdal, Hassan Zouiri, a fait observer que le débat actuel autour des élections revêt une importance capitale compte tenu des enjeux liés au développement du cadre juridique, au renforcement de l’efficience des institutions élues, et à l’amélioration des conditions de participation politique sur la voie du parachèvement des grands chantiers de réforme.

Il a, dans ce sens, relevé que l’université est appelée à accompagner cette dynamique à travers une analyse scientifique critique et une production de connaissances solides pour contribuer à rationaliser la décision publique et à améliorer la législation, mettant en avant l’esprit de travail commun entre les établissements universitaires en la matière.

De son côté, le vice-doyen de la FSJES- Souissi, Abdelaziz Karaki, a indiqué que les échéances de 2026 sont prévues dans un contexte marqué par des nouveautés juridiques et politiques importantes, notant que les élections au Maroc ont toujours constitué une occasion idoine pour actualiser et améliorer l’arsenal juridique.

Ce colloque, a-t-il insisté, représente un espace pour l’évaluation politique de l’expérience marocaine, soulignant la nécessité d’asseoir une école de pensée dans la science politique et le droit constitutionnel dotée de mécanismes d’évaluation scientifique, à même de présenter des réponses approfondies aux phénomènes politiques en phase avec la logique de la pratique partisane.

Un pont entre l’université et le champ politique

Dans le même sillage, le chef de la filière du Droit public et Sciences politiques à la FSJES Agdal, Jaouad Ennouhi, a souligné que cette rencontre ambitionne de jeter des ponts entre l’université et le champ politique, notant que l’université marocaine contribue de manière efficace à l’analyse du processus électoral sous les prismes sociologique et juridique, ainsi que sous l’angle des politiques publiques.

Ennouhi a, par ailleurs, fait observer que les universités marocaines ont accompagné les échéances électorales depuis les années 60, mettant l’accent sur la nécessité pour la sphère universitaire de consolider son capital de connaissances sur la chose électorale, à même de garantir la diversité des approches et de favoriser un débat académique enrichissant la scène nationale.

Quant au chef de filière du Droit public et Sciences politiques à la FSJES Souissi, Ahmed El Bouz, il a plaidé pour une analyse plus approfondie des fonctions constitutionnelles et politiques des élections, affirmant que l’échéance de 2026 s’inscrit dans une dynamique de démocratie représentative dans un contexte de débat renouvelé sur l’efficacité de la médiation partisane.

L’enjeu actuel réside dans la capacité des institutions élues à répondre aux attentes des citoyens, notamment les jeunes, a-t-il estimé.

Lire aussi : Une campagne nationale pour booster l’inscription électorale

Dans la même veine, le président de l’Association marocaine de sciences politiques, Abdelhamid Benkhattab, a fait remarquer que les prochaines échéances électorales sont prévues dans un contexte de mutations profondes soulevant de nombreuses interrogations ayant trait, principalement, à la représentation politique.

Les lois électorales ne sont pas de simples instruments techniques, mais renvoient à des conceptions déterminées au sein du système politique, a souligné Benkhattab.

Ce conclave a pour objectif de présenter une lecture scientifique croisée du processus des élections législatives au Maroc et d’analyser les enjeux des échéances de 2026, à travers l’examen du lien entre les lois électorales et leurs fonctions dans la promotion de la représentation démocratique, ainsi que leurs rôles dans la régulation de la gestion du pluralisme partisan.

Cette rencontre, qui connaît la participation d’enseignants-chercheurs et d’acteurs politiques, ambitionne également d’analyser le contexte politique et institutionnel lié aux préparatifs des élections de 2026, d’évaluer le cadre juridique régissant l’opération électorale et de débattre de l’impact des mutations sociétales et numériques sur le comportement politique et l’intégrité des élections.

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