Liberté économique : le Maroc arrive en 97e place dans le classement mondial
Photo d'illustration © DR
A
A
A
A
D’après le think-tank américain, The Heritage Foundation, le Maroc s’est classé au 97e rang mondial dans l’indice de liberté économique pour l’année 2023, avec un score total de 58,4 points. Il est suivi par la Mauritanie (117e rang), la Tunisie (132e rang), l’Égypte (151e rang), et l’Algérie (168e rang).
Ce classement se base sur 12 facteurs quantitatifs, regroupés en quatre grandes catégories. Il s’agit notamment de l’État de droit, de la prépondérance du gouvernement, de l’efficacité réglementaire et des marchés ouverts.
Selon la même source, le score total qu’a eu le Royaume en 2023, est inférieur de 0,8 point à celui de l’an dernier. Dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), le pays est classé 7e sur 14 pays. Son score global se situe approximativement dans la moyenne mondiale.
En outre, les auteurs du rapport expliquent que les progrès graduels, mais notables du Maroc sont dus en partie aux réformes économiques qui ont encouragé le dynamisme du secteur privé. Aussi, la compétitivité s’est améliorée dans le pays et la base productive s’est diversifiée. Néanmoins, certains défis restent à relever et nécessiteront des réformes institutionnelles plus profondes. Et de noter que le marché du travail n’est pas flexible et qu’une grande partie de la main-d’œuvre reste marginalisée dans le secteur informel.
État de droit faible au Maroc
Le rapport se penche ensuite sur les règles de loi dans le pays. Il relève que l’État de droit général est faible au Maroc et que le score du pays en matière de droits de propriété est supérieur à la moyenne mondiale (57,1). Quant au score en matière d’efficacité judiciaire, il reste inférieur à la moyenne mondiale (32,8). En ce qui concerne le score de l’intégrité gouvernementale, le rapport estime qu’il est inférieur à la moyenne mondiale (38,7).
S’agissant du poids du gouvernement au Royaume, le rapport est revenu sur les taux d’imposition qui sont l’un des plus élevés pour les particuliers et les sociétés, respectivement de 38% et de 31%. La pression fiscale, de son côté, équivaut à 28,4% du PIB. Les moyennes triennales des dépenses publiques et du solde budgétaire sont respectivement de 30,5 % et de – 5,5 % du PIB, alors que la dette publique équivaut à 68,9 % du PIB.
Stabilité monétaire maintenue
En ce qui concerne l’efficacité réglementaire au Maroc, les auteurs du rapport estiment que les procédures de création et d’enregistrement des entreprises privées ont encore été simplifiées (liberté d’entreprise 65,3 pts). Quant au coût de la satisfaction des exigences en matière de licences, il est encore relativement élevé. Aussi, la même source indique que la rigidité du marché du travail continue de décourager la croissance dynamique de l’emploi (liberté de travail 47,6 pts). Pour sa part, la stabilité monétaire a été maintenue avec une inflation relativement modeste (liberté monétaire 78,3 pts).
Enfin, concernant les marchés ouverts, les auteurs du rapport font savoir que le taux de droit moyen pondéré en fonction des échanges est de 12,8% (liberté de commerce 64,4 pts). Les investisseurs étrangers et nationaux sont généralement traités sur un pied d’égalité en vertu de la loi (liberté d’investissement 65 pts). Quant au secteur financier concurrentiel, il continue de croître et offre une gamme d’options de financement, tandis que la bourse ne limite pas la participation étrangère (liberté financière 70 pts).
Le Maroc peut créer plus d’emplois en développant la transformation agroalimentaire, la logistique et la chaîne du froid, plutôt que les exportations de produits frais.
El Mehdi El Azhary - 6 juillet 2026La CGEM engage une profonde réforme de sa gouvernance sous Mehdi Tazi afin de renforcer sa représentativité et d'accompagner les ambitions économiques du Maroc.
Mouna Aghlal - 6 juillet 2026L'ONDA lance un projet de 300 MDH pour moderniser l'aéroport Mohammed V de Casablanca, avec une refonte architecturale, logistique et une meilleure expérience passager.
El Mehdi El Azhary - 6 juillet 2026Festivals marocains, enquête sur un investissement à haut risque. Coûts de production, cachets d'artistes et logistique VIP. Tout savoir sur les finances de vos soirées estivales.
Sabrina El Faiz - 4 juillet 2026Renault Group Maroc nomme Pierre-Edward Dutheillet à la tête de Renault Digital Maroc pour accélérer sa transformation numérique et renforcer ses systèmes d'information.
Mouna Aghlal - 3 juillet 2026Le gouvernement prépare un décret encadrant le raccordement des installations d'électricité verte aux réseaux de distribution afin de faciliter leur intégration.
El Mehdi El Azhary - 3 juillet 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.
Sabrina El Faiz - 21 février 2026Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.
El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026