L’IA au cœur de la nouvelle dynamique économique marocaine
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Le 10ᵉ Congrès de l’Ordre des Experts-Comptables a été l’occasion, jeudi à Rabat, de mettre en lumière les transformations profondes que l’intelligence artificielle (IA) impose à l’économie marocaine. Le Haut-Commissaire au Plan, Chakib Benmoussa, a appelé à une appropriation large et inclusive de cette technologie, soulignant son potentiel pour accélérer la mutation des secteurs productifs et renforcer la compétitivité nationale.
Selon Benmoussa, l’IA constitue une révolution « sans précédent », capable de créer de nouvelles dynamiques d’activité tout en exposant un quart des professions à l’automatisation, notamment celles liées à l’expertise administrative et technique. Il insiste toutefois : les métiers ne disparaîtront pas, mais seront profondément transformés, avec une interaction homme-machine devenue centrale.
Former aux compétences de l’IA : un impératif national
La formation, initiale comme continue, apparaît comme le levier essentiel pour préparer cette transition. Le Haut-Commissariat au Plan finalise d’ailleurs une base de données dédiée à l’analyse prospective des compétences affectées par l’IA.
Les défis financiers ont également été évoqués. Brahim Benjelloun Touimi, président du Conseil d’Administration de la Bourse de Casablanca, a mis en avant le rôle stratégique de la transparence et de l’accès aux marchés de capitaux pour financer les grandes transitions énergétique, digitale et industrielle.
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Pour sa part, Adil Douiri, président de Mutandis et de CFG Bank, a rappelé que l’IA est avant tout une « révolution du hardware » nécessitant un investissement massif dans la formation d’ingénieurs et de mathématiciens.
Ces échanges illustrent l’urgence d’une stratégie intégrée combinant innovation, développement des talents et durabilité pour permettre au Maroc de saisir pleinement les opportunités de l’IA.
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