Le RNI se positionne pour le prochain gouvernement et acte sa deuxième place
Mohamed Chaouki, président du Rassemblement national des indépendants (RNI), lors des travaux de la session extraordinaire du Conseil national du parti à Rabat, le 3 octobre 2026 © RNI
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Réuni ce samedi 3 octobre à Rabat en session extraordinaire, le Conseil national du Rassemblement national des indépendants (RNI) a fixé sa ligne après les dernières élections législatives. Le parti, qui a enregistré un recul électoral après cinq années aux commandes du gouvernement, affirme rester une « véritable force politique » et se dit désormais disponible pour participer au prochain gouvernement.
Le message est posé noir sur blanc dans le neuvième et dernier point du communiqué final : le RNI se déclare « disponible à participer au gouvernement » et mandate son président, Mohamed Chouki, pour conduire les discussions relatives à cette participation, « conformément à ce qu’exige l’intérêt national ».
Une position qui intervient alors que le Parti authenticité et modernité (PAM) est arrivé en tête des dernières législatives. Le RNI prend acte de ce nouveau rapport de forces et adresse officiellement ses félicitations au PAM pour sa première place. Le Conseil national dit également réaffirmer son « respect de la volonté des électeurs et des résultats issus des urnes ».
Le parti va plus loin en saluant la nomination de Fatima Zahra El Mansouri à la tête du gouvernement. Le Conseil national félicite la dirigeante du PAM pour la « haute confiance royale » dont elle a bénéficié et affirme son respect du choix démocratique ainsi que des dispositions constitutionnelles. Il y voit également une illustration de la place accordée à la femme marocaine.
Pour le RNI, il n’est donc pas question de contester le nouveau paysage politique issu des urnes. Mais pas davantage de disparaître du prochain exécutif. Après cinq années de gestion gouvernementale, le parti revendique toujours un rôle dans la prochaine majorité et confie à Mohamed Chouki le soin d’en négocier les contours.
Cette volonté de rester aux affaires est accompagnée d’un bilan largement défendu par le Conseil national. Dans son rapport politique, Mohamed Chouki a mis en avant les réformes et les projets structurants engagés sous le gouvernement de Aziz Akhannouch. Le document insiste notamment sur la consolidation de l’Etat social, la résilience de l’économie nationale et l’amélioration, selon le parti, de plusieurs indicateurs de développement humain.
Le RNI reconnaît toutefois explicitement le « recul enregistré » lors des dernières élections. Une reconnaissance immédiatement accompagnée d’un argument politique : malgré cette baisse, les résultats démontreraient que le parti conserve une capacité de résistance et demeure une force politique nationale.
Le communiqué attribue une partie de cette situation au coût politique inhérent à cinq années de gestion gouvernementale. Le Conseil national évoque ainsi les « effets et le coût politique » de cette période, tout en appelant les militants à tirer les enseignements de la séquence électorale.
Le parti a également salué l’action de ses ministres et parlementaires durant la précédente législature, ainsi que la gestion de la majorité par Aziz Akhannouch. Le Conseil national loue notamment l’esprit de responsabilité du chef du gouvernement sortant et ses efforts pour préserver la cohésion de la majorité.
Le communiqué revient enfin sur le déroulement des législatives, dont le RNI salue le climat positif, présenté comme une nouvelle étape du processus démocratique du Royaume.
Après avoir reconnu la première place du PAM et salué la nomination de Fatima Zahra El Mansouri, le RNI trace donc sa propre ligne : respecter le verdict des urnes, défendre son bilan, tirer les leçons de son recul électoral et surtout rester dans la course gouvernementale. La balle est désormais dans le camp de Mohamed Chouki, chargé d’ouvrir les discussions au nom du parti.
La législature 2021-2026 s’achève avec 247 projets de loi et 388 propositions non adoptés, ainsi que 12.222 questions sans réponse du gouvernement.
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